Marquis de NADAILLAC, L'Amérique préhistarique, p
4 Les constructeurs des monuments dont nous venons de parler, non seulement étaient des architectes d’une habileté merveilleuse, mais ils manifestaient, dans le choix même de l'emplacement de | leurs cités et dans la disposition de leurs édifices, une intelligence des lieux et, pourrait-on dire, une préoccupation esthétique qui frappent à première vue. Nous venons de le voir pour la colline pyramidale d'Havaï, dont le sommet « présente un aspect d’une grandeur imposante, où l’on jouit d'une vue étendue, couvrant l’océan, les montagnes d’alentour et la grande plaine de Puna. Au point de vue stratégique, on ne pouvait choisir un meilleur poste d'observation. »
« De la coupole terminale qui forme le couronnement de ce vaste édifice (Boeroe-Boedor) dit M. Leclercq !, on jouit d’une des plus belles vues qui soient au monde. Ce n’est évidemment pas au hasard que l'emplacement du temple a été choisi : du haut de la montagne sur laquelle il est étagé, “ l'édifice était visible de très loin, et il dominait une ; immense étendue de pays. Au fond du tableau î surgissent des volcans entourés de forêts et éclairés 1 par une lumière incomparable.»