‹ L'Amérique moderneChapitre 41 sur 46 · LOS ANGELES · texte numérisé non relu

LOS ANGELES

Changement à vue. — La Californie du Sud. — Après le désert. — Vergers en fleurs. — L'angélus de bienvenue. — Une jolie ville. — Los Angeles. — Le boom. — Voies de tramways ambulantes. — ■ Le paradis terrestre. — Végétation semi-tropicale. — Les villas. — Architecture charmante. — Jour de pluie. — Les bateaux-tramways. — Sauvetage des voyageurs. — Les conducteurs galants. — Poitrinaires au repos.— Pasadena, station d'hiver. — Richesse. — Dans l'océan Pacifique. — Catalina Island. — Les bateaux de verre. — Végétation sous-marine. — Hollywood. — Les champs d'orangers, de fraisiers, de pêchers. —

"Hands up ! — Tramway assailli. — Voyageur tué.

uand nous nous réveillâmes le matin du quatrième jour, nous étions sortis des plateaux déserts du Texas et de l' Arizona.

De nouveaux conducteurs de train portaient des casquettes de paille et des vestons de toile bise.

Des deux côtés de la route, s'étendaient de vastes champs de pêchers, de pruniers, d'abricotiers alignés géométriquement. Dans le ciel, d'une douceur nuptiale, des nuages d'argent voguaient lentement ; les rayons du soleil matinal tombaient sur les fleurs blanches et roses des arbustes et allumaient dans leur verdure sombre les oranges d'or. De petites maisons de bois, gaies et claires, bordaient les champs ; sur la lisière des chemins, il y avait de grands poivriers au feuillage délicat, aux longues grappes tombantes de baies couleur d'hyacinthe et des cactus. Sur le fond du paysage, des montagnes découpaient leurs crêtes bleues

et les pics rayonnants des glaciers. Une odeur d'herbe, de verdure fraîche accompagnait le train. San Gabriel, vieille mission espagnole bâtie près de la ligne du chemin de fer, étalait ses murs vieux de plus d'un siècle et cuits par le soleil; quand nous passons, de jolies petites clochesj abritées sous des arceaux découpés à jour, se mettent à sonner gaiement l'angélus comme une bienvenue.

Le train s'arrête peu après, à Los Angeles. On m'avait dit que c'était une ville charmante et un centre d'excursions pittoresques. Et vraiment les jolies villes sont trop rares aux États-Unis pour que l'on ne s'empresse pas de jouir de celles qu'on trouve sur sa route. Je descendis donc du train et le laissai repartir sans moi.

Je ne le regrettai pas. Le sud de la Californie, région ravissante, d'un climat et d'une richesse sans pareils, est peuplé de plages et stations d'hiver et d'été situées le plus heureusement du monde.

Les hôtels, où l'on vit pour un prix fort élevé, sont confortables, d'une organi-

sation matérielle de premier ordre, à part la cuisine, qui est atroce, comme, d'ailleurs, dans toute l'Amérique.

Los Angeles est une ville toute moderne. Cinquante ans avant, elle ne possédait que deux mille habitants; elle en a à présent près de cent mille. Cette prospérité colossale n'alla pas sans reflux. Il y a quelques années, un boom terrible éclata parmi les spéculateurs de terrains. Des sociétés avaient acheté des quartiers entiers non bâtis de la ville et remis en vente par morceaux. Pour faire croire à l'accroissement rapide du prix des terrains, elles bâtissaient des lignes de tramways dans un certain nombre de rues. Puis, une fois les terrains vendus, elles transportaient les rails dans un autre quartier, et ainsi de suite jusqu'à épuisement des lots! Le krach arriva. Des immeubles conçus sur des plans énormes restèrent inachevés à leur premier étage. Et aujourd'hui encore on peut voir, dans la principale rue de Los Angeles, à côté de maisons très hautes, des masures sans étage dont le rez-dechaussée seul est occupé par des magasins. Cela n'empêche rien. La prospérité va sans cesse croissant, et c'est à présent la deuxième ville de la Californie.

Mais, quand on s'éloigne du centre de la ville, vers le quartier des résidences, quel enchantement ! Je n'oublierai jamais la sensation joyeuse, l'émerveillement — c'est le mot — que j'éprouvai quand le tramway électrique nous eut conduits, mon ami le prêtre irlandais et moi, dans les rues et les avenues de l'ouest, aux larges trottoirs de ciment bordés d'oliviers de Chine, de poivriers qui ont l'air de hauts groseillers rouges avec des bran-

ches pleureuses comme des saules, de lataniers aux larges éventails vernis, de camphriers odorants, de yuccas chevelus et d'eucalyptus : des pelouses propres, nettes comme des plats d'épinards, entourent les villas de bois et briques, élevées d'un ou deux étages, peintes des couleurs les plus gaies, roses, bleues, vert pâle, saumon, jaunes, rouges, les mieux assorties à la lumière du ciel, à l'atmosphère claire, et entourées, assaillies, ceinturées de verdures et de fleurs. C'est la première fois qu'en Amérique je rencontre des architectures originales. Et non seulement elles ne ressemblent pas à celles que j'ai vues jusqu'ici, mais elles sont d'un goût adorable, ingénieuses et variées comme cette nature elle-même, gracieuses, élégantes, soignées, intimes et engageantes.

Beaucoup sont d'un style Renaissance espagnole — « style- mission » — avec des toits presque plats de tuiles rouges, de petites tours rondes surmontées d'un dôme hispano- mauresque, des galeries aux arceaux de plein cintre, comme les cloîtres des Franciscains du dernier siècle ; d'autres mélangent le style colonial avec le style mexicain, imitant les constructions grossières à'adobé, et toutes sont personnelles et jolies!

Par les fenêtres des cottages, on aperçoit des plis de rideaux coquets, des vases d'une forme choisie, des fleurs encore.

Sans nul doute, les gens qui habitent là doivent penser à orner leur vie. Ce ne sont pas seulement des faiseurs d'affaires et des producteurs de richesse : il y a là, à coup sûr, des artistes, — - et, s'ils ne le sont pas, soyez certains qu'ils le deviendront bientôt... La nature les y aidera.

Mlot. Putnam et Valcntine, Los Angeles.

LOS ANGELES. Le Quartier Elégant. -- Les maisons d'adobé oui fait place presque partout à des villas eu hoi^d'une architecture gracieuse, pittoresques et confortables, enfoncées dans la verdure.

Phot. Putnam et Valentine, Los A

LOS ANGELES. Plaza et Mission. — La ville possède 130 églises, pour une population d'environ L50000 habitant.' La Mission, qui date de la fondation de la ville, est au Nord, près du quartier Chinois.

Planche i 55.

il .. • i m m

SANTA CATALINA. — Ile très fréquentée pour son agréable climat, Santa Catalina est située à 2a milles de San Pedro. On peut y louer des barques à fond transparent pour admirer les végétations sous-marines.

Planche i56.

Cie, Los Angeles.

UNE RUE DE LOS ANGELES. — Los Angeles, capitale de la Californie méridionale, et deuxième ville de l'État, ne comptait que 1 010 habitants en 18b0 ; elle en possède aujourd'hui plus de cent mille.

Planche i5j.

Photo. Putnam et \ alentîne, Los Angeles.

CATALINA-ISLAND. — L'ilc Santa Catalina est située en plein Océan Pacifique, à trois heures de bateau de Los Angeles. Très pittoresque et 1res accidentée, elle esl un lieu très fréquenté d'excursions et de villégiature.

Photo. Putnain et Vatentine, Los A

LOS ANGELES. Panorama. -- Los Angeles est une ville très riante; dans certains quartiers, ses maisons sont enfouies sous de riches frondaisons d'eucalyptus, d'orangers, de palmiers, de bananiers, etc.

Planche i58.

Car il doit être difficile, pour des êtres déjà civilisés, de vivre indifféremment au sein d'une telle beauté.

Et quelle nature !

Des palmiers hauts de 10 mètres, amples, touffus ; des yuccas colossaux, échevelés comme des têtes d'Euménides; toutes les plantes grimpantes, rosiers, géraniums, volubilis, glycines, clématites, capucines, enlaçant les troncs des dattiers, des cyprès, des cocotiers, escaladant les branches et se hissant jusqu'au sommet des caoutchoucs, des saules, des aloès énormes, aigus comme des épées. Et l'air, embaumé des émanations des citronniers, des orangers, des camphriers aux feuilles d'émail rose, des mimosas en fleurs, des jacinthes plantées entre les écailles des dattiers, et de toutes les fleurs éparses dansles parterres, lis, œillets, iris, daturas, héliotropes, et surtout des roses ! Cette profusion de plantes aromatiques et de parfums vous donne une impression de richesse luxuriante et magnifique et d'intarissable fécondité.

C'est ici que les meurtris de la lutte américaine viennent se refaire. On y entend beaucoup tousser. Des gens pâles se promènent lentement dans les rues bruyantes, — ce qu'on ne voit nulle part ailleurs. S'ils sont forcés de travailler et que leur profession soit trop dure, ils se font garçons de restaurant ou conducteurs de tramways, pour ne pas quitter ce climat béni.

Il paraît qu'il ne pleut pas souvent à Los Angeles; mais, quand il pleut, c'est pour de bon ! J'ai assisté à une journée de pluie, car il faut bien tout voir ! Dans les rues, les avenues transformées en véri-

tables ruisseaux opalisés par les traces de pétrole, qui sourd à chaque pas du sol en ce pays, les tramways seuls pouvaient encore — mais à grand' peine — circuler. Leurs chasse- pierres fendaient l'eau comme des proues de bateau. Les trottoirs sont heureusement assez élevés audessus de la chaussée ; sans eux, les maisons seraient inondées. A chaque coin de rue, des gens se déchaussaient et relevaient leur pantalon pour descendre des cars. D'autres, plus indifférents, pataugeaient flegmatiquement avec leurs bottines dans l'eau jaunâtre, où ils trempaient jusqu'au mollet et quelquefois jusqu'au genou. Les chiens n'avaient pas besoin de se baisser pour boire. Quand une dame voulait traverser, soit pour monter, soit pour descendre, il lui fallait faire quelquefois des kilomètres pour trouver un gué. Mais il arrivait que, selon l'humeur du conducteur ou le minois de la voyageuse, celui-ci s'élançait bravement dans le fleuve en la portant dans ses bras. Il revenait de son expédition trempé jusqu'aux jarrets. Et tout cela tranquillement, froidement, sans rires et sans cris.

une station Pasadena (prononcez : Pa- D'hiver o o çadîna). C'est le nom d'une station d'hiver, à une heure de tramway de Los Angeles. Pays de résidences riches. La nature y paraît plus luxuriante encore qu'à Los Angeles. J'ai vu là des vergers miraculeux. C'étaient, autour de villas somptueuses et parmi d'autres arbres et d'autres fleurs, des pamplemousses et des orangers qui offraient à la fois leurs fleurs blanches et leurs fruits d'or. Près des orangers, étaient plantés des buissons de roses

roses et de roses blanches, tout en fleurs. Ces milliers de roses grimpées très haut, atteignaient le sommet des orangers et redescendaient en cascades parmi la verdure et les fruits.

Les rues de Pasadena, bordées de trottoirs de ciment, d'une propreté idéale, de pelouses et de parterres verdoyants et couverts de fleurs, plantées de camphriers, de lataniers et de poivriers, ressemblent à nos plus belles promenades des villes de la Côte d'Azur. Mais on sent ici une terre plus forte et plus neuve, une sève plus abondante, plus de vraie richesse, moins d'élégance et de recherche. Quelquefois des automobilistes passent à toute vitesse. Que sont venus faire ici ces fous? Il me semble qu'on ne devrait y recevoir que des gens paisibles, qui aiment à contempler et à vivre en paix. Le spectacle de ces villas est tellement adorable ! Les fenêtres sont grandes ouvertes. Devant les façades, dévorées par les roses et les géraniums, ou couvertes par des haies de fuchsias ou des rideaux d'églantines, de clématites et d'autres belles fleurs inconnues, s'étalent des parterres d' œillets, de verveines, de primevères, d'héliotropes ; sur le gazon, des averses d'oranges sont tombées ; les troncs des palmiers ont l'air de sortir de grands vases de roses, de jacinthes, de géraniums rouges et roses et de capucines. On a devant soi un horizon de montagnes bleues et de sommets neigeux ; des oiseaux chantent dans la chaleur du jour ; l'air est embaumé du parfum des fleurs, des orangers et des citronniers ; sur la route, des jeunes filles coiffées d'un béret rouge, à califourchon sur de petits chevaux mexicains, galopent

à côté de voitures légères aux roues étroites traînées par des chevaux à peine harnachés, presque nus, que des femmes conduisent. Sensation de richesse opprimante, d'abondance presque exagérée, de beauté presque trop parfaite, de douceur tyrannique ; on n'a pas envie de faire un mouvement, un geste, de travailler, ni d'agir.

catalina De Los Angeles, on va à Cataisland o ijna Island : c'est une île située en plein océan Pacifique, à trois heures de bateau. On y consacre généralement une journée à se promener par les sentiers abrupts, remplis d'une végétation abondante et rare, et à regarder sur le panorama immense du Pacifique passer les grands bateaux qui vont à San- Francisco. Sur la plage, de petites barques, dont le fond est de cristal, vous emmènent à quelque distance dans le golfe tranquille pour admirer les végétations sous- marines. A travers l'eau verte et bleue défilent les paysages aquatiques. Le batelier nomme les plantes, les poissons, indique les profondeurs. On s'étonne, on interroge, on s'écrie. Voici des rocs incrustés de coquillages, des poissons rouges, des poissons verts, des poissons d'argent, qui zigzaguent lentement à travers les fougères mouvantes, les algues gracieusement balancées par le flot; sur des fonds lointains de gravier, la mer s'opalise de reflets changeants; voici de vrais arbres aux longues branches qui semblent agités par un vent d'orage ; de gros poissons de toutes formes apparaissaient comme à travers les vitres d'un aquarium : il y a des poulpes géants, des madrépores, des étoiles de mer accro-

chées aux flancs des rochers ; puis, des feuillages encore, des rubans couleur d'arsenic avec des grappes de fruits semblables à l'olive. On a l'illusion de champs fertiles submergés par une tempête. Penchés sur le verre transparent, les gens admirent et s'extasient.

hollywood JesuisalléaussiàHollywood à une dizaine de kilomètres de Los Angeles. Le long de la route, de tous côtés, des ranches d'orangers, de citronniers, de pêchers et de fraises, s'étendant aussi loin que l'œil peut voir, jusqu'aux collines qui ondulent gracieusement à l'horizon. On vient là pour respirer des parfums, je suppose, et l'atmosphère est, en effet, suave. Le regard, d'abord ravi de ces milliers d'arbustes qu'on dirait illuminés pour des Noëls en plein air, se fatigue vite des alignements géométriques et de la monotonie des verdures.

Sur le bord de la route, se trouvent un hôtel, quelques cottages et une banque !

C'est sur cette route, dans un encaissement, que, deux jours avant mon excursion, le tramway électrique de Santa Monica avait été arrêté par deux ou trois bandits, qui, faisant irruption dans le car, tentèrent de dévaliser les voyageurs. Vous savez comment ils procèdent. Ils crient : Hands up ! (Les mains en l'air!). Si on tient à la vie, il faut leur obéir. Un revolver à la main, ils obligent les gens à vider toutes leurs poches devant eux, s'emparent de l'argent et des bijoux et s'en vont. Malheur à qui résiste ! Au moindre geste de défense, ils n'hésitent pas à tirer. Généralement, on ne résiste pas. Ce jour-là, par hasard, un jeune homme qui se trou-

vait dans le tramway avec sa mère voulut se défendre. Il reçut une balle dans la poitrine et mourut quelques heures après.

Mais les bandits n'insistèrent pas et s'enfuirent. Les journaux de Los Angeles racontaient l'histoire le jour de mon arrivée comme un fait -divers ordinaire. Dans ces contrées bénies, la tradition calabraise s'est transmise très pure.

Dans le Nord et l'Est, l'unité de monnaie est le sou (le cent), puisqu'il n'existe même pas de timbre d'un centime. Comme dans toute l'Amérique, d'ailleurs, le timbre le meilleur marché est celui de cinq centimes.

Mais, à partir d'à présent, dans tout l'Ouest, l'unité de la dépense est cinq sous. On ne trouve plus de pièce d'un sou, de deux sous, comme dans les villes de l'Est, où les journaux coûtent deux et trois sous. Ici, tous les journaux se paient cinq sous. Comme je voulais acheter un timbre de deux sous, le marchand n'avait pas de monnaie à me rendre, et je fus forcé d'en prendre plusieurs. Si j'insiste sur ces détails si minimes, c'est que je sais bien qu'ils intéressent beaucoup notre âme nationale et économe. Je me figure un paysan beauceron ou une bourgeoise française quelconque aux prises avec ces mœurs de gâchage, et j'entends leurs réflexions révoltées. Et je me solidarise avec leur indignation. Je me rappelle par exemple, en en riant moi-même, le temps que j'ai perdu à la Nouvelle- Orléans en m' entêtant à vouloir acheter une seule boîte d'allumettes. Je vous ai déjà raconté, je crois, cette histoire ; mais, né au pays du monopole, je ne l'ai pas encore digérée. C'est ici l'usage : dans tous les halls des

hôtels, il se trouve de vastes coupes remplies d'allumettes de bois. Chacun y va puiser à poignées. Au débit de tabac du Waldorf, c'est mieux : le premier passant venu entre et demande des allumettes, on lui remet une élégante petite boîte de ferblanc qui contient une vingtaine d'allumettes-bougies. Je l'ai expérimenté moimême dix fois.

Avez- vous éprouvé à Monte-Carlo cette

sensation étrange que l'argent y a perdu sa valeur courante? On a exactement la même dans toutes les grandes villes américaines

Un signe extérieur de prospérité : Dans beaucoup de villes, les théâtres ont des matinées tous les jours, et les salles sont combles. On n'y voit que des femmes et des enfants, naturellement, les hommes étant occupés à gagner le prix de ces plaisirs.

LOS ANGELES. Main Street. — Cette rue est Tune des plus larges et des plus belles de la ville, quelle divise en deux parties sensiblement égales. Elle est bordée de beaux monuments, tels que le Fédéral Building et la Poste.

Photo l'utn. nu et Valentine, 1 os Vngi li s.

RIVERSIDE. Les Magnolias. — Le délicieux climat de Riverside attire chaque année toute une colonie d'Américains qui y trouvent de frais ombrages, de magnifiques promenades, comme l'avenue des Magnolias longue de 10 kilomètres.

Planchi

Fhoto. Putnuiii et Valenline, Los Angeles.

PASADENA. Vue générale. Blottie dans la verdure, au pied de la Sierra Madré, Pasadena jouit d'un climat

exceptionnel qui lui vaut d'être la plus opulente station hivernale de l'Aniérique occidentale.

Photo. Putnain et Valeutine, Los Ang

PASADENA. -- Plus encore que celle de Los Angeles, la nature de Pasadena est luxuriante. Autour des vil somptueuses, les pamplemousses et les orangers étalent leurs fleurs blanches et leurs fruits d'or.

Planche 160.

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