‹ L'Amérique précolombienne [microforme]Chapitre 104 sur 128 · M. Edmond LEPRLLETIER, discours de réception aux · texte numérisé non relu

M. Edmond LEPRLLETIER, discours de réception aux

membres du Congrès international des Américanistes, Paris, session de 1900, p. XXVIII.

« Les vies d'hommes ne comptaient pas plus autour des lacs mexicains que dans la vallée du Nil quand il s'agissait de satisfaire à l'ambition des prêtres en élevant de prodigieuses bâtisses 1.»

Les temples d’Ellora, d'Ongkor-Thom, de Boeroe- Boedor, d’Anaradjapura, doivent leur existence à l'esclavage et à la corvée. «11 y a, dit Jules Leclercq, dans les parties reculées de l’île de Ceylan, des ouvrages aussi gigantesques que les pyramides d'Egypte, et, pour les édifier, il a fallu des millions de bras. Ils représentent l'effort et la sueur de tout un peuple courbé, comme autrefois les sujets des Pharaons, sous le joug qui faisait de l’homme un esclave et un corvéable.»

Or tous ces monuments, on l’a déjà vu dans les pages qui précèdent, ont leurs pendants dans la région autrefois habitée par les Mound-Builders, comme dans celles du Mexique, du Yucatan, de l'Amérique centrale et méridionale; ils ont surgi dans des conditions identiques, et les uns et les autres attestent la misère des peuples sacrifiés pour leur érection. On comprend maintenant comment une poignée d'étrangers, dont, certaines prophéties semblaient annoncer l’arrivée, étrangers armés de tout ce qui était de nature à jeter l’épouvante parmi ces populations timides et apathiques,

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