WEBSTER, N.Y
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testés, et nous savons seulement que çette dernière barque était de la longueur des galères espagnoles, large de hui pieds, qu'elle était montée par vingt-cinq hommes et que ver le milieu on avait construir un toit en jones, pour garantir du soleil les femmes et les enfants,
Les demeures de ces hommes offraient la plus extrème va. riété, Cette variété n'a rien qui puisse surprendre, si nous considérons la grande étendue de l'empire de Xibalba et les peuples très divers qui lui étaient soumis. Les Quichés et l Cakchiquels qui habitaient les terres hautes du Guatemalh plaçaient leurs villes, comme les Cliff-Dwellers, sur des points d'acces difficile et les entouraient de murs élevés et de loss profonds. Grijalva et Cordova, les premiers Espagnols qui pururent sur les côtes du Yucatan, parlent de maisons bâties en pierres reliées avec du mortier de chaux, de toits en roseaux ou en feuilles de palmier, parfois même en dalles de pierre (1, Ces maisons n'avaient point de porte, et chacun pouvait entrer et sortir librement.
Dans le Micaragua, les murs, comme ceux des jacals des Indiens, étaient én cannes. Les maisons des chefs étaient érigées sur des plates-formes artificielles, ayant souvent plusieurs pieds de hauteur. Cortès nous apprend (2) que celle qu'il habitait, auprès du golfe de Dulce, se composait d'un simple toit soutenu par des poteaux. Les temples, par une exception qu'il faut noter, n'étaient guère plus somptueux que les demeures des hommes. Ils étaient construits en bois et couverts en roseaux. Les images des dieux reposaient dans des chambres souterraines fort obscures. Devant chaque temple s'élevait une
sent des barques semblables qui peuvent contenir jusqu'à cent personnes, ct ils ne craignent pas avec ces barques d'entreprendre de longues navigations.
(1) Juan de Grijalva, Cronica de la Ordende N. P. S.Augustin. Mexico, 1624. — « Las casas son de piedro y ladrillo, con la cubicrta de paja o rama, y dun alguna de lanchas de piedra, » Gomara, Hist. de Mexico, Anvers, 1554, £° 23. — « The houses were of stone or brick and lyme very artificially composed, To the square courts or first habitations of their houses, they ascended by ten or twelve steps. The roof was of recds or stalks of herbs. » Purchas, His Pilgrimes, London, 1625-6.
(2) Cartas, p. 268, 426, 447.
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pyramide tronquée, semblable à celles de la Floride ou du Mississipi, C'était là que les sacrifices s'offraient, à la vue de tent ke peuple (1).
Nous avons résumé tout ce qui est actuellement connu dit peuple Maya. Les lemples, les palais, dont les ruines sont enre debout, diront mieux ses goûts artistiques et son organi- «lion sociale; avant d'aborder leur étude, il nous faut parler des Nahuas qui se précipitaient à leur tour sur des pays dont li renommée publiait la richesse.
I faut comprendre, nous l'avons dit, sous le nom de Nahuas, ls tribus évidemment de même origine, qui dominèrent suc- «sivement l'Anahuac (2). Les Toltecs (3) furent les premiers à ‘ablir un gouvernement régulier qui s'étendit peu à peu sur les pays voisins. Ils arrivèrent vers le sixième siècle d2 notre ere; plus tard, ils furent remplacés par les Chichimees, qui à leur tour devaient être vaineus par la coalition des Aztecs, des Acolhuas etdes Tepanecs. Enfin les Aztecs, vainqneurs de leursalliés, resrent les seuls maîtres du Mexique jusqu'à la conquête espagnole. Du sixième au seizième siècle, la domination Nahuatl présente donc trois périodes distinctes, celle des Toltecs, celle des Chichimecs et celle des Aztecs. Entre ces temps, il faut placer de nombreuses invasions de peuplades qui, poussées comme par une borce irrésistible, se précipitaient vers ce centre commun (#).
Ces peuplades appartenaient à la même race ; toutes parlaient des dialectes se rattachant à la même souche (5). C'est là un
(1) Ovicdo, Hist, Gen., t. IV, p. 37. — Picrre Martyr, déc. VI, lib. V. à) Le préfix À placé devant Anahuac paraît tre l'abréviation d'4£4, eau. Anahuac se traduirait donc par le pays des Nahuas sur l'eau, Il est difficile de fixer l'étendue de ce pays; il a varié considérablement selon les temps. Nous pensons qu'il faut le restreindre entre 18° et 21° sur l'Atlantique, entre 14° ot 19° sur le Pacifique. Becker, On the Migration of the Nahuas ; Cong. des Americanistes. Luxembourg, 1877.
(3, Le nom même de Toltecs, que nous reproduisons, faute d'un meilleur, ne repose quesurdes données fort insuffisantes. Sahagun, un des plus anciens historiens espaguols, fut, croyons-nous, le premier à l'employer. Hist. Gen. de las Cosas de Nueva España,
4) M. Bancroft énumère avec son exactitude ordinaire ces diverses peuplades ; nous ne pouvons qu'y renvoyer le lecteur (The Native Races, t. II, p. 103et s.).
(5, Ce point a été et est très contesté : « From a careful examination of the early au-
DE NaDaILLAC, Amérique. 18
Les Nahuns.
point important; l'identité ou la parenté des langues est in fait ethnologique incontestable qui établit la parenté des m. tions (1).
Tout ce passé est peu connu ; à partir de la destruction 4 l'empire de Xibalba, les données de la chronologie sont des plus confuses ; et l’histoire de l'Amérique centrale est enveloppée dun: un profond mystère, qu'il n'a été possible de pénétrer que tra imparfaitement.
Les anciennes races américaines gardaient la tradition de longues migrations, dont le souvenir est conservé dans leur hiéroglyphes et dans leurs pictographies. Selon ces traditions. c'était d'une contrée située au Nord ou au Nord-Ouest que venaient les Nahuas (2). Ce pays appelé Fuehue-Tlapallan dans le Popol. Vuh; Zuan Zuiñva par d'autres historiens (3), serait le même que le pays d'Amaquemecan, le lieu d'origine des Chichimecs.
Ferdinand Alva de Ixtlilxochitl, descendant chrétien des rois du pays, a prétendu retracer l'antique histoire de sa race (4. || est trop facile d'y retrouver les influences religieuses des mission. naires espagnols, pour que son récit mérite une grande créance. Sept familles selon lui furent sauvées du déluge. Leurs descendants après de longs et pénibles voyages se fixèrent à Huehuw- Tlapallan, pays fertile et agréable à habiter, ajoute notre hit. rien (5). Leur séjour fut long et mêlé de fortunes diverses: ik furent enfin obligés de quitter leur patrie d'adoption à la suite de défaites multipliées, et c'est alors qu'ils descendirent vers le sul
thorities, I can but entertain the opinion that the Toltec, Chichimec and Aztec langwges are one. » Ces conclusions de M. Bancroft (/. c., t. IT, p. 724) sont ausai les miennes.
(1) F. von Hellwald, The American Migrations. Smith. Cont., 1866.
(2) C'est la version de tous les historiens espagnols et nous citerons parmi eu Duran, Veytia, Torquemada, Vetancurt, Clavigero. M. Bancroft cependant (t. V, p.21", 616 ets.) fait venir ces différentes populations du sud. Nous sommes obligés de dire que les raisons qu'il donne ne paraissent nullement concluantes,
(3) On a cherché à identifier Tu/an-Zuiwa, avec les sept caves qui jouent un gran rôle dans les traditions aztèques.
(4) Relaciones et Hist, Chichimeca. Kingsborough. Ant. of Meæ., t, IX.
(5) Bancrofi (L. e., t. V, p. 208, 218) résume toute cette histoire plus légendaire qu° sérieuse.
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