‹ L'Amérique précolombienne [microforme]Chapitre 121 sur 128 · D.-G. Brinton, American Hero Myths · texte numérisé non relu

D.-G. Brinton, American Hero Myths

2. Ilest certain que les accidents de la navigation ont jeté autrefois sur le sol de l'Amérique, comme ils l’ont fait, de notre temps, des hommes de divers pays. La connaissance de l'Amé-

rique du Nord par les Islandais, d'origine scandinave, en l'an 1000, serait due à un de ces accidents de mer. D'après M. Bancroft, on aurait recueilli sur les côtes de la Californie, depuis 1852 à 1875, viugt-huit navires asiatiques, dont douze seulement étaient vides (The Native Races of the Pacific States of North America, t, V., P. 52.) En 1885, un navire japonais, poussé par des vents contraires, est venu s'échouer sur les côtes de la Californie, Au siècle dernier, on a également constaté que plusieurs jonques chinoises avaient êté entraînées par les

le cours des âges, ont dû l'être Par groupes trop infimes et à des intervalles trop éloignés, la navigation n'étant point alors ni aussi générale ni aussi développée que de nos jours, pour <xercer une influence marquée sur les mo urs des indigènes, Il nous semble plutôt qu'ils ont été absorbés par les populations au milieu desquelles ils se sont trouvés mêlés. N éanmoins, ces apports accidentels suffisent peut-être pour expliquer pourquoi on a trouvé, ci et là, dans les deux Amériques, soit dans les idiomes parlés Par quelques tribus, les Chinouks, par exemple, soit, dans l’ornementation de certains vases mexicains ou péru. viens, quelques ressemblances physiques, quelques vestiges, quelques symboles, lesquels, sans être chinois, nous font pourtant songer à la Chine ou au Japon. C'est encore de cette manière qu'on pourrait expliquer l'infitration de certaines influences bouddhiques qu’on a cru Ccoustater, à en juger par des figurines en terre cuite trouvées sur quelques points du territoire du Mexique et du Yucatan, et qu’on peut voir dans les'galeries du Musée au Trocadéro. L’attitnde générale, quelques traits du visage, certaines parties du costume des personnages représentés sur ces statuettes, dit M. Hamy (Journal de la Société des Américauistes, 1897-1898, p. 105), évoquent aussitôt à l’esprit le souvenir des idoles bouddhiques, que le Japon, la Chine, l’Inde et Java ont multipliées pendant des siècles avec tant de profusion,

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