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nous occupe, est celui de leur force massive et imposante, accusant chez leurs auteurs une unité de conception artistique et une identité de penchants et d'habitudes héréditaires. Dans le nouveau comme dans l’ancien continent, ces ruines produisent le même effet de puissance et de grandeur. Aujourd’hui encore, nous ne pouvons nous expliquer par quels moyens mécaniques ces hommes pouvaient transporter sur les lieux et placer aux élévations parfois prodigieuses où nous les voyous, des pierres de soixante pieds de longueur sur vingt pieds de hauteur et d'épaisseur, et, invariablement, nous nous demandons, comme M. Maxime du Camp en face des ruines de Thèbes : « Mais comment donc ont-
ils fait cela ? »
C’est l'impression que provoque l'aspect des pyramides d'Egypte, véritables montagnes de blocs énormes, étonnement des siècles. « L'idée seule des peines qu'ont coûtées l’extraction, la taille et le transport de ces matériaux, dit un visiteur, étourdit la pensée. » L'unité parfaite des vastes plans des monuments égyptiens indique qu’ils sont l’œuvre d’armées d'ouvriers, travaillant comme marchent des soldats, sous une direction bien réfléchie, inspirée par des règles consacrées !, De fait, l’ancienne architecture égyptienne est surtout imposante par