Idem
génères asiatiques, l'influence qu'ils subirent du voisinage des peuplades sauvages qui habitaient déjà le continent, eurent pour premier effet d’altérer chez eux leurs qualités natives et d'immobiliser un état de civilisation qui, favorisé par de meilleures circonstances, aurait pu autrement se développer. Le docteur Yvon a visité, dans les forêts de Malacca, des villages entiers de colons espagnols qui, grâce à la difficulté des communications avec leurs compatriotes, en sont venus à être presque aussi sauvages que les populations nègres dont ils se trouvent environnés.
Et puis, on le sait :
Des climats différent: la nature est diverse,
et l’homme subit l'influence du milieu où ilse trouve, au point d'amener avec le temps des ressemblances de types chez des individus ou des races qui présen- : taient des contrastes originaires bien déterminés. Aussi, de nouvelles conditions atmosphériques, des modifications dans le régime de l'alimentation, etc., créèrent en Amérique un milieu qui accentua, tant au physique qu’au moral, chez les descendants de ces premiers émigrés civilisés, les différences qui, au XV° siècle, les distinguaient des Asiatiques. « Nos natifs de l'Espagne, dit Sahagun, s'ils ny prennent garde, deviennent tout autres peu d'années après leur arrivée dans le pays, et j'ai toujours pensé
que cela est le résultat du climat et de la latitude.» On constate aujourd’hui que les descendants des Espagnols qui se sont établis, il a trois ou quatre siècles, sur les plateaux de la Colombie et du Mexique, et qui ne se sont jamais mélangés avec les races aborigènes, diffèrent singulièrement de leurs frères de race castillane, par les dimensions du buste !,
Mais c'est surtout dans les institutions sociales et religieuses des Kouschites, tant de l'Asie, de l’Afrique que de l'Amérique, qu'il faut chercher l'explication de leur décadence et de la facilité avec laquelle, malgré leur outillage industriel très développé, leurs villes fortifiées et leur supériorité numérique, ils furent vaincus par les Sémites et les. Aryas.
Toutes ces races se montrent à nous, dès l’auroredes temps, en possession d’une civilisation avancée, mais d’une civilisation essentiellement matérielle. Dépravées dans leurs habitudes, cruelles par nature, leur religion, qui reposait sur la superstition et le fanatisme, au lieu de tendre à adoucir les mœurs et à exciter le courage, n'était propre qu’à inspirer la crainte, à avilir le cœur. Elles se faisaient de l’Être Suprême l'idée d’une divinité implacable qui ne se plaisait qu’à tourmenter l'humanité et À sç repaître de son sang. C'était pour se rendre le ciel propice