‹ L'Amérique précolombienne [microforme]Chapitre 8 sur 128 · Trans. Americ. phil. Soc. VI, p · texte numérisé non relu

Trans. Americ. phil. Soc. VI, p

2. Voir au sujet de l’expulsion des Mound-Builders et ies traditions des Sauvages relatives à cet événement, les Mémoires présentés au congrès international des Américanistes, 1ère session, Nancy, 1875, pp. 240 et suiv., et 2e session, Luxembourg, 1877, p. 107.)

Mound-Buildérs, alors qu’ils occupaient encore les vallées du Mississipi ou pendant la période des guerres qui à précédé leur fuite, se soient trouvés incorporés de gré ou de force dans quelques tribus sauvages — ce qui avait lieu assez fréquemment anand elles ne brûlaient pas leurs prisonniers — et que ce mélange de sang, quoique altéré, ait produit, ci et là, un type d’hommes plus intelligents, plus industrieux, plus assimilables, que la masse des barbares répandus par tout le territoire. Les Chérokis, dont la physionomie se rapproche de celle des Européens et qui, dit-on, savaient élever des Constructions en terre ou utiliser celles qui existaient déjà, seraient peut-être un exemple de la possibilité de telle incorporation. Peut-être aussi ont-ils pu s'élever au simple contact d’une civilisation plus avancée. Et pourtant, à ce que rapportent les voyageurs, les Chérokis eux-mêmes déclaraient que leurs ancêtres n'avaient point bâti les mounds de leur pays, mais qu’ils les trouvèrent debout dès leur arrivée dans la région !, Queïques Américanistes sont d'opinion que les Natchez, tribu

1. On sait aujourd’hui que ces Indiens sont entièrement civi. lisés. Ile ont même un parlement composé de deux Chambres, un pouvoir exécutif, des écoles, des journaux, etc.

aujourd’hui éteinte, doivent être rattachés par leur religion aux Mound-Builders. Cela n’est pas invraisemblable, car les Natchez avaient un gouvernement, des mœurs et des croyances qui les distinguaient des autres Indiens. Ils adoraient le soleil et lui élevaient des temples. Leur chef se donnait lui-même comme le fils du soleil et gouvernait despotiquement. « La petite tribu des Natchez, dit Squier, avait plus qu'aucune autre nation du continent des institutions civiles et religieuses, des mœurs, des habitudes et des coutumes analogues à celles des Péruviens !,

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