The American Antiquarian, 1901. P
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182 L’AMÉRIQUE PRÉCOLOMBIENNE
Tapporter aux nombreuses ruines qu'on y rencontre et aux traditions de ces mêmes peuples 1,
Dans les anciens centres civilisés de l'Amérique, l’art de l’agriculture n’était donc ni moins savant ni moins développé que dans l'Inde, la Chaldéo- Babylonie, l'Arabie du sud et l'Egypte; et si le célèbre égyptologue et orientaliste, que nous citions quelques pages plus haut, voyait dans les méthodes d'irrigation des Sabéens, un point de contact incontestable avec la civilisation chaldéo-babylonienne et même la preuve d’une commune origine, ne faudra-t.il pas également conclure que ces peuples de l’ancien et du nouveau continent qui, non seulement élevaient des monuments semblables, mais encore cultivaient le sol d’après des méthodes absolument identiques, sont de même famille et qu'ils ont conservé, à des milliers de lieues, les coutumes de leurs premiers Parents. Si plusieurs nations de ce continent cultivaient le sol au moment de la découverte de l'Amérique, nous devons supposer, dit un américaniste exercé à l'étude attentive des
faits, « que c’est qu'elles avaient reçu des leçons d’ailleurs 2, » ;
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I. A.-H, BLACKISTON, « Prehistoric Ruins of Northern Mexi- CO», The American Antiquariaon & Orientat Journal, 1905, P. 65.-