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sont importants, et bien que les données paraissent vagues et obscures, la science parviendra peut-être un jour à les éclaireir et à les compléter,
Une première remarque s'impose : Nous suivons les traces des premières immigrations des Aryas: nous voyons bien ces hommes partir du fond de l'Asie, envahir successivement l'Inde, la Perse, les différentes régions de l'Europe; mais des races nombreuses, des peuples entiers restent! encore étrangers, non seulement aux Aryas, mais aussi à toutes les filiations que l'on a prétendu établir, Les Égyptiens se disaient autochtones, créés par le dieu Horus sur la terre mème qu'ils habitaient (1). S'ils avaient été d'origine asiatique, comment le cheval, qui ne parait que sous la dix-huitième dynastie, le chameau importé seulement vers le quatrièine ou le troisième siècle avant Jésus-Christ, leur seraient-ils restés si longtemps inconnus (2)? D'où pouvait sortir cette population de quelques millions d'habitants, isolés dans la vallée du Nil, sans lien avec les populations voisines ? La même question se pose pour les Berbères, les Ibères, les Étrusques, dont on relève les caractères communs. Dans toute la région Atlantique, dit le docteur Lagneau (3), dans les Canaries, dans la Berbérie ou Mauritanie, si différente sous le rapport zoologique du reste de l'Afrique, dont elle était séparée par la mer du Sahara, il se trouve une race humaine identique. A cette race se rattachent les Kabyles, les Corses, de nombreux habitants de l'ancienne Bétique et de la Lusitanie, certains Basques du Guipuzcoa, les Troglodytes dont les ossements ont été recueillis à Sordes, à Cro-Magnon, à Gibraltar, dans la caverne de l'Homme-Mort. Ces peuples étrangers aux Aryas ne sont-ils pas sortis d'une souche commune? et ne peut-on pas
retrouver chez les Atlantes leur origine ; dans l’Atlantide, le point de départ de leurs migrations ?
(1) Brugsch, Hist, de l'Egypte depuis les premiers temps de son existence. Leipzig, 1859, 1° p.,ch.1.
(2) A. Desmoulins, Sur la patrie du chameau à une bosse et sur l'époque de son introduction en Afrique,
(3) Revue d'Anthrop., 1880, p. 464. -—- De Quatrefages et Hamy, Crania Ethnica, p. 96.
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Nous avons dit que la faaine Américaine etait essentiellement distincte de la faune de ancien continent, Les mammileres, los OisCHUux, les poissons, les mollusques présentaient des différences si nettement accusées, que les 20ologistes n'ont pas hésité à los ranser dans d'autres familles, L'étude de la flore conduit à dos conclusions analogues, Au moment de la découverte de l'An. rique, la séparation dans tous les règnes était complete, FH n'en avait pas toujours été ainsi; les travaux qui resteront la gloire ln plus incontestable de notre sièele l'ont pronvé sans réplique 1
I y a quelques années déjà, M. Gaudey faisait remarquer la ressemblance de l'éléphant qui vivait en Amérique, au début des temps quaternaires, avec V'£lephas primigenius, dont on à re. cueilli les ossements dans les environs de Paris (2), existe égnlement une grande analogie entre FElephas americanus, ot l'Elephas antiquus, de nos régions, Le Mastodon americanus parait avoir eu des rapports étroits avec le Mastodon turicensis, qui a véeu en Europe durant les périodes miocène et pliocene, Sion réfléchit, continue M, Gaudry, qu'à côté de ces affinités des proboscidiens, des affinités non moins grandes ont existé entre les bisons, les ovibos, les rennes, les cerfs de l'Amérique du Nord et leurs congénères Européens, on est bien disposé à croire qu'ils a eu autrefois une communication entre Fancien et le nouveau continent, Remontons encore l'échelle des temps, des recherches récentes ont prouvé que la faune éocène des environs de Reims se rapproche singulièrement de la même faune dans le Nouveau-Mexique. L'étude des mollusques tertiaires des États Unis établit la complète identité de quelques-uns d'entre eux avec ceux des couches françaises correspondantes, et on trouve dans le Yang-tse-Kiang, des coquilles dont les analogues ne vivent actuellement que dans les grands cours d'eau de l'Amérique du Nord (3), Un nombre considérable de vertébrés tertiaires de la
(1) Hamy, De l'homme tertiaire en Amérique et des centres multiples de création (Revue des cours scientifiques, 19 mars 1870).
(2) Bul. Soc, Geol., t. I, 3° séric, Paris, 1875.
(3) Sauvage, Nature, 1874, t, I, et 1881, t, I.
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