E. RECLUS, Géographie universelle, t. XVII, p
eurent si facilement raison des races qu’ils rencontrèrent et chez lesquelles le régime déprimant du despotisine théocratique et civil avait éteint l'amour de la patrie et de l'indépendance, l'esprit d’ambition et d'initiative personnelle. Les Péruviens ne connaissaient que la volonté du souverain, laquelle était illimitée. L’Inca avait de nombreux soldats, bien disciplinés ; il suffit Pourtant à quelques Espaguols, véritables brigands, mais d’une autre trempe que les humbles Oquichuas, de se présenter : «Pi- ZaïrTrO, saisissant l’Inca Par sa robe brodée, l’arracha de son dais, et soudain s’écroula l'empire 1,» Les Mayas du Yucatan, sous la conduite de leurs caciques, se battirent cependant vaillamment, et ne
furent vaincus que par la supériorité des armes des envahisseurs.
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La destruction des empires du Mexique et du Pérou causa, naturellement, une perturbation pro- , fonde dans l'organisation de tous ces peuples, commotion ressentie jusqu'aux provinces les plus éloignées, et suivie de découragement et d’une paralysie morale qui dut influer, suivant la remarque d’un auteur, et d’une façon radicale, sur la fécondité de la race. Nous somines Pourtant forcé d’avouer que le régime néfaste des Castes, régime de servitude, était encore préférable Pour ces pauvres Indiens