‹ L'AmériqueChapitre 76 sur 113 · II. Gh'OGRAPniE POLITIQUE · texte numérisé non relu

II. Gh'OGRAPniE POLITIQUE

La Guyane est partagée entre les Espagnols, les Anglais, les Hollandais, les Français.

lo La Guyane espagnole forme la province de Gnyana, Venezuela.

2® La Guyane anglaise, bornée à Test par le Corentyn, à l'onest par VOrénoqutj a 2212'i3 kilom. car. 61217038 hab. (1,2 par kilom. car.). Elle est divisée en trois contrées : Berbice, Démérari, Essequibo ; elle est administrée par un gouverneur assisté d'un co)iseil de dix membres. Les villes principales sont Georgetown, à l'embouchure de la Demerara (30000 hab,), la Nouvelle-Ain>iterdnm (7 000 hab.).

30 La Guyane hollandaise, entre le Corentyn et le Maroni, a 1 19 321 kil. car. et 74141 hab., est très fertile, grâce aux travaux de défrichement, d'endiguement et d'irrigation. Elle est partagée en dix districts et administrée par un gouverneur général. La capitale est Paramaribo, sur le Surinam, rivière dont le nom sert souvent à désigner la colonie.

40 La Guyane française, dont la frontière est mal déterminée au sud (les uns disent VOyay'ik, les autres VAraguary), renferme 121 413 kilom. car.

AMÉBIQUB DU SUD.

et 25196 bab. (O^â par kilam, car.^). Elle est ^ijinitiiâlréc par un gouver~ neitr qui a sous ses ordres ud commandait^ mflimire, mi tjrdcnin«/««r, UQ drreçi^ur de i'mtèrietLr, un efte/" fiu lèervke judiciaire^ un dircc^ewr dej pénitenciers; il er>t assi^lé d'un conseil privé. La cûlonie se divise en i4 qnarîien^ chacuu a nn comaimaire commandanl^ et un commissaire lieutenant; Cayenne a un vifiire, deux adjQÙii& et neuf conseillers munici^ l»n\LX, tous aaramés par \& f^iiuvemeur. — La C3i»itale est Cayenne, dana une lie à l'embouchure de VOi/a/lr, 845îî hab.; Tilles princi pales Sinn^ttma'y, i 309 h.; .Miha, 1 tibS liai». ; Hottra^ i 134 h. ; Aitprouatjue, 1 044 b. ; MacQuria^ 790 h. ; 0[/(if^O''A\ 7aiî b.

m. GÉOGBAPiîllS ÉCONOMIQUE ET STATISTIQUE*

ProdueliottH. — MiOBrauj. Dans la Gtijane française» les mines dV (en Minerais et or fondu) ontpioduit 2H42 500 francs eu iWâ. — VégétaiLz. Les trois Guyanes sont riches en bois de CQii&iniclion, de pins de cent espèces; acdJQu.bois de fer^ palissandref bois de rose^ niora^ hévêoa arbre à caùutiikoHCj rûr.ouyer. Le cunneîier, le giroflier, le poiviier, le muscadier, le i;oiiimî>r, le piment^ le cacao^ le café^ VindigQf la l'anîiff, les cannes à swcre, le coton, ie riz^ le mais, le mamùc^ et diverses plantes uiédicinaleÊ précieu-^cs, quas^ia amara, flnouslwre» baume de toiu^ eu* rare, etc., poussent avec vigueur dans les basses terres- — Aniniatii : ceux qui sont domesLiques sont de race médiocre; tes forêts saut peuplées û'ûheaux au brillanl phi mage, de singea ouuîiii^ kirtknj&m et sapajous; les reptiks et les moustiques sont des fléauï qui pullulent.

iDdnstrle. — Dans la Guyane aocrtaise, le littoral compris entre Démérari et Berliiceest un district ïiianuïaciurier, « noir de houille, bériàséde hautes cheminées au bug panucMe de fEimée, transporté de toute pièce des brumes de l Angleterre sous lô soleil des tropiques. » Le sol^ Jadis fangeux, a été drame et solidifié ; tin chemin de fer le parcourt. On y travaille surtout sur le swcre, tes «lëfasse^, le rhum et îe ms, — Dans la Guyane hollandaise^ les principales cultures sont le sucre et le cacao, ^ Dans la Guyane française, l'iiduslrie tuallresse est la recherche de Tw, les fabriques de sucre^ de rhum et de matières colorantes, l'exploilalion des bois et des caféiers.

Commerce. — La Guyane française a importé, en 189!, pourU millions de fr. ; elle a flïjiûrté pour 4 800 000. — La Givane mglaise (1897] a importé nour 1342000 liv. sl.,et eiporté pour 1 899000 liv. st, — La Guyane Âoiïanoaf^ea Impertû pour 5 335 000 florins eteipttrtépt)ur439l 000 florins*

laoes. — Les Europ''ens conqciéraols et plusieurs tribus primitives dïiniïiews encore peu civilisés {Galibis, Tiinûyènes, EmerUlom^ UotiouijéneSf Oiiampis^ etc.), environ 1 000 Européens libres. Il y a aussi des nègres libres, des coolies indiens et des Chinois. Les transportés sont en moins

t. Le traita d'Ulreehl^ t^igaà eu 1713, avec rAnglêLurrc et e^uu nUié le PorLtiga] qui alors j)05**iédnil le BréaiL assigna à la Guyane fraoçaisa le Yspoe commo fronlière. En 1815,^ \ù traite de Vienne ramena celle limite jusqu'à rOyapolf. En 186S, le Martmi avait élé dôetf^né comme ftnnlière entre le» Guymnes fran-

Îai!<^e et hoLlundaise. ^^a1» io neuve étant formé de deux brouobea, i'Aoua ei le 'tipajm/inni, le tsar Alexandre tll, ^rts paur arbitre tintre lea deux gouvernements^ décida qati J'Aoua (tarait coDflîdére comme 1o Oouve limite (25 mnl 1891}. Une sentence arbitrnia du président de la CotifédÂration suisae doit tranebLer entre U Ré|iiiblique TranÇAise et la Répuibli>qae du firé«il la queatioD du contaté franco-brésifietf,. devenue aîguS depuis queii 1890, la dâcouvertd des riohet gîfrenii'nta acirifères du Cuunatii et du Mapa jiroyaqiia entre les colont et les aventuriex-iï dcja tlaux pu y h ànn caciQiLâ $iQDg1anU,

deB Sœure de Samt-Josepb. La coîonie an glaire a \m coJlège à George- [ TowD et de nonibreuses écoles. — Justice : elle est rendue [tar des juges dt paix, hq tribunal de prsmiêre instance^ une cour d'ûpjfd^ une cour d*assùts (daBs la Guyaoe Fraocaïae)* — Culte. Le wlholkisrne est dominant ï la Guyane française. — Armée et marine. L'eCTectiT militaire français se compose de 1 âOO hommes environ, et h stalion navale de S avisos k vapeur '

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