‹ L'Amérique précolombienne [microforme]Chapitre 73 sur 128 · LENORMANT, Æis£, anc, de l'Orient, t, VI, P · texte numérisé non relu

LENORMANT, Æis£, anc, de l'Orient, t, VI, P

Yémen, dit Renan, n’ont rien de commun avec celles des Sémites. Divers usages paiens, qui s’y conservent encore de nos jours, lui paraissent d’origine kouschite !, »

Le culte des astres était tellement répandu chez les Sabéens qu’il est devenu synonyme du nom de la race dans celui de sabéisme. M. Glaser, explorant cette même partie de l'Arabie, y a trouvé une tablette en bronze sur laquelle sont figurées les personnifications des étoiles du matin et du soir, le dieu-lune et le dieu-soleil. Cette tablette porte des ‘| caractères ressemblant à l'écriture phénicienne 2. » j | Sur une inscription de Shabwat, on voit le dieu- ! lune Sin, fils d'Athtar. «Il est à remarquer, dit { D.-H. Müller, que ces deux déités paraissent aussi (

dans la légende babylonienñe de la déesse d’Ishtar au Hadès, où Ishtar est la fille du dieu Sin.» Cette religion, en effet, venait de la Chaldée. On ne peut comparer les dieux chaldéo-assyriens Ilu, Bel, Samas, Istar, Sin, Samdan, Nisruk, aux dieux de Yémen Il, Bil, Schams, Athtor, Sin, Simdan, Nasr, sans être frappé de l'identité des noms. Nasr y était représenté avec une tête d'aigle tout comme il nous apparaît sur les monuments de Babylone. La triade

1. RENAN, Æistoire des langues sémiliques, 4e édition, p. 320 | et 327.

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