‹ L'Amérique précolombienne [microforme]Chapitre 111 sur 128 · ER · texte numérisé non relu

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entre les civilisations de l'Amérique du Nord, de l'Amérique centrale et les civilisations de l'Asie, nous prouvert que « c'est avec la Chaldée et l’Assyrie que se multiplient les rapprochements les plus éclatants », et que « ces rapprochements ne peuvent venir que de parenté, de relations suivies ou de traditions », ne semble.t.il pas, en la matière, modi. fier les idées exposées dans ses Anciennes Villes, et conclure à l'extrême antiquité de la civilisation de l'Amérique précolombienne ?

Chose singulière: les plus beaux de tous les monuments préhistoriques américains, au point de vue de l'architecture et de l’ornementation, paraissent être les plus anciens, ce qui serait tout le contraire si la civilisation eût été indigène et se fût développée graduellement. Il semble qu’en Amérique, comme en Chaldée, comme en Egypte, les colons kouschites, en arrivant, n’aient eu aucun apprentissage À faire, et que, dans les parties des deux mondes qu'ils ont colonisées, ils aient élevé tout de suite les monuments qui sont restés les témoius les plus éloquents de leur civilisation.

Comment remonter par l'étude des idiomes à celui dont se servaient les premiers civilisateurs ? Les difficultés sont d'autant plus grandes aujourd’hui, comme le faisait remarquer M. Conrado Perez Aranda aux membres du congrès des américanistes de 1895, que les alphabets actuels de la langue

maya parlée de nos jours ne concordent aucunement avec les signes des monuments mayas anciens.

L'explorateur Stephens avait déjà constaté, dès 1840, l'identité des caractères hiéroglyphiques inscrits sur les monuments de Palenqué, de Copan et de Quirigua. Cependant, dit-il, ces mêmes territoirès sont maintenant occupés par des populations indigènes parlant des langues différentes, tout à fait inintelligibles les unes aux autres; on a lieu de croire que cette région tout entière était autrefois habitée par une race de même origine, parlant une langue commune, ou, du moins, faisant usage d’une même écriture !.

Il est probable que la race, si elle n’était pas déjà altérée par quelque greffe étrangère avant de toucher le sol de uotre continent, ne s’y est pas longtemps conservée pure. L'Amérique offre une multitude de types différents, croisés, entre-croisés de mille manières, qui rendent aujourd’hui extrêmement difficile non seulement le classement des races, mais l'étude des langues. Il en est probablement de cette langue comme de celle que parlaient les auteurs des nonuments d'Ongkor, conservée dans les inscriptions, mais que personne aujourd’hui dans le Cambodge ne peut comprendre: c’est une langue morte. Peut-être quelques vestiges de la langue

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