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PLAISIRS POPULAIRES (CONEY - ISLAND

Coney-lsland. — Foire de Neuilly gigantesque. — Les mille inventions américaines pour se rompre le cou.

— Le 31 décembre à New- York. — Le peuple s'amuse comme les enfants. — ■ Le Self-control. — Infériorité

des latins impulsifs. — Simplicité des manières. — Comparaison avec nos poseurs nationaux.

'île de Coney est une foire de Neuilly frénétique, perpétuelle, et multipliée par dix. C'est là que cent mille petits bourgeois, employés, domestiques de New- York, vont s'amuser tous les jours de la semaine, leur travail fini, mais surtout le dimanche. On y va en bateau ou en tramway. Il faut une heure pour s'y rendre. L'île de Coney est en même temps une plage fréquentée l'été par une trentaine de mille baigneurs.

N'y cherchez pas le flegme américain, les Yankees l'ont laissé à New- York. Ils s'amusent comme ils vivent : à toute vapeur. Un tumulte de kermesse assourdit le voyageur qui débarque. Cent cinquante mille êtres humains crient, mangent, boivent, rient, tourbillonnent sur les montagnes russes, les balançoires, flirtent dans les allées des divertissements. Ici vous pourrez apprécier l'imagination pratique du commerçant et du barnum américain :

c'est leur exposition naïve et fructueuse. Les amusements préférés de la foule américaine sont les plus violents et les plus

bruyants, ceux qui secouent, cahotent, menacent, effrayent, essoufflent, fatiguent ces natures riches et brutales : le chameau, l'éléphant, les chevaux sur lesquels hommes et femmes se tiennent péniblement, chapeaux envolés, chevelures au vent, gorges déployées ! les dégringolades, sur des rails en pente, de bateaux ivres qui plongent dans l'eau d'un étang; hurlements de peur et de plaisir ! Ici tout le monde boucle la boucle ! Je fais comme tout le monde. On a perfectionné les montagnes russes ; les voitures où vous vous asseyez volent avec une rapidité vertigineuse, sursautent à des angles trop brusques, prémédités pour votre plaisir, traversent de longs tunnels obscurs dans une vitesse de délire, dévalent vers des abîmes, sautent dans le vide, repartent de plus belle. Quand on sort de là, meurtri, étourdi, courbatu, haletant, on jure bien de ne plus recommencer. Au contraire, vos voisines, jeunes filles roses, vos voisins, jeunes gens rasés ou graves têtes germaniques à lunettes d'or, recommencent dix fois ce sport exténuant et sauvage, et vous font honte.

Mais bien d' autres plaisirs encore s' offrent à vous ! La seule difficulté est de choisir.

le fire Une petite locomotive vous escape monte par escouades au sommet d'une haute cheminée perchée à la hauteur d'un troisième ou quatrième étage. Là, on vous enfourne sur une pente de bois couverte, glissante et tortueuse, tous, hommes et femmes, et en avant pour le Fire Escape ! Car c'est un appareil de sauvetage en cas d'incendie. Vous tournoyez là- dedans comme une feuille dans un tourbillon. On a mis de ces appareils dans les hôpitaux et dans les écoles. Une maison se vide ainsi en très peu de temps. Quand vous sortez de cet escargot gigantesque, vous vous frottez les yeux et vous vous tenez mal sur vos jambes. Mais vous avez eu la joie d'être deux ou trois minutes dans l'obscurité, en tas avec des filles qui criaient, riaient, et dont les pieds s'essuyaient joyeusement sur vos habits.

Il y a plusieurs joies que je me suis refusées : par exemple, de descendre des escaliers avec des patins à roulettes, de me laisser empaqueter dans un baril qu'on livrerait en liberté à un plan incliné, d'enfourcher une selle fixée par une tige sur un rail et sautant ici et là des obstacles, de faire du trapèze audessus de l'eau, que sais- je encore ! Mais j'ai suivi la foule dans la Cave des Vents, labyrinthe étroit et obscur où les couples aiment à se perdre ; au Cabaret de la Mort, à l'Enfer, et au Ciel, qui sont, hélas ! imités de ceux de chez nous ; dans les petits bateaux entraînés par l'action d'un moulin sur une eau rapide et tortueuse, sous des tunnels sombres, pour le bonheur des fiancés. Ici les jeux de massacre ordinaires ne suffisent pas : il y a

bien des marionnettes qu'on abat avec des balles, mais on délaisse cet amusement, qui demande pourtant un certain amour du combat, pour des plus excitants !

Oui, les têtes de massacre, ici, sont des têtes de vrais nègres encadrées dans un grand drap blanc. Et les projectiles sont des œufs crus qui vont s'écraser sur la blancheur du drap ou, de temps en temps, sur la face noire, pour la joie du public. A la porte, on entend le crieur clamer : « Par ici, Mesdames et Messieurs, vous avez besoin de rire, et nous avons besoin d'argent! »

Comme partout, quantité de diseuses de bonne aventure, chiromanciennes, cartomanciennes, phrénologues ; des cafésconcerts gratuits moyennant que vous payiez une consommation ; des bals où deux mille personnes dansent ou plutôt marchent en glissant ; des cafés populaires où des nègres chantent et jouent du piano en manche de chemise, pendant que des consommateurs dansent une gigue effrénée ; des restaurants à orchestre, bondés de consommateurs, des étalages de saucisses chaudes cuites sous vos yeux et qu'on mange en se promenant, des étalages de blé vert en épis, dont les gens se montrent, si friands, d'huîtres qu'on mange debout, de carapaces de crabes fumantes ; des vaches qu'on trait devant vous et dont on mélange le lait avec du soda, et tout cela par centaines, comme les tirs, les balançoires, les tourniquets, les confiseries, les marchands de sirops, les jeux d'adresse, de hasard, les carrousels avec de vrais chevaux, une ménagerie célèbre avec des centaines de bêtes, etc., etc., etc.

LUNA-PARK EN SEMAINE. — Rivé à son travail par les rigueurs de la vie intense, l'Américain ne s'accorde i n semaine aucun loisir et Luna-Park, avec ses rues désertes, ressemble à une cité abandonnée.

LUNA-PARK LE DIMANCHE. — Quel changement 1rs jours de fête ! Envahie par une foule compacte et bruyante, la blanche cité s'éveille de sa torpeur et s'emplit de mouvement, de rires et de cris.

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LUNA-PARK. -- La principale place de Luna-Park et le centre des attractions. Toute une architecture bizarre s'y épanouit, bariolée de couleurs violentes, qui fait l'admiration et la joie de la foule des dimanches.

ATLANTIC-CITY. — Une des plages à la mode de l'Atlantique. Elle A CONEY-ISLAND. — Vn tambour-major est plus particulièrement fréquentée par les habitants de Philadelphie. de taille imposante.

Planche 22.

Un spectacle plus compliqué : le voyage dans la Lune. On est assis sur des bancs, ayant devant soi des toiles peintes et mouvantes, éclairées par des jeux de lumière électrique très ingénieux. Par instant, la sensation vous prend que vous planez. New- York passe avec ses millions de feux, disparaît ; nous voici dans les nuages, une tempête éclate, tout s'obscurcit, on entend le bruit du vent, la neige tombe, on dépasse les étoiles, on arrive dans la capitale de la Lune. Ici les spectateurs changent de place. On les engouffre dans des couloirs vaguement éclairés de lueurs fantastiques et d'où surgissent, de temps à autre, d'angles ténébreux et pour vous effrayer, de vrais gnomes habillés d'oripeaux de féerie, qui poussent de petits cris. Sur le trône, le Roi et la Reine des Sélénites, entourés de nains authentiques et inquiétants, agréent vos hommages. C'est idiot et parfois assez saisissant ; une peur un peu grossière vous prend, au début, de ces petits monstres évoluant au milieu de ce décor bizarre à peine éclairé.

J'ai fait aussi le tour d'une mine de charbon en wagon ; je me suis penché à des fenêtres, et je me suis vu, en face, ma tête encadrée sur des corps ridicules ; j'ai essayé de gravir un escalier dont les vingt marches se meuvent entièrement et sans discontinuer de haut en bas avec la régularité d'un battant d'horloge. Il s'agit d'arriver en haut, et ce n'est pas commode, car, outre que lorsque vous montez une marche, l'escalier descend d'une autre marche, vous manquez souvent votre pas et de vous casser la figure. On y arrive pourtant.

En sortant de je ne sais quelle exhibi-

tion de ce genre, il faut passer par une porte où est installé un ventilateur puissant qu'on ne voit pas et qui enlève les chapeaux avec une prestesse qui fait rire. Hommes et femmes déchevelés sont forcés de courir après leur coiffure à travers la

foule

Il faut bien que jeunesse se passe !

le 31 décembre Je suis en train d'écrire a new-york o o o ]e S0[T (jans ma chambre, quand, vers onze heures, j'entends soudain monter de Broadway, qui passe presque sous mes fenêtres, une rumeur grandissante de foule qui s'ajoute au fracas coutumier des cloches des tramways, du chemin de fer aérien et des sirènes et des sifflets de l'Hudson.

Je descends dans la rue pour me mêler à cette foule dont on m'avait parlé, et qui s'en va, comme c'est l'usage, vers l'église de la Trinité, dans le bas de la ville, pour saluer par des bruits l'avènement de l'année nouvelle.

Presque tous les promeneurs sont munis d'une longue trompe de fer- blanc peinte aux couleurs des États-Unis, et chacun, hommes et femmes, jeunes filles et enfants, souffle là- dedans éperdument. Le son qui sort d'une de ces trompes ne peut être comparé qu'aux beuglements les plus forts des cornes de tramways de Paris ou des automobiles. Or figurez- vous cent mille, deux cent mille personnes, peut-être beaucoup plus, je ne sais, qui soufflent sans cesse de tous leurs poumons dans ces instruments, essayant d'en tirer le plus de bruit possible, et cela le long d'une seule rue de 20 kilomètres.

Figurez- vous aussi la chaussée sillonnée

de tramways électriques qui passent toutes les minutes dans les deux sens, à toute vitesse, en grondant sur les rails et en sonnant de la cloche, comme les églises un jour de Pâques. Et, de place en place, le chemin de fer aérien traversant la rue et les avenues avec un bruit assourdissant de ferrailles remuées.

Ceux qui n'ont pas de trompe ont des bruissoires de bois, de fortes crécelles, peut-être pires encore que les trompes.

Je me laissai porter par la foule pendant 2 ou 3 kilomètres, assourdi de vacarme, mais enchanté du spectacle furieux de ces vagues retentissantes, d'y être mêlé et de pouvoir observer cette sorte de plaisir du bruit que l'on ne conçoit chez nous que réglé par de la musique et des chefs d'orchestre! Cette joie est exactement celle des enfants quand on leur met à la main pour la première fois une trompette. Les gens soufflent le plus fort qu'ils peuvent, s' excitant aux bruits voisins, voulant les dépasser : c'est un sport. Quand ils sont essoufflés, ils s'arrêtent un instant, puis reprennent de plus belle. Ainsi pendant des lieues de marche. Et il n'y a pas que les jeunes gens qui s'amusent à ce match frénétique. J'ai vu des quantités d'hommes faits, d'hommes sérieux, portant barbe et lunettes, et des jeunes filles jolies et gracieuses, enflant leurs joues jusqu'à les crever! J'ai vu des nègres et des négresses qui ne se contentaient pas d'une seule trompe, qui en avaient deux où ils soufflaient à la fois. Il arrivait que des groupes se croisaient. Et alors, c'était à celui qui couvrirait le vacarme des autres.

Quand j'eus assez marché, je montai

à grand' peine dans un tramway qui allait vers l'église de la Trinité. Le tramway lui-même était rempli de joueurs de trompe ! Parfois, sur un parcours d'un kilomètre, Broadway était désert. Mais, à un carrefour quelconque, un torrent de foule apparaissait au milieu de l'infernal tapage des milliers de trompes, des crécelles, des tramways et des cris. Jusqu'à Trinity Church, juste en face des bâtiments de V Équitable, le bruit alla croissant. Là, il atteignait son maximum d'intensité : c'étaient tous les braiments, tous les barrissements, tous les hurlements, tous les mugissements, tous les croassements de la terre ! Rien n'en peut donner une idée, qu'un cauchemar effrayant au milieu d'une forte fièvre.

J'ai demandé d'où venait cette coutume et à quoi elle correspondait dans les mœurs américaines.

— C'est notre carnaval à nous, me fut- il répondu. Nous ne nous amusons qu'une fois par an, mais ce jour-là, c'est pour de bon !

Et la coutume vient des Hollandais, gens de gaîté exubérante et bruyante, qui ont fondé New-York. A Boston, par exemple, capitale puritaine de la Nouvelle- Angleterre, on ne connaît pas ces réjouissances, et on ne se les permettrait pas.

Phénomène à noter : dans cette excitation folle, pas une brutalité, pas un geste inconvenant, douteux ou querelleur ; le plaisir du bruit, du plus de bruit possible, voilà tout. C'est comme une sorte de détente après des mois d'activité différente et de contrainte — retour de grands enfants aux instincts libres et innocents de l'adolescence.

A deux heures du matin, de mon quatorzième étage, j'entendais encore le son des trompes se mêler au bruit des tramways qui circulaient toujours. Et même, le lendemain, premier jour de l'an, je fus réveillé par mon voisin qui s'amusait à souffler dans son fer- blanc pour faire rire la femme de chambre.

J'ai souvent entendu reprocher aux Français en particulier, aux Latins en général, par les Américains du Nord, les Yankees de l'Est, leur manque de sérieux, leur exubérance enfantine, leur frivolité, l'absence de tout contrôle et de toute discipline morale. Pour ces durs hommes, la supériorité d'un peuple, — et en l'occurrence il s'agit visiblement du leur, — réside dans la parfaite domination de soi, dans la maîtrise absolue de la volonté sur le reste des virtualités physiques et morales. Pour eux encore et, par conséquent, l'Europe latine est destinée à se laisser absorber et dominer par les races volontaires et énergiques.

L'Américain considère le self-control comme la vertu la plus importante ; il en est fier plus que de n'importe quoi. La femme, le mari, la mère, l'enfant meurent, on ne doit pas pleurer. Il est interdit de montrer sa douleur. C'est le contraire chez les races méridionales : en France même, la larme facile passe pour un excès de sensibilité, jamais blâmé. En Italie, en Espagne, en Corse, dans le midi de la France, l'usage veut que des gémissements convulsifs accompagnent la douleur en public. C'est pour ainsi dire une règle. Plus on pleure et plus on crie, et mieux on a l'air de remplir le devoir du deuil. Si l'on descend encore vers des latitudes plus

chaudes, chez les nègres, les démonstrations touchent à la démence. Je ne crois pas ces mœurs bonnes; elles sont l'exagération d'une qualité et touchent au cabotinage, puisqu'il s'agit de manifester, pour les autres. Mais n'y a-t-il pas, en sens inverse, une exagération pareille, et n'est-ce pas, pourunvain idéal de volonté et de lutte, s'exposer à tarir à la longue les plus riches spontanéités de l'être, remplacer, en somme, par une discipline négative, l'abondante et féconde liberté de l'instinct? N'est-ce pas aussi pour les autres qu'on se contracte et qu'on maîtrise sa peine jusqu'à supprimer les larmes, et ce cabotinage vaut-il mieux que l'autre ? Il est naturel de pleurer quand on souffre. Pour ne pas pleurer à la sensation d'une douleur, il n'est pas mille moyens, il n'en est qu'un : c'est de s'abstraire de la douleur ou de s'en distraire. Or, est- il si bon, si sain, si admirable de supprimer la compassion qui naturellement fait souffrir ? Par la pitié nous nous rapprochons de nos semblables, nous nous améliorons et, par conséquent, nous enrichissons notre nature. En n'aimant que soi, c'est-à-dire en supprimant peu à peu — et ce n'est pas long — toute raison de souffrir par les autres et pour les autres, on arrive, en effet, à une maîtrise qu'on peut alors appeler d'un nom plus vulgaire. L'égoïsme doit-il donc devenir l'idéal des hommes de l'avenir ? Au contraire, ne marchonsnous pas avec les grands humanitaires modernes vers un idéal plus élevé, de solidarité ? Par leurs tendances naturelles, leur éducation, leur religion et leurs mœurs, par toute leur philosophie individualiste, les Anglo- Saxons paraîtraient

destinés à résister à ce mouvement d'expansion bienveillante de la race humaine, si l'on ne songeait à l'inépuisable richesse de la vie.

Des gens prétendent pourtant que, à la longue, on découvrirait peut-être qu'ici, comme en Angleterre, la pose existe dans une certaine affectation de calme et de flegme. En tout cas, cette forme d'affectation nous choque moins, étant d'ailleurs négative, et nous nous en laisserions volontiers imposer par elle. Néanmoins, elle est plus supportable, n' opprimant pas le voisin.

Par contre, on éprouve un peu de honte à rencontrer ici un de ces compatriotes ostentatoires, apprêté et fat, parlant haut pour attirer l'attention, ne faisant pas un geste qui ne soit destiné à la galerie. Vous voyez le type : monocle à l'œil, moustache frisée, d'une élégance

exagérée, croisant les jambes et lançant des œillades à toute l'assistance. Le malheur pour lui, c'est que la galerie ne le regarde pas. C'est très amusant à observer. Et la honte qu'on ressent vient>°de cette constatation que tous ces gens, sans éducation et sans culture pour la plupart, sont pourtant en réalité bien plus « distingués » par leur simplicité que cette fleur absurde de notre vanité nationale.

Chez nous, un tel être, tout ridicule qu'il soit pour des esprits clairvoyants, en impose à la plupart des gens. Ici, comme chacun ne pense qu'à soi, il en est pour ses frais.

Et c'est ce qui fait, je crois, que les immigrants changent si vite, se modèlent si rapidement sur les autres, qu'en un an de séjour ils sont devenus Américains et en ont l'air.

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LUNA-PARK LE SOIR. — Les fantastiques consLruclions de Luna-Park, aux capricieuses arabesques, revêtent. a nuit, mille formes féeriques, sons l'intense éclat des illuminations multicolores qui les embrasent.

Planche 24.

LES " GRATTE CIEL " - Ces maisons, d'une architecture assez banale, produisent, par leur entassement, une impression de grandeur et de réelle beauté, que ne saurait atténuer l'inévitable déformation photographique.

Planche 25.

l'n-i. Saroni, N. Y.

QUELQUES ÉTOILES. — De gauche à droite : Mines Mabel Canier, Fisker, Ida Beach, et Bessie Clayton

C JÊfEtÊ:

Pnot. Byron. N. \

CHORUS GIRLS. — Ces six élégantes jeunes femmes sembleront, tout à l'heure, la sortie de bal enlevée, autant d'espiègles lilleltes aux gestes de poupées, aux dislocations de clownesses, et mettront en joie le public transatlantique.

DEUX ASPECTS DU METROPOLITAN OPERA. — Ce théâtre, sur la scène duquel ont figuré les étoiles les plus célèbres, n'a pas un aspecl extérieur très grandiose, et le détail de son architecture se perd dans l'étroitesse de la rue.

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