‹ L'Amérique préhistorique [microforme]Chapitre 11 sur 113 · LES KIÜKKENMODDINGS ET LES CAVERNES · texte numérisé non relu

LES KIÜKKENMODDINGS ET LES CAVERNES

maux des représentations humaines: ils rappellent de tous points ceux trouvés sous les mounds: chez les autres, au contraire, la poterie est toujours mal cuite, grossierement fabriquée, Dans certuines régions le silex est rare: les os sont apointés et paraissent avoir suffi à la défense et à tous les usages domestiques, En général, les fouilles des kjôkkenmôddings n'ont donne ni une pipe, ai un fragment qu'on puisse y rapporter : ce serait donc plus tard que l'habitude de fumer, dont nous allons constater de si nombreuses traces, a pris naissance, Presque partout, en revanche, on trouve des ornements, souvent aussi de lhématite destinée sans doute au tatouage, Le goût de la parure est inné chez l'homme alors mème qu'il est le plus misérable et le plus dégradé, et ce goût nous surprend quelquefois par les formes étranges qu'il revêt, Dans les immenses régions où l'on constate l'accumulation des débris que nous étudions, les différences doivent nécessairement être considérables, Aucune conclusion générale, aucune théorie absolue ne sont de mise: si elles paraissent prouvées sur un point, sur un autre nous sommes forcément amenés à une conclusion contraire à une autre théorie,

Un seul fait permet une appréciation tout au moins approximative de la date de la formation de certains kjô‘kkenmôüddings. ÏLen est qui sont couverts d'arbres gigantesques, Celui de Silver Spring est couronné de chènes séculaires: un des plus grands parmi eux ne mesure pas moins de vingt-six à vingt-sept pieds de circonférence, ilne saurait, selon Jeffries Wyman (1), avoir moins de six cents ans d'existence, I porte de même, par l'étude des cercles concentriques, à quatre cents ans l'âge des arbres qui s'élèvent sur les Shell-Heaps de Blue-Spring et d'Old-Town, Si ces calculs sont exacts, et ils paraissent tels, ils nous font bien connaître le moment, où le Kjükkenmôüdding a été abandonné, où l'arbre de la forêt a remplacé la demeure de l'homme: mais notre ignorance reste complete sur la date initiale, où l'accumu-

Jation des coquilles et des débris a commencé : c'est là surtout

ce quil importe de savoir.

(1) Report Peabody Museum, 1872, t.1, p. 25.

mme et a

Les dépôts de guano du Pérou ont donné des poissons (fig, 19, des figurines, de grossières idoles en or et en argent, de nombreux tessons de poterie (1), Le Peabody Museum à Cambridge (Massachusetts) possède vingt ornements en or, provenant des iles Chineha (2), Ce sont des plaques tres minces, disposées en paralle logrammes de sept à huit pouces de longueur sur trois à quatre de largeur, couvertes de lignes pointillées et percées d'un trou, qui permettait soit de les suspendre au cou, soit de les attu cher aux vêtements, L'homme habitait done ces iles, au moment où s'accumulaient ces couches, qui ont joué un rôle si conside.

Fig, 19, — Poisson en argent des iles Chinehu,

rable dans notre agriculture moderne: et il se nourrissait sans doute des innombrables oiseaux de mer qui les peuplaient, Su certains points, les couches sont recouvertes de dépôts marins, qui atteignent jusqu'à deux mètres de puissance, L'étude géologique du terrain prouve que depuis la présence de l'homme, ces iles ontété immergées dans les flots puis émergées de nouveau, Sans que nous puissions nous rendre compte des causes de ces phénomènes (3), Ces dépôts selon toutes les apparences remontent aux mèmes époques que les kjôkkenmôddings que nous venons de décrire; la présence de métaux précieux, tels que l'or et l'argent, indiquerait bien une époque plus récente : mais nous savons que leur emploi est autrement ancien au Pérou, que dans l'Amérique du Nord ou l'Amérique centrale,

(t) Baldwin, Ancient America. New-York, 1872.

(2) Report Peabody Museum, 1874, p. 20.

(3) Nous avons traité dans les Premiers Hommes et les Temps préhistoriques toute la question des mouvements du sol {t. Il, p. 319 et suiv.).

voissons (fig, 19, argent, de nom.

un à Cambridge rovenant des iles DSCCS CI paralle ur trois à quatre reves d'un trou, oit de les attu iles, au moment rôle si conside.

nourrissait sans peuplaient, Su de dépôts massance, L'étude ace de homme, acrgées de noumpte des causes s les apparences nmôddings que ‘écieux, tels que plus récente:

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