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deux parties à peu près égales par une rangée de quatre estufas. Deux ailes sont placées perpendiculairement au bâtiment principal, L'aile gauche est divisée en trois rangées de chambres paralloles, plus grandes que celles des CH Houses (1) ; les murs extérieurs sont en ruines; mais des murs de refend assez bien conservés atteignent encore le deuxièn.e étage. Cette aile se coninue en quart de cercle, et bien que toute cette partie ait beaucoup souffert, on peut encore y distinguer cinq rangées de cellules et neuf cellules à chaque rangée. Mentionnons enfin trois estufas, à moitié en sous-sol, placés un peu en avant des bâtiments.
A l'aile droite, les murs sont micux conservés: sur certains points, ils atteignent encore 30 pieds de hauteur et on a constaté jusqu'à quatre étages différents disposés en retrait les uns sur les autres (2). Cette partie des constructions à paru aux explorateurs la plusrécente de toutes ;quelques-unes des poutresqui soutenaient ls planchers sont encore en place et font comprendre la disposition des différentes chambres, les plus grandes du pueblo.
Ia été impossible, à raison de l’état de dégradation d’une parlie des ruines, de savoir le nombre exact des chambres. Dans un pueblo voisin, le pueblo Pintado, on en compte centcinquante ; tout donne à penser que leur nombre était plus élevé encore au pueblo Bonito.
\iles murs intérieurs, ni les murs extérieurs n'offrent une trace d'escalier ; il est présumable que ?’on communiquait d’un étage à l’autre par des échelles ; c'est le mode encore usité dans les pueblos actuellement habités. Les fenêtres sont d’une exlrème petitesse ; leurs linteaux se composent de morceaux de bois de cèdre ou de pin à peine équarris et simplement poses les uns à côté des autres. Les planchers devaient être en bois: ils ont été en grande partie brûlés par les soldats du colonel Washinglon, pour entretenir leurs feux de bivouac.
(1) Elles mesurent de 12 à 20 pieds de longueur sur 12? à 15 de largeur.
(2, Nous trouvons également plusieurs étages aux pueblos voisins. Le pueblo Pintads en compte quatre; le second mesure dix pieds de hauteur, le troisième sept. Le pueblo de l'Arroyo compte trois étages, on pourrait en citer plusieurs autres.
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Les murs du côté Est sont assez bien conservés et s'élevent ; la hauteur du second étage. De ce côté se dressent deux estufx les plus considérables du pueblo; leur diamètre est de plus de 50 pieds ; elles étaient situées au milieu de la cour et noyces dam un massif de maçonnerie qui forme un rectangle de 115 pied sur 65. Plus loin des amas de décombres indiquent l'emplace. ment de constructions, dont i! est impossible de dire la desti. nation ; elles reliaient les estufas à deux autres plus petites, qui touchaient au bâtiment principal. Dans la cour même, une série d'excavations remplies de débris de toute sorte fait croire à une suite de souterrains; il est regrettable que ce point intéressant n'ait pas été vérifié.
Fig. 103. — Modes divers de maçonnerie employés dans les constructions de | vallée du Chaco,
La maçonnerie, remarquable en général parlesoin et la précision avec laquelle elle a été exécutée, contraste singulièrement avec celle que l'on voit aujourd'hui chez les Indiens sédentaires. On choisissait toujours les pierres les plus grosses, pour encadrer les ouvertures, eton les dressait à angles parfaitement droits. Dans les constructions très diverses qui forment l’ensemble du pueblo Bonito,. cette maçonnerie offre de notables difiérences (fig. 103) ; elle ne paraît pas dater du même temps; et il est possible que certaines parties aient été refaites à des époques plus récentes. Sur plusieurs points, les murs extérieurs sont renforces par des rondins de bois de 3 à 4 pouces de diamètre, placés verti-
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I faut noter aussi le grand nombre d'estufas qui se dressent de toutes parts au milieu de ces ruines. Mr Jackson en a compté jusqu'à vingt et une. Elles sont remarquables en général par leur urandeur et la solidité de leur construction. Presque toutes étaient iras du sol, et leur hauteur dépassait celle des autres bâtiments. On ne leur voit aucune ouverture latérale; il est probable que, comme au pueblo Pintado, on pénétrait dans l'intérieur par une ouverture ménagée dans la voûte. La plupart de ces estufas sont complètement en ruines et leur emplacement seul est marqué par des amoncellements de terres et de pierres. Celles restées encore debout prouvent l'intelligence des architectes et l'habileté desouvriers. Dans quelques pueblos, elles sont soutenues par des contreforts, destinés à leur donner une plus grande solidité (2).
Chaque découverte montre l'importance de ces estufas. Nous les avons signalées dans les Cliff-Houses : nous les voyons dans les pueblos et aujourd'hui encore elles existent chez les Indiens Moquis (3;. Ce sont encore là des points de comparaison qu'il convient de ne pas omettre.
En continuant ses recherches, M. Jackson découvrit à l’est, en dehors de l'enceinte du pueblo, l'emplacement de plusieurs
(1) Les Premiers Hommes et les Temps préhistoriques, t. 1, p. 414.
(?) Au puecblo Hungo-Pavie, l'estufa est flanquée de six contreforts qui sont de véribles piliers ; au pucblo Pintado, on en trouve quatre à peu près semblables. Il serait facle de multiplier ces exemples.
3) Chez les Moquis, les estufas sont des chambres carrées : elles servent datelicrs pour le tissage. Les hommes et les femmes s'y réunissent pour éviter la grande cha-
leur du jour, mais plutôt, selon d'autres récits plus croyables, pour se livrer à leurs rites mystérieux.
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petites constructions, élevées sur un banc de pierres qui formail l'assise inférieure du rocher. Le banc calcaire avait mème ét prolongé par une couche de maçonnerie formée de grosses et de petites pierres disposées alternativement. Plus loin encore, un autre masse de ruines plus importantes, comprenant deux estu. fas, dépendait, selon toute vraisemblance, du pueblo Bonits ({.
Le temps manqua sans doute aux explorateurs pour fouiller deux amas de cendres qui existaient au sud du pueblo: il « bien certain que ces kjôkkenmüddings auraient livré des ob. jets destinés à mieux faire connaître les vieux habitants du «ol américain,
Parmi les autres pueblos, il faudrait encore citer le puebl Una-Vida (2), le pueblo Pintado dont nous avons parlé à plusieurs reprises, le pucblo Weje-Gi, le pueblo Peñasca-Blanea (3 le plus grand de tous après le pueblo Bonito, le pueblo de l'Arroyo, où l'on peut encore constater l'existence de trois étages; les planchers sont en branches de saules entrelacées et chargées de terre battue. Une description détaillée de ces pueblos nous entrainerait à une constante répétition. C'est partout le même genre de constructions, avec leur régularité mathématique, leurs murs en pierres ou en adobes, et leurs estufas dominant les autres bâtiments. Il faut cependant ajouter que ke pueblo Alto, que l’on aperçoit à peine de la vallée, est situe, comme les Cliff-Houses, au sommet d'une colline assez élevée, On y arrive par un escalier de vingt-huit marches, grossièrement taillées dans le roc; à droite et à gauche on peut distinguer des trous pour placer la main et pour faciliter ainsi l'ascension. En arrivant sur la mesa, on est en face d'une construction en forme de parallélogramme, présentant tous les caractères d'une
(1) Leur emplacement mesure 153 pieds sur 73.
(2) L'estufa de ce pueblo est une des plus grandes connues jusqu’à ce jour, son diamètre dépasse 60 pieds.
(3) Ce pueblo est en forme d'ellipse ; la cour intérieure mesure 346 pieds sur 269 et l'ensemble des constructions 499 pieds sur 363. A côté de ces pueblos considérables, 1l s'en trouve d'autres fort petits. Celui qui porte le n° 9 dans les plans levis
par M. Jackson ne mesure que 78 pieds sur 63 et cependant on y voit deux estufas et une vingtaine de chambres.
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grande antiquité, et probablement, b,... ::térieure à toutes les autres constructions de la vallée. Tout auprès, on aperçoit un immense amas de débris de toute sorte, des tessons de poterie principalement ; les ingénieurs Américains l'ont cubé et estiment sa contenance à 25,000 pieds cubes, Répétons encore nos regrets que les explorateurs n'aient pu entreprendre des fouilles; leur résultat eut certainement aidé à l'élucidation des problèmes que nous cherchons à exposer.
Le voyageur est récompensé des fatigues de l'ascension : du pueblo Alto, il voit à ses pieds les ruines qui surgissent de toutes parts dans le cañon Chaco; plus loin s'étend un horizon immense ; au nord le bassin du San Juan, et la chaîne de la Plata; à l'est, la Sierra Tunecha ; au sud, les cimes dentelées et chargées de neige de la Sierra San Mateo ; à l'ouest les monts Jemez dominés par le Pelado aux glaciers éternels. Tout à changé ; la nature seule reste immuable, et l'homme du dixneuvième siècle jouit du mème aspect, à la fois riant et grandiose, qui devait charmer l'antique habitant du pueblo.
Au Chettro Kettle, le général Simpson, lors de sa première exploration ({), put examiner une chambre encore remarquablement conservée. Nous ne pouvons mieux faire que de lui emprunter la description qu'il donne; elle montre que ces hommes perdus au milieu de régions d’un abord si difficile savaient consruire leurs demeures avec autant d'art que les peuples que nous sommes accoutumés à regarder comme les initiateurs de la ci- \ilisation. « Cette chambre, dit-il, a quatorze pieds de largeur sur dix-sept pieds et demi de longueur; on y pénètre par une porte qui mesure trois pieds et demi d'élévation. Une autre porte, à l'extrémité ouest, conduit à une petite pièce attenante, de deux pieds seulement de largeur et dont la hauteur n'a pu être exaclement établie, à raison de la masse de décombres qui l’obstruaient, Les murs en pierre sont revètus d'un enduit assez bien conservé. Une niche de trois pieds deux pouces de hauteur, sur
1) Report of the Secretary of war, 31" Congress 1" Session.
Pueblos de Las Animas.
quatre pieds cinq pouces de largeur, a été pratiquée dans le mur du côté sud, On a supposé qu'elle était destinée à servir de fover mais il a été impossible de découvrir aucune trace de chemince, la fumée se serait donc répandue dans la chambre, Trois autres niches existaient dans ce même mur, rien n'explique leur utilit Le plafond était soutenu par deux poutres maitresses, sur les. quelles on avait posé transversalement un nombre de poutrelles, rattachées entre elles par des filaments ligneux. Les interstices avaient été soigneusement bouchés avec des petits cailloux, et sur cette assise on avait placé des lattes qui présentent l'appa. rence et l'odeur du bois de cèdre. »
M. Jackson, qui visita ces ruines vingt-huit ans après le gén ral Simpson, ne retrouv plus cette chambre située au nord ouest de la construction (1) ; mais il en cite d'autres, non moin curieuses, Il fallait y pénétrer par des trous pratiqués dans hi maçonnerie; le premier étage seul possédait une série de petites fenètres. Les murs du pueblo Chettro Kettle mesuraient 4 pieds de longueur sur 40 de hauteur; leur eubage donne 415,000 pieds cubes de maçonnerie. Si l'on songe que chacun des pierres qui entrait dans ectle maçonnerie à dû être tirée de la carrière, amenée à une assez grande distance, équarrie, pur posée ; si on ajoule les poutres qu'il fallait aussi aller chercher an loin, les ouvertures qu'on devait établir, il est difficile de ne pas conclure qu'un grand nombre d'ouvriers, dirigés par des architectes intelligents, ont été employés à ces constructions, qui, au point de vue tout au moins de l'art du maçon, temorgnent d’une civilisation avancée.
Les mêmes observations peuvent s'appliquer à un pueblo, situe sur les bords de la rivière de Las Animas, un des affluents du San Juan, à soixante miles environ du Chaco. Ce pueblo à ete visité par l'honorable L. Morgan et décrit par lui avec une sert puleuse exactitude (2). Le bâtiment principal, de 368 pieds, et ses
(2) On the Ruins of a Stone Pueblo on the Animas River in New-Merico. An. Ass. Saint-Louis, 1877. — Report Peabody Museum, t. 1, p. 536.
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deux ailes de 270 pieds de longueur sont les plus élevés de tous ceux actuellement connus. Ils comptaient cinq, peut-être mème x étages et soixante-dix chambres ou cellules à chaque étage. Les murs n'ont jamais moins de deux pieds et atteignent parfois jusqu'à trois pieds six pouces d'épaisseur, Quelques-unes des chambres communiquaient entre elles par des trappes; d'autres waient deux portes et quatre ouvertures latérales, assez petites Lest vrai, mais pouvant du moins admettre l'air et la lumière, luxe presque inconnu chez ces populations. Ici aussi, nous retrouvons les estufas ; il en est deux dans le bâtiment prindipal, une autre dans un bâtiment annexé ; une quatrième enfin, du diamètre de soixante-trois pieds ‘et demi, s'élève au milieu de la cour.
D'autres pueblos presque aussi grands existent dans la vallée de Las Animas. Cependant M. Morgan estime à 5,000 âmes seulement la population de la vallée, au moment où tous ces puelos étaient habités. Nous reproduisons ce chiffre, bien qu'il ne repose que sur des bases purement hypothétiques.
A l'autre extrémité du Nouveau-Mexique, il existe des ruines non moins remarquables (1); et elles offrent avec celles que nous avons décrites une telle similitude, qu'il est impossible de ne pas ls attribuer aux mêmes races et aux mêmes époques. Ces pueblos étaient situés dans toute la partie de la vallée du Rio Grande, limitée au nord par le Rio de las Frijoles, au sud par le San Domingo, à l'est par le plateau qui s'étend jusqu'à Santa-Fé (2).
Nous choisirons parmi ces ruines celles qui se trouvent dans h vallée du Rio Pecos, petite rivière qui se jette dans le Rio Grande (3), M. Bandelier a visité récemment cette vallée longue de vingt à vingt-cinq miles, large de six à huit et située à une (1) A. F. Bandelier, Report on the Ruins of the Pueblo of Pecos. Arch. Institute of
America. Boston, 1881.
(?) Capitale de l'État du Nouveau-Mexique, Son altitude est de 6840 pieds au-dessus du niveau de la mer. ‘
(3) Dans le voisinage on rencontre des placilas célèbres par, leur richesse en mélux précieux et les cerillos, où l'on trouve les turquoises bleues et vertes,
Ruines du Rio Pecos.
altitude de 6346 pieds (1). Nous ne pouvons mieux faire que di résumer, en nous aidant d'autres sources, li description qu'il donne des constructions les plus importantes ; nous conserveron les initiales À et B, sous lesquelles il désigne deux groupes: leu nom comme leur histoire restent absolument inconnus,
Le pueblo B s'élève sur une mesa qui domine le Rio Pecx Ses fondations reposent sur un rocher siliceux et les dispositions du bâtiment varient selon les sinuosités ou les aspérités du ro. cher ; elles sont donc loin de présenter cette régularité qui Frappe si singulièrement dans les pueblos du Chaco ou du Mac Elmo, Le bâtiment mesure 440 pieds de longueur et 63 de largeur masima ne comprend nulles ailes latérales, nulle cour intérieure, « pour la première fois nous rencontrons un pueblo sans estufa, On est parvenu à compter cinq cent dix sept cellules, séparée. par des murs de refend très-minces. Les plus grandes mesuren neuf pieds sur seize, les plus petites sept pieds sur neuf, M. Ban. delier porte leur élévation à sept pieds et demi (2). Comment un semblable réduit pouvait-il servir à l'habitation d'un être hu. main (3)?
On distingue dans la maçonnerie des assises fort différentes: les unes sont en grès schisteux gris ou rouge, les autres en un conglomérat formé de nombreux silex variant de la taille d'un pois à celle d’une noisette. Seule, une partie, que l'on regard comme la plus récente, est en adobes d'assez grande dimension (4). Cette maçonnerie est revètue à l'intérieur d'un enduit très soigné, de couleur blanche, dont la composition n'a puètre déterminée ; elle était consolidée par des poutres en cèdre ou en sapin, noyées dans le mur; ces poutres étaient à l'état naturel:
(1) Emory, Notes of a Military Reconnaissance from Fort Leavenworth in Missou to San Diego in California. Washington, 1848.
(2) Si le calcul de M, Bandelier est exact, la hauteur totale du bâtiment aurait à de 36 pieds.
(3) Castañeda de Nagera, Relation du voy. de Cibola. — Juan Jaravillo, app. \l Ternaux Compans, série I, t. IX. — G. Castaño de la Cosa, Memoria del Descubri: miento que. hizo en el Nuevo Mexico ; Mexico, 1590, Doc. ined, de los Archivos de
Indias, t. XV, p. 244.
(4) Ges adobes mesurent 11 pouces sur 6.
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on s'était contenté d'enlever l'écorce. D'autres poutres servaient à soutenir le plancher formé de broussailles, de rognures de bois et d'une couche épaisse d'argile délayée ; c'est la mème disposition, que nous avons précédemment racontée, On n'a trouvé nulle trace ni de portes, ni d'escalier; on arrivait par des trappes aux différents étages, en retrait les uns sur les autres. Castañeda, en racontant une des premières expéditions des Espagnols, celle de 1540, dont il faisait partie, rapporte que les toits des maisons formaient des terrasses qui permettaient de se rendre de l'une à l'autre, Tels, sans doute, avaient été de tout temps les moyens de communication des habitants. Ajoutons que c'est le mode encore employé aujourd'hui par les Indiens de Zuni, de Moqui, d'Acoma ou de Taos; nul changement ne s’est produit dans des habitudes séculaires.
Dans une des chambres, on a recueilli des cendres et des fragments de charbon, seuls indices du foyer domestique. Il a été impossible de reconnaitre le mode employé pour faire disparaître la fumée, peut-être faut-il l’attribuer à l’état de destruction où était le bâtiment, car le général Simpson décrit au pueblo de San Domingo un trou d'échappement placé précisément audessus du foyer (1).
Le pueblo A est situë au nord du pueblo B. Il comprend plusieurs bâtiments (2) entourant une cour (3). Leur périmètre est de 1190 pieds, et on a compté jusqu'a cinq cent quatre-vingtcinq chambres. C’est le pueblo le plus considérable découvert jusqu'à ce jour. Sa construction ne diffère en rien de celles que nous avons racontées, on ne voit aucun escalier, aucune fenètre, aucun foyer, aucune cheminée et trois petits estufas rappellent les usages ordinaires de ces populations (4).
(1) Fire Place and Smoke Escape at the Pueblo of Santo Domingo.
(?) La hauteur de ces bâtiments devait être fort différente, ainsi celui de l'est avait cinq étages, celui du nord deux, celui du sud quatre. Bandelier, /, c., p. 78.
3) Les dimensions de cette cour données par Bandelier sont 210 pieds sur 63.
(4) M. E. Lee Childe, dans une publication récente (Correspondant, 10 nov. 1881), décrit un village indien du Nouveau-Mexique qu'il venait de visiter : « Devant nous, ditil,à droite et à gauche, deux rangées de ces habitations en adobes, basses, sans ouver-
DE NADAILLAC, Amérique. 16