‹ L'Amérique précolombienne [microforme]Chapitre 46 sur 128 · W. WILCOCKS, Ancient Irrigation Works on the T. gris · texte numérisé non relu

W. WILCOCKS, Ancient Irrigation Works on the T. gris

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la voulait, détourna le cours du Nil au moyen d'un canal. La digue colossale qu’il construisit pour assécher l'emplacement de Memphis, subsiste encore aujourd’hui sous le nom de « digue de Qoschéisch », et continue à régler tout le régime des eaux de cette région. Lessuccesseurs de Ménès firent creuser, à grands frais, le lac Moeris, destiné à remédier aux inondations trop faibles du Nil. Enfin, le long du Nil et des canaux, on avait construit de nombreuses machines hydrauliques qui servaient à puiser l’eau et à la déverser sur les champs situés à un ou deux étages plus haut. ' L'exécution de tous ces travaux suppose nécessairement des connaissances étendues en géométrie, en mécanique et en architecture. Pour arroser leurs Champs, les Phéniciens, habitués à tailler le roc, creusaient des rigoles qui, des dernières pentes de la montagne, amenaient jusque dans la plaine les eaux vives du Liban.

« L'art de l’agriculture était savant et développé dans la civilisation antique de l’Arabie méridionale. Les méthodes d'irrigation, chose de Ja plus grande importance sous ce climat qua! 2rial, étaient surtout Parvenues au plus haut degré de perfectionnement, et ceci est encore un point de contact incontestable avec la civilisation babylonienne dont celle des Sabéens procédait d’une manière évidente. Ce à quoi les anciens ingénieurs du Yémen excellaient princi-

palement, en matière d’irrigations artificielles, était

la construction, dans les hautes vallées, de barrages puissants qui créaient de vastes réservoirs permanents, remplis au moment de la saison des pluies, et fournissant, pendant la saison sèche, des eaux pour l’arrosement de toute la contrée inférieure. Presque tous les centres importants de population avaient dans leur voisinage un barrage de ce genre d’où dépendait la fertilité des vergers qui les entouraient. Le plus célèbre de tous était la digue de Mareb, dont la rupture, peu de temps après l'ère chrétienne, fut un des événements capitaux de l’histoire ancienne du Yémen, et dont les restes subsistent encore de nos jours. Mais, les auteurs arabes en signalent, à côté de Sanâa, un autre, qui ne le cédait guère en importance à celle de Mareb 1,»

On retrouve les mêmes méthodes de culture dans l'Inde antique. Les auteurs des « villes murées » et des « forteresses inaccessibles» dont parle le Æzg- Véda, savaient aussi endiguer les rivières pour en tirer des canaux d'irrigation et construire de vastes —————

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