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Le docteur Le Plongeon qui visita les ruines de Chichen. Cette Liza en 1875, parvint, raconte-t-il, à déchiffrer une partie des lues set hicroglyphes qui accompagnaient les figures; ils lui appriren lections que le tombeau de Chaac Mol se trouvait en un point désigne, une aut 400 mètres environ du palais, Des fouilles furent entreprises, Cette cc et mirent successivement au jour plusieurs bas-reliefs, représen. lifféren tant des félides ou des oiseaux de proie (fig. 138), une statue de présente tigre à figure humaine, à septmètres plus bas, une urne en pierre, \inité 1
surmontée d'un couvercle en terre cuite et remplie de cendres
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Fig. 139. = Statue de Chaac Mol trouvée à Chichen-Itza.
qu'on ne paraît pas avoir songé à analyser, une’stalue enfin fign- Li sta rant un homme couché sur une pierre sépulcrale (fig. 139,1. 0H part Le type du visage, le costume, la coiffure, ne ressemblent en rien VERRE AI à ce que nous avons vu soit à Chichen-[tza, soit dans les autres I Fauc villes du Yucatan; et pour ne citer qu'un seul fait, les sandales PME ME sont celles que portent à leurs pieds les momies guanches des quune |
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de ses fouilles ; le gouvernement méxicain réclama la statue: elle RE est aujourd'hui déposée au musée national de México. ? Revue 3, Pout-
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Cette découverte n'est pas isolée ; on connait plusieurs staes semblables; une d'elles, qui fait également partie des colketions du musée national, a été trouvée à Mexico mème (1), une autre vient de Tlaxcala; un pegueño Chaac Mol de Merida, Cette constante répétition de la mème figure sur des points différents, éloignés les uns des autres, fait supposer qu'elle représente, non un roi légendaire de Chichen-ltza, mais une diinité restée inconnue, Tel est le sentiment de M. Charnay.
Fig. 110. — Cara Gigantesca trouvée à Izamal,
La statue du Yucatan, nous dit-il, ne peut représenter un mi, parce qu'on ne peut admettre qu'un roi du Yucatan füt vénéré comme une divinité à México ou à Tlaxcala (2). »
I faudrait de longues pages pour raconter les innombrables ruines qui couvrent le Yucatan (3), nous ne voulons plus citer
qu'une tête gigantesque, la Cara Gigantesca (Mig. 140), remar-
1) Lettre du Rév. John Butler du 10 octobre 1878. M. Butler regarde la statue trouvée à México comme plus ancienne que celle de Uhichen; mais, comme il ne donne pas les raisons sur lesquelles il s'appuie, nous ne pouvons que reproduire son pinion, Voy, aussi Short, 4. c., p. 399. — ftevue d'Ethnographie, t. 1, p. 163,
? Revue d'Ethnographie, t. 4, p. 167.
3, Peut-être devrions-nous citer Ake avec ses murs cyclopéens, formés d'énormes ïloes de pierres brutes, que Stephens, un des seuls explorateurs qui les ait visités, ruarde comme les plus anciennes ruines de la région (Yucatan, t, i, p. 127).
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quable par son expression; c'est une sorte de gros blocage, dont les moellons posés avee art par le sculpteur, ont formé les joues, la bouche, le nez, les yeux; la tête à été complétée an moyen d'un stue assez dur pour avoir résisté aux siècles (D), Cette tète a été découverte à Izamal, une des villes saintes du Yucatan, où l'on place la sépulture de Zamnà, le compagnon et le dis. ciple de Votan (2). C'est à lui que les Yucatees rapportent tous leurs progrès; la tradition lui attribue l'invention de l'éeri. ture hiéroglyphique et c’est lui qui, le premier, apprit au peuple à donner un nom aux choses et aux hommes,
Outre la Casa Gigantesea, Izamal possède plusieurs pyrami. des, Une d'elles mesure de 700 à 800 pieds de longueur et ren. ferme, comme les pyramides de l'Égypte, plusieurs chambres intérieures; elle passe pour la construction la plus considerabie de la région (3). Beaucoup de ces pyramides disparaissent chaque jour. L'évèque Landa en comptait onze ou douze au moment de la conquête ; déjà, à cette époque, les temples qui les cou: ronnaient étaient en ruines (4).
Les récits des historiens espagnols (5) ne pesvent laisser de doutes sur l'existence de routes, établies pour faciliter les voyages, l'accès surtout des centres religieux. Elles dépassaient parfois les limites du Yucatan et s'étendaient dans les
(1) Cette tète mesure 7 pieds de hauteur (Viollet-le-Due, £ €, p. 46), M, Cara cite une tre tête de ce même genre cyclopéen, entourée d'ornements étranges: ol est plus grande que celle que nous reproduisons et atteint 12 p. de hauteur, Dans ur second voyage, M. Charnay découvrit uu bas-relief qu'il dit le plus beau de tous cou trouvés jusqu'à ce jour, Le sujet principal, malheureusement endommagé, représent uu félin à tête humaine, d'un modèle parfait; à la gauche de l'animal, sont des déco-
rations bizarres qui rappellent les ornements de Palenque et d'Uxmal. Lettre de Me. rida du 28 janv. 1882, Rev, d'Ethn.,t. 1, p. 160.
(2) Sclen le récit des Indiens, le prophète Zamnà était enterré sous plusieurs pyramides, Celle du Nord-Est (Kab-ul, la main travailleuse) renferme sa main droite; la tète est enfouie sous la pyramide du Nord (Kinieh-Kakmo, le soleil aux rayons de feu. Le cœur se trouve sous la troisième, où s'élèvent aujourd'hui une église et un couvent de Franciscains. Cette pyramide s'appelait Ppapp-hol-chac, la maison des têtes et des éclairs.
(3) Stephens, Yucatan, t. I, p. 431.
(4) Relucion de las cosas de Yucatan, p. 326.
(5) Landa, L c., p. 344. — Cogolludo, Hist, de Yucathan, p. 193. — Charuay, Cités et Ruines américaines, p. 321,
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LES AUINES DE L'AMÉRIQUE CENTRALE. 349 wovaumes voisins de Guatemala, de Chiapas et de Tabasco, Quel. questunes de ces routes étaient pavées, ce sont les C'alsadas dont parlent Cogolludo et l'évèque Landa; elles conduisaient à Chichen-tza, à Uxmal, à Izamal, à Tihoo dont les ruines ont wrvi à édifier la ville moderne de Merida, Ces dernières voies mesurent sept à huit mètres de largeur; elles sont construites en bloes de pierre, recouverts d'un mortier très bien conservé d'une couche de ciment de deux pouces environ d'épais- «ur, Les rivières étaient franchies au moyen de ponts en miconnerie ; Clavigero (1), qui parcourut tout le Mexique au secle dernier, dit avoir vu encore debout sur plusieurs points, les piles massives destinées à les soutenir.
Nous terminerons par une observation générale ce que nous wons à dire des monuments Mayas, Leur nombre, leurs dimensions, le goût qui règne dans leur conception, la richesse de leur ornementation, frappent l'observateur mème le plus superficiel. Les progrès de ces races encore si peu connues dans la céramique, le tissage, la broderie, dans tous les arts techniques où industriels n'étaient pas moins remarquables, Il est incontestable qu'au moment de l'arrivée des Espagnols, les Indiens étaient, à tous ces points de vue, très supérieurs aux Conquistadores ; mais ceux-ci avaient les chevaux, ils avaient la poudre, ils étaient surtout doués d'une énergie supérieure. Les Indiens succombérent dans une lutte inégale et ils devinrent rapidement la proie d'avides étrangers, incapables mème de comprendre la civilisation qu'ils allaient détruire.
Les édifices dus aux Nahuas étaient, au dire des historiens, plus importants encore que ceux des Mayas. Nous avons raconté la magnificence de la cour des rois de Tenotchitlan et de Tezcuco, leurs palais devaient répondre à cette magnilicence; mais ces monuments de leur grandeur ont péri. La rage des Espagnols irrités d’une résistance inattendue, le sombre fanatisme des prêtres et des moines qui accompagnaient l'armée,
(1) Storia antica del Messico, t, H, p. 371.
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LL L'AMÉRIQUE PRÉHISTORIQUE, furent la cause principale de ces destructions à jamais ivre. parables pour la science, Les ruines qui restent encore debout seuls témoins du passé, ajoutent à nos regrets, D serait inipossibie de les décrire, de les énumérer même, Nous choisirons don parmi elles, celles qui peuvent servie de type à l'architecture Nahuatl et nous faire le mieux connaitre les mœurs et la religion des Nahuas,
La pyramide de Cholula (1) est située dans un misérable village, à dix miles environ de Pucbla de los Angeles, Un tem. ple magnifique dédié au soleil, selon les uns, à Quetzacoatl, selon les autres, s'élevait sur la plate-forme qui couronnait la pyra. mide : il fut enticrement détruit par Cortés après un combat livre au pied même du monument, La pyramide encore debout mesure 1440 pieds carrés et couvre une superficie presque dou ble de celle de la grande pyramide de Chéops ; sa hauteur, selon Humboldt, était de 177 pieds (2), et on arrivait au sommet pa quatre terrasses successives, lei la construction n'était plus en pierres appareillées comme dans le Yucatan, mais en adobes quinze pouces environ de longueur, semblables à celles emplosces par les Cliff-Dwellers et reliées par un mortier très dur, mêle de petites pierres et mème de fragments de poterie, Un voyageur allemand (3) ajoute que les quatre faces avaient été recrepies avec un ciment analogue à celui dont nous nous servons actuel. lement,
Les fouilles ont montré la régularité de la construction et ont mis au jour une tombe en dalles de pierre, soutenues par des poutres en bois de cèdre, Deux squelettes reposaient dans cette tombe et à côté d'eux gisaient deux figures en basalte, divers ornements de peu de valeur et quelques fragments de pote-
(1) Humboldt, Essai pol, sur le roy. de la Nouv.-Espagne, Paris, 1811, p. 239, — 1o., Vues des Cordillères, Paris, 1816, p.96, — Dupaix, Prem. Exp. Kingsborough, t, \ et VI. — Jones, Smith Cont., t, XXIT, — Clavigero, S£, ésec, CE Messe, t, I, p.91, — Clavigero visita Cholula en 1754, Humboldt en 1803, — Bancroft (t, IV, p. #1 donne, selon son excellente habitude, une bibliographie complète,
(?) Mayer (Mexico as it was, p.26) dit 204 pieds ; Tylor (Anahuac), 205 pieds,
(3) Heller, Reisen in Mexiko, Leipsig, 1853, p. 131.
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LES AUINES DE L'AMÉRIQUE CENTHALE, LL de 4, La pyramide de Cholula était done un tombeau: mais, pas plus qu'en Égypte, sa fastueuse construction n'a pu préserver he osements de ses hôtes de la profanation redoutre,
Certaines légendes pieuses, dont on retrouve les traces chez ksindigenes, veulent que la pyramide ait été érigée dans la présion d'un nouveau déluge, Le pere Duran donne une autre wrsion (2): les hommes éblouis par l'éclat du soleil avaient wnté d'ériger nne tour qui pût atteindre le firmament : les habitants des cieux indignés d'une telle audace, détruisirent le lice et dispersèrent les constructeurs, Les données historiques ne sont ni plus sérieuses, ni plus précises que les légendes, Les dates de l'érection de la pyramide varient du septième au dixième svele de notre ère, Cholula était alors une ville importante au pouvoir des Toltees; ce serait done à eux que remonterait cette struction,
\ochicalco, à 75 miles S.-0, de Mexico, est assurément un des monuments les plus originaux du Mexique (3), Au milieu de la phine se dresse une éminence conique, dont la base de forme “aile, mesure deux miles de circonférence et dont la hauteur at diversement évaluée de trois à quatre cents pieds, Deux tunnl percés dans le flane de la colline, s'ouvrent au nord: le nemier a été reconnu sur une longueur de 82 pieds, où les aplorateurs ont dû s'arrêter, Le second tunnel pénètre dans le msifealeaire de la colline, par une large galerie haute de :euf pieds et demi et qui se continue par divers embranchements sur
| Quelques doutes subsistent sur la destination de la pyramide de Cholula, Les «uelettes n'étaient pas déposés au centre du monument, où les explorateurs n'ont point re pénétré, On a voulu en conclure qu'ils étaient ceux d'esclaves immolés lors de ction ou de la consécration du monument, Pour M, Bandelier, les constructions de Colula auraient eu surtout un but défensif (4reh, Just, of America, nov. 1881). ? ist, Ant. de la Nueva España, t, 4, ce, à (cette histoire a été écrite vers 1585), } Alzate y Ramirez visita Nochicaleo en 4777 et publia en 1791, d'une manière fort wucte, sos découvertes sous le titre de Descripcion de las Antiquedades de Xochileo, Dupaix et Castañeda visitèrent les ruines on 1831 et la Revista Mexicana,t. 1, 39) donne les résultats d'une exploration plus récente, conduite aux frais du suvernement méxicain, Enfin parmi les autres explorateurs nous eiterons : Hum: it, Vues des Cordilléres, 1, X, p. 98. — Tylor, Anahuac, p. 189. — Nebel, Viaje hlloresco y arqueulogico sobre La rep. Mejicana.
Xochicalvo,
une longueur de plusieurs centaines de pieds, Le sol est pus , une grande profondeur (1): les parois sont soutenues par des murs en maconneric, partout où ces travaux ont été nécessaires puis recrépies en ciment, et peintes en ocre rouge, La galer principale conduit à une salle qui mesure NO pieds, et telle ot la connaissance pratique de leur art, que les architectes avai su ménager deux pilastres, pour donner plus de solidité à | voûte, Dans un des coins de la salle, s'ouvre une petite rotond de six pieds de diamètre, excavée comme la salle elle. méme dun le rocher, et dont le dôme en forme d'ogive frappa singulier ment les premiers explorateurs, qui ne sattendaient gun trouver au fond du Mexique, un spécimen de l'art gothique
A l'extérieur, la colline tout entiere est revètue d'une élu mise en maçonnerie, formant cinq terrasses successives, d'un hauteur de 70 pieds, soutenues par des murs couronnes de pri. pets, Dupais rapporte que l'on arrivait au sommet par un cl min ayants pieds de largeur. La plate-forme mesure 32 pied sur 285, Un temple (fig, 141) s'élevait sur cette plate-forme er l'honneur d'un dieu inconnu (2): le bâtiment de forme re angulaire était construit en blocs de granit porphyritique : posés sans mortier et avee un tel art, que les joints sont peine visibles, E serait impossible de dire le travail qu'il fallu, pour amener ces blocs d'une carricre éloignée et pour be placer à la hauteur qu'ils oceupent.
En 1755, le temple comptait cinq étages, en retrait les uns si les autres; il était couronné par une pierre qui pouvait servi de siège et qui était couverte, comme Île reste de lédifie d'une ornementation aussi difficile à exécuter qu'à décrire | I est juste d'ajouter que ce n'est pas aux Espagnols qui
(1) Le pavago n'a pas moins d'un pied et demi d'épaisseur.
(2?) Ce temple mesure 65 pieds de l'est à l'ouest et 58 pieds du nord au sud
(3) « Portirdo granitico », Revista Mex., t. 1, p.548, — « Basalto porhirico », Nebol « Basalt, » Lowonstern, Mex., p, 209. « La calidad de piedra de esta maguifica arqu tectura est de piedra vitrificabile, » Alzate, L €, p. 8.
(4) Une réduction, malheureusement très inexacte du monument figurait à l'evpos
tion internationale de 1867, Elle a été reproduite daus l'{ustrated London Neus 1er juin 1867.
ut 1m
que l'utilise
Les lons ni dire, | lensifs :
leo dans uetres vl un de Nines Cot bur, devar che plusi tx debout pe lig. 14 | Bancroft, * Sartorius,