I. VteM. Th. de BUSSIERRE, Ze Pérou et sainte Rose de Lima
Paris, 1863, P. 44. —SQUIER, Peru, Incidents of Travel and Exploration of the Land of the Incas.
servaient en qualité de simples soldats, sans pouvoir jamais s'élever au rang des chefs. Une cinquième classe était constituée par les nomades, appartenant pour la plupart à des peuplades vaincues, différentes des Muysca par les mœurs et le langage !, »
L'organisation sociale des Mayas se composait du roi, des prêtres, de la noblesse et des esclaves.
Les mêmes divisions existaient dans tout le Mexique, à l'exception des laboureurs, qui formaient une classe à part. Chaque caste jouissait de privilèges distincts et se distinguait par des costumes particuliers. Les professions et les métiers étaient héréditaires, de même que les titres de noblesse. Les marchands prenaient rang immédiatement après la noblesse féodale effective.
« Cette société, dit Désiré Charnay, basée sur l'esprit de caste, rappelait l’organisation indoue, mais moins exclusive et moins impitoyable; il y avait bien, comme en Asi-, les familles princières, le corps sacerdotal, la noblesse, les cultivateurs et les esclaves, équivalents des parias; mais on passait facilement d’une classe dans une autre, et les traits de courage, les hauts faits d'armes de guerre, pouvaient affranchir l’'esclave, en faire un capitaine 2,»
Aux Etats-Unis, l'étude des tertres et de leur
1. Elisée RECLUS, Géographie universe!!e, t, 18, PP. 295, 296. 2. Désiré CHARNAY, Une Princesse Indienne, préface, p. IX.
Contenu démontre le fait que, chez les Mound- Builders, une autorité souveraine .et incontestée s’imposait pour réunir dans un effort commun la multitude de volontés nécessaires pour élever les Constructions, de proportions parfois énormes, qu'ils ont laissées.
On sait l'influence que le sacerdoce exerçait en Chaldée et en Egypte, où il se confondait souvent, comme dans l’Inde, d’ailleurs, avec le pouvoir politique. « Le sacerdoce babylonien, écrit l’auteur de l’Aistoire des Religions (p. 154), a toujours eu une grande puissance. Les prêtres sont les intermé. diaires entre les dieux et les hommes, les maîtres de la science et les gardiens de Ja littérature sacrée ; ils ont le monopole des rites mystérieux de la magie; aussi leur puissance, au cours des siècles, a-t-elle plutôt crû que diminué. Ils forment dans chaque ville une caste fermée, d'autant plus que le Sacerdoce était héréditaire 1»
Maîtres des jeunes générations, conseillers des hommes faits, juges des morts, il nous est guère
“possible aujourd’hui de se faire une idée du rôle
inouï que l’état sacerdotal jouait en Egypte.
« Les temples, les colosses, les pylônes, les obélisques et les sphinx sont avec les pyramides les seuls monuments que nous ait laissés l'antique Egypte:
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