‹ L'Amérique précolombienne [microforme]Chapitre 45 sur 128 · J. de MORGAN, Travaux de la Délégation en Perse · texte numérisé non relu

J. de MORGAN, Travaux de la Délégation en Perse

au profit du sol. D’immenses réservoirs recevaient et détournaient les eaux du fleuve pendant ses débordements. Aujourd’hui encore, on reconnaît facilement, aux accidents du terrain, les restes des grands travaux d'irrigation exécutés par les vieux Chaldéens !,

« L'Egypte est un don du Nil», disait-on. Oui, mais ce fut à condition que le travail de l’homme intervînt pour régulariser l'œuvre de la nature et lui faire donner tous ses bienfaits. 11 fallut maintenir au fleuve un lit fixe pour en étendre la valeur fertilisante sur la plus grande partie possible des canaux secondaires s'embranchant sur son cours, le suivant parallèlement et s’y reliant par une série de digues transversales à la vallée: faciliter enfin l'écoulement régulier de ses eaux, de manière que le tout rentrât graduellement dans son lit.

« La création du système des irrigations du N il, la régularisation artificielle de l’inondation, sont, en Egypte, des bienfaits antérieurs à la période historique, dit Lenormant ; celle-ci n’a fait qu'y ajouter quelques modifications de détail. Mais dès l’époque si reculée à laquelle elle s'ouvre pour ce pays, nous trouvons les principes de ces travaux d'irrigation déjà fixés, leur système constitué dans son ensemble. » Méuès, pour bâtir la ville de Memphis au lieu où il

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