‹ L'Amérique précolombienne [microforme]Chapitre 66 sur 128 · Journal of the Royal Asiatic Society, vol. V · texte numérisé non relu

Journal of the Royal Asiatic Society, vol. V

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ments. Cela n'empêche que, postérieurement, quelques temples souterrains, on vient de le voir pour ceux d’Elephanta et de Salcette, furent affectés au culte de Bouddha, comme ses disciples dans le Penjab et autres lieux de l'Inde transformaient aussi en pagodes les temples à étages qui existaient déjà dès les temps les plus reculés.

À part quelques modifications de détail, ces nouveaux édifices ont conservé jusqu’à nos jours le même plan et les mêmes formes que les anciens. Un savant anglais, le révérend M. Stevenson, a établi dans plusieurs mémoires publiés dans le Journal of the Royal Asiatic Soctety et dans le journal de la succursale de cette même société à Bombay, que le culte de Çiva existait dans l’Inde

préaryenne !, Le mont Kaïlâsa, dans l'Himalaya, dit l’auteur de l’Æ£stoëre des Religions, est désigné comme la demeure de Çiva. Or, c'est précisément quelque part dans la région himalayenne que nous plaçons nous-même l'habitat primitif des Kouschites,

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1. Ce cuite de Çiva et de son symbole le /irgam remonte, diton, à quinze siècles avant notre ère ; les Aryas le trouvèrent florissant, et c’est afin de se concilier les aborigènes que les brahmes l’introduisirent, non sans vive répugnance, dans leur théogonie. Mais, depuis lors, ces habiles gens l’adoptèrent en l’arrangeant, en le transformant, en le parant de légendes, en faisant de lui une doctrine compliquée, pourvue de préceptes, de rites et de liturgie.» (Ze Correspondant, 10 octobre 1904, P. 162, Paul MINANDE, /mpressions de l'Inde.

et le culte du dieu de la race s’est répandu dans l'Inde et ailleurs en même temps que la diffusion des différentes branches de cette grande famille humaine,

On prête à Çiva plusieurs figures. Il personnifie d’abord la puissance dissolvante et destructrice de la nature, mais il en est aussi le rénovateur, comme l'indique assez son symbole. Il est à la fois un être divin très redouté et miséricordieux ; tantôt un dieu aux mœurs plus que faciles, tantôt un dieu pénitent, et il est adoré comme tel par les çivaïtes de tendance ascétique. Ila pour femme une déesse appelée Parvarti, divinité toute puissante qui crée, conserve et détruit.

Le culte du Soleil a persisté surtout dans l’ouest de l'Inde, dont la couche chamitique primitive des habitants est représentée encore aujourd’hui par le gros de la population. La déesse solaire Sûryâ y est quelquefois regardée comme une divinité masculine et invoquée come dieu suprême. Il n'est donc pas étonnant qu’Alexandre n'ait rencontré sur les rives de l’Indus, d’après ses historiens, que des adorateurs du soleil et du dieu de la coupe.

Le culte du serpent se rencontre surtout chez les adeptes de Çiva. A leurs yeux, le serpent était un emblème d'intelligence, d’immortalité, de protection contre la puissance des mauvais esprits, de rénovateur des forces physiques. Anathématisé par les

prêtes véliques à leur arrivée dans l'Inde, le culte

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Fig. 41.—Ménephtah, !e pharaon de !’Exorle, d'après les monuments.

des serpents y subsiste encore dans plus d'un canton, et le naja est encore Presque aussi révéré, de certait :s castes du moins, qu'aux temps où il servait de symbole et de diadème à la royauté égyptienne !,

C'est cette religion, à caractères multiples, mais où le culte de la nature solaire forme le trait domi. nant, avec ses rites et ses symboles obligés, que nous VéTrONS reparaître, du moins comme premier fonds, dans tous les pays où les Kouschites s’établirent. Chaque ville chaldéenne ou babylonienne avait son dieu solaire. Le WMardouk de Babylone, le Z4/ de Nippur, le Vebo de Borsippa, le Nergal de Kauta, le Ninib de Sirpoula, sont autant de dieux solaires locaux, qui ne diffèrent guère les uns des autres et correspondent à l’un des aspects du soleil, Ainsi, Nebo, par exemple, était censé favoriser la croissance des moissons. A Sippara, le dieu du soleil, Samas, a été adoré dans son temple «la Maison du Soleil» depuis les origines jusqu’à la fin de l’histoire baby. lonienne. Devant lui, sur l'autel, est nn grand disque du soleil, et, au-dessus sont représentées la lune et deux étoiles. Tous ces dieux étaient subordonnés à un dieu suprême, Aou, le souverain maître des dieux, A chacun des dieux secondaires

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