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Planche io8.
COMMENT ON VOYAGE. — L'Amérique esl le pays du monde où l'on voyage le plus. Pullmans, parlor-cars, drawing-rooms, luxueux el confortables, sillonnent incessammenl le colossal réseau île la grande République.
Planche km.
DANS LA NEIGE. — Obligés de traverser pendant l'hiver des régions immenses couvertes de neige, les trains américains sont pourvus de machines spéciales et de chasse-neige puissants.
UNE SALLE D'AIGUILLAGE. — Sur les voies américaines, la trame des rails esl si enchevêtrée à certaines bifurcations importantes qu'elle exige tout un système d'aiguillage perfectionné.
Planche iio
« Nous avons créé aussi une caisse de secours en cas d'accidents. Cette caisse, alimentée par les cotisations ouvrières, paye à l'ouvrier ce que ses ressources lui permettent de payer, et la fabrique y ajoute ce qui est nécessaire pour parfaire le salaire total de l'ouvrier, durant toute sa vie si le cas l'exige. En un mot, un ouvrier victime d'un accident à l'usine touche, quoi qu'il arrive, son salaire intégral, par la collaboration de la caisse ouvrière et de la caisse patronale. »
Je crus devoir féliciter M. Gamble de ses sentiments humanitaires et si pratiques.
Il protesta :
« Pratiques, oui, peut-être; mais pas humanitaires !... Tout ceci n'est pas de la charité. Nous voulons, au contraire, que, lorsqu'un ouvrier reçoit son chèque, il se dise qu'il l'a gagné par les économies qu'il a su apporter dans la fabrication, par le soin qu'il a donné aux machines, par le temps qu'il a économisé dans son travail. Il n'y a pas de meilleure façon d'intéresser l'ouvrier à la maison qui l'emploie ni de le rendre consciencieux et digne. A présent, si nous avions l'air de lui reprocher ou seulement de lui faire sentir ce que vous appelez notre générosité, il refuserait d'accepter son chèque ! »
Le joli flegme de mon interlocuteur soulignait le réalisme de ces doctrines.
« Nous avons encore imaginé autre
chose, continua- 1- il : c'est une banque, dépendant de la fabrique et qui fait partie de nos bureaux, où les employés et les ouvriers mettent leurs économies pour se faire bâtir de petites maisons. Beaucoup y laissent fructifier leurs dividendes. Songez qu'un ouvrier qui gagne 50 francs par semaine touche au bout de l'année un dividende de 300 francs, sur lequel il laisse 10 dollars à la caisse de secours. S'il a été économe, au bout de quelques années, il a de quoi se construire un petit « home » !
— Quel est le salaire moyen de vos ouvriers ?
— De 225 à 250 francs par mois. Beaucoup gagnent davantage. Mais des gamins de quatorze ans ont 30 francs par semaine, et des fillettes de quinze ans touchent 100 francs par mois. Et tout le monde travaille dix heures par jour.
— Je n'ai pas besoin de vous demander si vous n'avez jamais eu de grève ! »
Il rit et répondit :
« Justement! Tant d'années de tranquillité, de contentement de ceux qui travaillent autour de vous, cela valait la peine de faire ce que vous appelez des sacrifices, et qui n'en sont pas, au contraire, j'insiste ; car nous avons la preuve que nous y gagnons en économies et en production de travail. C'est un simple calcul que nous avons fait, — une affaire, pas autre chose ! »
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KEELEY INSTITUTE
La ligue des anciens ivrognes. — L'auteur rencontre un pochard invétéré qui veut guérir. — Confession édifiante. — Ce qu'on voit derrière des vitres. — Les femmes morphinomanes. — Le DT Boals. — Définition de l'alcoolisme. — C'est une maladie comme une autre. — Remède mystérieux. — Le double chlorure d'or. — Piqûres. — Le savant homme d'affaires. — Désintéressement du savant européen. — Le traitement. — Guérisons. — Clientèle. — 17 000 médecins alcooliques. — Rechutes. — L'entraînement. — Le secret
du DT Keeley.
e Keeley Institute est la plus populaire des institutions américaines. Depuis vingt ans qu'il existe, plus de 300.000 ivrognes y ont passé et s'y guérirent de leur passion de boire. Ces anciens malades ont la reconnaissance efficace : ils ont fondé une ligue, la Keeley League, qui compte 30.000 adhérents ; c'est la seule société de tempérance du monde entier qui ne soit composée que d'anciens ivrognes.
Ils font autour d'eux une propagande énorme et constante, et il n'y a pas un Américain qui ne connaisse le nom du Dr Keeley. Pourtant, des gens sérieux prétendent que ce docteur est un fumiste, que l'alcoolisme n'est pas une maladie et qu'on ne peut, par conséquent, pas le guérir avec des drogues.
Qu'est-ce que c'est donc que cette institution nationale, et quelles sont les théories qu'on y professe ?
Elle est située dans l'État de New- York, à White- Plains, près du champ de bataille historique. C'est une petite ville quelconque de 10000 habitants ; l'institut est bâti au milieu d'un parc bien vert, parmi des pelouses et des arbres, dans un style agréable. Des cottages sont semés le long de routes étroites tracées entre les gazons.
Pour trouver mon chemin, je m'étais adressé à un gentleman qui marchait dans la même direction que moi. Il avait un gros ventre et le visage couperosé. Il me dit
« Je vais moi-même à l'Institut ; je vous conduirai. Je suis un malade et on m'y soigne. »
Un peu surpris de cette confidence, j'interroge :
« Vous êtes alcoolique? »
Tranquillement, il me répond :
« Oui. Je suis ici depuis trois semaines. J'étais un sacré ivrogne; déjà je n'ai plus envie de boire et je me porte mieux.
— Que buvez- vous donc?
— Un litre de whisky par jour et un demi-litre de vermouth.
— Vous êtes venu ici de votre plein gré?
— Oui. C'est-à-dire que ma femme et ma fille m'ont amené. Si je n'étais pas venu, je serais mort. Je voyais des rats et des serpents partout.
— Et vous croyez que vous n'aurez plus jamais envie de boire ?
— Oui, je le crois. Un de mes amis, un pochard comme moi, est sorti d'ici il y a huit ans, et depuis il n'a plus jamais bu.
— Quel traitement vous fait- on suivre?
— On me pique au bras quatre fois par jour, et on me fait une injection de je ne sais quoi.
— Vous êtes nombreux, ici ?
— Une vingtaine en ce moment. »
Nous passions devant un cottage en
bois rouge entouré de lierre.
« Tenez, me dit l'ivrogne, voici une maison où il y a cinq ou six femmes, parce que les femmes ne demeurent pas dans le même bâtiment que les hommes. Oh !
celles-là sont très jolies ! Il y en a de très jeunes. Les unes buvaient, les autres se piquaient à la morphine. On les soigne. »
Je regardais avec curiosité la villa rouge. Je vis à une fenêtre une silhouette élégante et une jolie figure pâle avec de grands yeux. J'aurais bien voulu entrer ! Mais l'administration oppose, et elle a bien raison, à la curiosité qui rôde autour de ses malades une surveillance rigoureuse.
« Nous voici arrivés, me dit « l'inébriate », nous n'avons qu'à demander le Dr Boals. »
C'était, au milieu de grands arbres, un assez vaste bâtiment construit en bois et peint en gris, avec un péristyle à colonnes qui tenait toute la façade. Au rez-dechaussée, un bureau avec un employé, des salons d'attente, et le cabinet du docteur.
On me fit visiter ce qu'on appelle pompeusement « l'Institut ». C'est un simple hôtel meublé, avec des chambres confortables, propres, claires, des salles de bains et des salons de réunion.
Puis le Dr Boals me reçut et me dit :
« Monsieur, l'ivrognerie est une maladie. Ceux qui prétendent le contraire ne savent ce qu'ils disent. Un homme attaqué par cette maladie ne peut pas plus s'en défendre que s'il était atteint de la fièvre typhoïde. Il faut qu'il se soigne, qu'il suive un traitement. Le Dr Keeley a le premier découvert cette maladie ; il en a aussi découvert le remède. Toute personne qui, pour une raison quelconque, par goût, par mélancolie, par faiblesse de tempérament, commence à boire finit inévitablement par devenir ivrogne. Cela implique un état de maladie du système nerveux. Les cellules nerveuses ne remplissent plus leurs fonctions que sous l'influence de l'alcool. De là ce besoin impérieux et absolu de spiritueux qui n'avait jamais été bien compris auparavant. Aussi est-il facile de concevoir que, lorsque le système nerveux tout entier est tendu vers ce qui est devenu le principe de son existence, le patient cède infailliblement à ce besoin d'absorber de l'alcool, malgré tous les discours qu'on peut lui faire et toutes les résolutions qu'il peut prendre. Pour guérir cet homme de l'ivrognerie, il faut donc rendre à ses
organes leur vie naturelle. Tout le secret du Dr Keeley est là.
— Mais, dis- je, si le Dr Keeley a fait cela, c'est non seulement un grand savant, mais aussi un bienfaiteur de l'humanité !
— Il l'est, me répondit tranquillement le disciple.
— Comment se fait-il, alors, qu'on n'applique pas son sytème dans le monde entier, en Europe, en Angleterre, en France même, par exemple, où l'alcoolisme finira par devenir aussi grave qu'en Amérique?
— C'est regrettable, en effet, affirma le Dr Boals.
— Aurait- on fait des critiques capitales à la découverte du Dr Keeley?
— Seuls les ignorants peuvent en faire.
— Pourquoi?
— Parce que ses remèdes ne sont connus de personne. Ils sont secrets et patentés. »
Je demeurai un instant abasourdi par cette réponse. Il le vit et insista :
« Bien entendu. Ils sont fabriqués à Dwight, dans l' Illinois, sous la direction du Dr Keeley lui-même, et, de là, envoyés aux différents Keeley Institutes établis dans les États-Unis. Une société financière puissante s'est formée pour l'exploitation des brevets et la fabrication du double chlorure d'or Keeley, et je vous réponds que cette société est prospère. Il y a des établissements dans tous les États de l'Union. Dans l'État de New- York et dans l'État du Massachusetts, il y en a même deux. Les médecins qui sont placés à la tête de ces filiales font tous un stage à Dwight dans le laboratoire du Dr Keeley. »
Voilà donc de ces choses qu'on ne ver-
rait pas dans la vieille Europe ! Chez nous, les savants sont des apôtres dont la gloire est le seul salaire. Non seulement leur unique ambition est de découvrir les causes et les remèdes des maux dont souffre l'humanité, mais encore les voilà qui se mettent à employer leurs propres fortunes à l'étude des problèmes! L'Institut Pasteur de Paris, celui de Lille, en ont donné de récentes et d'éclatantes preuves.
Ici nous assistons au phénomène opposé : des savants ne consentant à guérir leurs semblables qu'à la condition de s'enrichir. Égoïsme excessif, sens pratique exagéré, qui tuent jusqu'au germe toute virtualité noble, tout sentiment du devoir et de la solidarité humaine.
Aussi, me méfiai-je un peu de la valeur de la méthode du Dr Keeley. Je me promis, à mon retour à New- York, d'interroger des médecins connus sur la portée de ses expériences.
Et je continuai mon enquête.
le traitement « Quel est le prix du la clientèle o traitement?
— Cent dollars, la pension non comprise.
— Combien dure- 1- il de temps?
— En général quatre semaines pour l'alcoolisme, de quatre à six semaines pour la morphine, le laudanum, et quatre semaines pour le tabac, les cigarettes et la neurasthénie.
— Les gens que vous soignez viennentils suivre ce traitement volontairement?
— Cela va de soi. On ne peut pas guérir un ivrogne contre son gré. Ceux qui viennent à nous viennent parce qu'ils ont horreur de leur condition, des chagrins
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LES VOIES FERRÉES. — Non loin de Georgetown, la ligne gravit la montagne au moyen du fameux Loop (lacet) puis retourne en arrière et passe sur un pont élevé au-dessus de la voie qu'elle vient de parcourir.
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LES OUVRAGES D'ART. — Situé dans l'aride et sauvage région du Texas, le pont du Pecos, jeté à 2 280 pieds de haut entre les deux rives abruptes de ce fleuve, n'a pas moins de 321 pieds de long.
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A TRAVERS LES MONTAGNES ROCHEUSES. — Le chemin de fer qui traverse 1rs montagnes Rocheuses serpente parmi les gorges el côtoie les torrents, dans des paysages d'un pittoresque merveilleux.
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A TRAVERS LES MONTAGNES ROCHEUSES. — Rien n'est plus impressionnant que de voyager pendant des heures à travers les capricieux méandres de la montagne ou de franchir les ponts suspendus du grand Canon.
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dont leur vice ou leur maladie est cause, ou bien parce qu'ils se sentent un pied dans la tombe, parce qu'ils se savent « fichus » s'ils ne cessent pas de boire, et parce que, malgré toutes leurs bonnes résolutions, leur raison, leur volonté, ils ne peuvent pas d'eux-mêmes se soustraire à ce besoin de boire qui est passé chez eux à l'état de maladie. Ils viennent donc comme un phtisique à un sanatorium, en quête d'une guérison.
— Comment cette guérison s'opèret-elle? Est-ce par la persuasion?
— Aucunement. Le traitement est purement médical.
— Vos patients sont- ils enfermés? Comment luttez- vous contre ce besoin de spiritueux dont il s'agit de les guérir?
— Nous ne les privons pas d'alcool.
Pendant les premiers jours, il leur en est donné modérément quand ils en demandent. Mais la guérison s'accomplit précisément par la disparition de ce besoin dont ils souffrent. Au bout- de trois ou quatre jours, il a disparu complètement, et le malade ne demande plus de boissons alcooliques.
— Mais en quoi consiste le traitement?
En médecines que nous donnons à boire à nos patients et en injections que nous leur faisons. Ils prennent de deux heures en deux heures, régulièrement, huit doses de médecines par jour, et reçoivent, en outre, quatre injections hypodermiques : à huit heures du matin, midi, cinq heures et sept heures trente du soir.
— L'un de vos moyens de guérison n'est- il pas de frapper l'imagination de vos malades, de leur faire illusion à eux-
mêmes ? Pour les injections, par exemple, vous servez- vous parfois d'eau ou de quelque liquide ayant plutôt l'apparence que les propriétés d'un médicament ?
— Comme je vous l'ai dit, notre traitement est un traitement médical. Nos remèdes sont scientifiques. Nous ne sommes pas des « humbugs »
— Entendu. Mais vos médicaments, tout en guérissant un patient de son ivrognerie, ne peuvent- ils pas autrement affecter leur santé?
— Pas le moins du monde, et bien au contraire. Au bout des quatre semaines de traitement, nos patients ne sont pas reconnaissables. Non seulement ils n'ont plus de goût pour les boissons fortes, mais ils sont fortifiés physiquement ; ils ont l'esprit lucide, actif et cohérent, bon appétit, bonne digestion, le teint frais, le sang pur. Il arrive fréquemment de les entendre dire qu'ils se sentent plus jeunes de dix ans. »
Ce que m'avait dit au cours de notre promenade le pensionnaire du Dr Boals, semblait au moins lui donner raison sur ce point.
Je continuai :
« Quelles sortes de gens viennent suivre votre traitement?
— Ils appartiennent à toutes les classes de la société. Nous avons guéri des sénateurs, des congressmen, des avocats, des clergymen, des ministres (sic\), des soldats, des hommes d'affaires, des ouvriers... au nombre de 300.000. 17.000 étaient des docteurs.
— Arrive- 1- il parfois qu'un ivrogne guéri par votre traitement ait une rechute ?
— Certainement
— Ce nombre de rechutes est- il grand?
— Ma foi oui, considérable. Il n'y a rien là qui soit au préjudice des remèdes du Dr Keeley. Un homme qui a eu une bronchite ou une maladie de peau ne peut- il pas avoir une rechute après complète guérison? Il dépend de vous seul que vous n'ayez pas de pareille rechute ; aucun remède ne peut vous exempter d'avoir ces maladies une seconde, une troisième, une quatrième fois. Il en est de même de l'ivrognerie.
— Alors pour éviter de redevenir ivrogne, il faut qu'après sa guérison le patient s'abstienne complètement de boire de l'alcool ?
— Absolument. C'est une condition essentielle. Mais il n'y a rien là que de fort aisé pour lui. Il n'a plus de goût pour la boisson, il n'a plus le besoin, il n'a même plus le désir de boire de l'alcool. Au contraire, il l'a en horreur, parce qu'il se souvient et qu'il sait que l'alcool est un poison pour lui. Aussi toute rechute est le résultat d'un entraînement. Un homme d'un esprit faible n'aura pas su résister aux invitations, aux moqueries de ses camarades; ou bien il aura eu un trop grand sentiment de sécurité, se sera dit qu'après tout un petit verre ne peut pas lui faire de mal, qu'il saura bien s'arrêter à temps. Puis il se sera réveillé clans quelque ruisseau, saoul comme devant. Le goût revient, la maladie reparaît.
— Le traitement donne- 1- il toujours
satisfaction à ceux qui le suivent ?
— Toujours. Je ne sache point qu'il y ait jamais eu un de nos patients qui ne soit parti pleinement satisfait des résultats obtenus. D'ailleurs, les neuf dixièmes de nos patients nous viennent sur la recommandation d'anciens ivrognes que nous avons guéris. Ceux-ci, au nombre de 30.000, ont formé une organisation à laquelle ils ont donné le nom de Ligue Keeley. C'est notre meilleure publicité.
— Vous vient-il beaucoup de femmes parmi vos malades?
— Oui, mais ce ne sont pas toutes des alcooliques. La plupart sont adonnées à l'usage de la morphine ou souffrent de la névrose. Nous avons pour ces maladies un traitement spécial. Ce sont aussi des découvertes du Dr Keeley.
— On dit que vos injections et vos médecines sont à base de quintessence d'alcool, d'éthers très forts qui saturent d' alcool l'organisme au point de le dégoûter de ses boissons ordinaires. »
Le Dr Boals sourit et répondit :
« C'est le secret du Dr Keeley. »
De retour à New- York, comme je me l'étais promis, j'interrogeai quelques médecins des plus connus et qui passent pour les plus sérieux. Ils me dirent qu'en effet la méthode Keeley était la seule qui eût donné jusqu'à présent des résultats évidents. Aucun d'eux ne songeait à le blâmer du mercantilisme de son entreprise.