‹ L'Amérique préhistorique [microforme]Chapitre 52 sur 113 · ARE · texte numérisé non relu

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Tout autour des pueblos et dans l'intérieur des diverses col lules, on a recueilli d'innombrables fragments de poterie, dos pointes de flèche, des éelats d'obsidienne, de lave noire, d'y gate, de jaspe, de silex, des haches et des marteaux en pierre, des anneaux en cuivre, Parmi tous ces objets, nous devons une mention spéciale à plusieurs petites idoles en terre cuite assez semblables aux idoles mexieaines, C'est jusqu'à présent le seul fait connu, qui jette quelque jour sur le culte des habitants des pueblos (4).

Cette habitation en commun, ces cellules toujours si exacte. ment semblables, l'absence de toute demeure plus importante, ont fait supposer que les hommes des pueblos vivaient sous un régime communiste et égalitaire (2); ils formaient certainement une population agricole ; toute population sédentaire l'est, par lu seule force des choses, Auprès du Rio Pecos, on a pu d'ailleurs reconnaitre des champs cultivés, des traces d'irrigations assez étendues (3). C'était là sans doute la Auerta del pueblo, le jardin cultivé par le travail commun (4). La propriété collective était

tures extérieures, niportes, ni escaliers. Par une échelle mobile et extérieure, on monts sur des toits plats en terrasse. Toutes les fenêtres et les portes donnent dans uni cour intérieure, où l'on ne pout pénétrer qu'en descendant par une autie échelle Chaque maison est ainsi une espèce de petit fort, où l'échelle retirée, ni homme, ni bète ne peut plus pénétrer... Cette tribu fait partie des Indiens Pueblos qui ont adopt: des mœurs agricoles, cultivent la terre et élèvent du bétail. » Ne croirait-on pas lire une description des anciennes demeures que nous cherchons à faire connaitre.

(1) Ant. de Espojo, EL Viaje que hizo en el anno de ochenta y tres. Makluyt, Voynges, t. III. Si nous acceptons le récit de Coronado, Pecos était déjà on ruines en 1540. Plus tard, sous la direction des Franciscains, le pueblo se releva ; on construisit une église et un couvent, et en 1680, la population dépassait 2,000 habitants, Vetaneurt, Cronica, p. 300. — Bandelier, L. c., p. 120 ets.

(2) Bandelier, £, c., p. 54, 60, 89 et s. — Force, Cong. des Am, Luxembourg, 1811, p. 16.— « Le lendemain matin, je fus éveillé dès l'aube par un chant étrange, raconte un voyageur récent. Ayant tiré aussitôt les rideaux de l'ambulance, je distinguai vagucment le profil du chef qui se tenait debout au sommet du pueblo. Lorsqu'il eut fini de chanter, il lança une proclamation. Il l'avait à peine terminée que je vis des figures se mouvant avec rapidité, On m'expliqua que le chant du chef était un acte d'adoration et que la proclamation avait pour objet de faire connaître quelle serait, durant la journée, la tâche des différentes familles auxquelles appartiennent les cinq cents personnes vivant dans le pueblo. » — Le présent peut aider à comprendre le passé.

(3) Des acequias où grands canaux, et dos zanjas, simples fossés d'irrigation.

(4) On reconnait encore, sur bien des poiuts, le contour des champs où l'on cultivait

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LES CLIFF DWELLERNS. 213

soumise au mème régime que celui généralement adopté au Mexique, avant la conquête espagnole, La terre, propriété commune, était partagée chaque année entre les différentes familles qui formaient la tribu et qui étaient probablement unies entre elles par les liens d'une étroite parenté, Mais chaque famille rslait maîtresse des produits de son travail; elle récoltait les grains qu'elle avait semés, les fruits qu'elle avait plantés, Ces sertions paraissent fondées, car selon Mariano Ruiz, qui wait demeuré longtemps chez les Indiens Pecos, ce mode de culture existait encore récemment chez eux: il a mème duré jusqu'à l'extinction de la tribu, et, pour citer ses propres paroles:

La tierras son del pueblo, pero cada uno piede vender sus coscchas, »

Les fragments de poterie sont aussi nombreux chez les CH Dwellers et chez les habitants des pueblos que chez les Mound- Builders, « Tous ceux qui ont visité ces régions, dit M. Jackson, sont vivement impressionnés des débris de poterie semés partout «ur leur passage, et cela jusque dans les lieux où l'on n'aperçoit nul vestige d'habitation humaine. La nature de la poterie a «ns doute permis une durée plus longue que celle des adobes tombés en poussière, » « C'est par charretées que nous voyons à nos pieds les fragments de poterie peinte », dit M. Bandelier, un racontant les ruines du Rio Pecos. « Les anciennes tribus indiennes qui ont vécu sur les bords du Rio Gila, ajoute Schoolcraft (1), ont attesté leur longue résidence par la profusion de lessons de poterie qu'ils ont laissés après eux. »

M. Holmes est plus explicite encore ; selon lui, le nombre de ces lessons confond l'imagination. Sur une surface de dix pieds carrés, mesurée au hasard, il put recueillir des fragments se rapportant àcinquante-cinq vases différents, jarres ou amphores, plats ou bouteilles. Toutes les explorations amenent de semblables résullts; et partout les amas de fragments de toute sorte sont autre-

le mais; ces champs sont marqués par la puissante végétation d'une robuste variété d'hélianthes,

(1) 4rchives of Aboriginal Knowledge, t. I, p. 83.

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