‹ L'Amérique précolombienne [microforme]Chapitre 7 sur 128 · ENT · texte numérisé non relu

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ter de l’autre côté du Détroit de Behring pour y retrouver ses congénères !, Aussi, incapables d'élever ces monuments, les Indiens les ont jamais attribués à leurs aïeux, mais plutôt à une race d'hommes dont ils ne connaissaient aucunement l’histoire. Aussi bien, ces ouvrages, dont l'érection nécessitait une

I. On retrouve les congénères des tribus nord-américaines chez les Tchouktchi, qui habitent aujourd’hui l'extrémité N.-E. du continent asiatique. Même physique, mêmes mœurs, mêmes croyances Les Tchouktchi parlent même une langue qui se rapproche beaucoup des langues polysynthétiques de l’Amérique. Les Yacoutes, dont le territoire est borné au nord par l'Océan Arctique, présentent aussi beaucoup de ressemblance avec nos Indiens. Toutes ces peuplades se distinguent par les mêmes caractères psychologiques : elles sont graves, méditatives, un peu obtuses, mélancoliques. « Du reste dit Murray, dans tout le nord de l’Asie, de l’Europe, de l'Amérique, aous retrouvons presque toujours la même race.» Dans son existerice nomade, elle est arrivée en Amérique par le Détroit de Behring ou l'archipel des îles Aléoutiennes, lieu de passage le plus vraisemblable.

M. Waldemar Bogoras, un des membres de la « Jesup North Pacific Coast Expedition », a lu au congrès international des Américanistes de New Yurk (1902), un mémoire démontrant la parenté des mythes, des légendes, des préjugés populaires dans la Sibérie nord-orientale et le Nord-Ouest américain. « Désormais, dit à ce sujet M. Lejeal dans le compte rendu qu’il a fait de ce congrès (Journal de la Société des Américanistes de Paris, 1903), la pénétration réciproque des deux Folk-Lores, les échanges d'idées d’une rive à l’autre de l'Océan, qu’on ne faisait que soupçonner, s'élèvent au rang de vérités certaines. Voilà, ajoute.t-il, l’un des plus brillants résultats de la campagne subventionnée par M. Morris Jesup.»

trop grande somme de travail Pour ne pas être permanents, ne pouvait servir qu’à une population attachée au sol, et non à une population « caractérisée par des migrations locales et de transformations perpétuelles », suivant l'expression de Parkman. L'étude que M. J.-T. Short a faite des constructions en terre de l’État de la Louisiane et des vallées arrosées par les rivières Rouge et Arkansas, l'amène également à conclure que ces territoires n'étaient pas seulement la partie la plus peuplée de l’aire entière occupée par les Mound-Builders, mais que ce qui reste de ces tertres artificiels présente de tels rapports de conformité avec les grands monuments du Mexique, qu’on ne peut mettre en doute la filiation ethnique des ouvriers des uns et des autres | C’est ce que faisait déjà Témarquer de son temps M. Brakenridge, qui a été l’un des premiers à étudier ces monuments: «La distance qu’il y a, dit-il, de la grande pyramide de la Rivière-Rouge aux premiers teocalli Re 1. «The attempt to identify the Mound-Builders and especially those situated in the Gulf States, with the modern

Indians, has been over-ridden, and has had a tendency to put the Mound-Builders, as a class, in the wroïg light, for there is

de la Nouvelle-Espagne, n’est pas si grande que je ne puisse les cousidérer comme des monuments de la même contrée 1.

Sans doute la civilisation des constructeurs de tertres n’était pas aussi avancée que celle des peuples du Mexique et de l'Amérique centrale; mais l'impression que produisent l’arrangement et la disposition générale des mounds est que la même forme de gouvernement subsistait dans les deux régions.

Je parle ici des Mound-Builders comme race et de l’ensemble de leurs œuvres, sans m'’arrêter à examiner le cas de telle et telle’ peuplade indienne douée de certaines aptitudes particulières. Les Mound-Builders n’ont pas dû tous avoir été exterminés ou refoulés vers le Sud ?. Il est tout naturel de croire, à en juger par ce qui s’est passé ailleurs depuis les temps historiques, que quelques familles, des groupes plus ou moins nombreux, parmi les

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