DE
LES HUINES DE L'AMÉRIQUE CENTRALE, 353 el ut imputer la destruction de Xochicaleo ; cet acte de vanda-
ea eu pour auteur, un propriétaire voisin qui se proposuil ruiliser les pierres pour les bâtiments d'une manufacture,
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Les longues guerres qui désolèrent l'Anahuac et qui étaient, à Forttieations ni dire, l'état normal du pays, avaient amené de vastes travaux de Centle densifs ; on a reconnu les traces de ces fortifications à Huaieo dans la province de Vera-Cruz, d'où elles s'étendent sur netrès grande longueur vers le Nord (D. Centla parait avoir
un des principaux points choisis pour la défense; les nnes couvrent la plaine; mais elles disparaissent chaque pur, devant les destructions des habitants, Une forèt voisine
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Queo 5, NN che plusieurs pyramides, qui, grâce à sa protection, sont res-
k magnitica ar Dix debout (2), Nous reproduisons une d'elles qui peut servir de fl aurait à leve Me fig. 142). Les murs sont en pierres appareillées, reliées par k London News ( |
l Bancroft, L. e., t. IV, p. 466.
? Sartorius, Soc. Mex, Geog. Bolelin, 2 Epoca, t. 1, p. 821; &. I, p. 148. De NapaiLLar, Amérique. 23
un mortier de chaux; mais la chaux était sans doute rare el tous l'intérieur des murs est en moellons bruts, cimentés aval de l'argile, Partout on avait disposé des niches pour recevoir Li
statues ou les symboles des dieux protecteurs,
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Ces pyramides sont certainement le fait le plus saillant l'ancienne architecture américaine, C'est sur des pyramide tronquées que les teocallis ou les palais s'élèvent à Palenqu comte à Copan, dans le Yueatan et le Honduras, comme dun. l'Anahuac; elles se dressent devant le voyageur jusque on listhime de Tehuantepee (D). On peut constater des différence locales, dont il faut le plus souvent chercher la cause dans | différence des matériaux à la sisposilion des constructeurs: mu
loujours, Le type primitif persiste el se relie au souvenir lointain
des mounds, qui des rives de l'Ohio et du Mississipi ont pence dans la Floride, puis duns des régions plus au Sud, où elles res tent, comme les derniers {émoins des migrations de ces peuples
Telles sont les principales ruines qui rappellent les Nahui l'incurie, Le fanatisme, l'avidité des vainqueurs, ont rapidement détruit des monuments dont la magnmificence avait ébloui le Espagnols.
Tula (2), l'ancienne capitale des Toltees, est représentée
(1) Ov signale notamment deux pyramides auprès de Tehuantepec, la plus £ mesure 120 pieds sur 55 à sa base et 66 pieds sur 30 à la plate-forme qui la courou un escalier n'ayant pas moins de 30 p. de largeur conduit à cette plate-forme.
(2) I existe plusieurs localités du nom de Tula, Tulha ou Tulan, de là une dificut sérieuse, (Popol-Vuh, p. Lxxxv et ceuiv.) Tula fut, dit-on, détruite par les Chichimees en 1064 et les habitants se réfugièrent à Cholulan, /a cité des exilés. Gette derui?
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purd'hui par un pauvre et chétif village à 30 miles au N.-0, de Nico; de sa grandeur passée, elle n'a conservé que son nom. Lin siveles avant la conquête « cette célèbre et grande lle, dit Sahagun (1), partagea la fortune adverse de Troie ». Lsruines qui subsistaient ont disparu à leur tour, et des fouilceutées en 1873 n'ont donné qu'une idole monstrueuse et ln colonnes en basalte, Une de celles-ci (fig, 143), couverte
Fig. 143, — Colonne provenant de Tula.
bmements finement exécutés, est intéressante, en ce qu'elle aus fait connaître le mode d'assemblage avec tenons et moruses employé par ces hommes très avancés déjà dans tous les ineedés techniques (2). D'autres ruines peu importantes se
“ira son tour un rapitle essor, car Les Espagnols, rapporte-t-on, lui donnèrent le de Rome, à raison de la splendeur de ses monuments.
List, de las cosas de Nueva España, prol. al lib, VI
? Soc, Mex, Geog., Boletin, 4 Epoca, t. 1, p. 185. « Le Toltèque employait indifleument la pierre mélangée de boue et de mortier pour l'intérieur des murailles, le
wat etla chaux pour les revêtir, Il employait la brique cuite et la pierre taillée parle revêtement intérieur, la brique et la pierre pour ses escaliers et le bois pour ses Pur Il connaissait le pilastre que nous avons trouvé dans ses maisons; il avait la
rencontrent dans les environs, mais ne nous apprennent ri sur l'antique Tula. Telle était la situation, lorsque des décor. vertes récentes sont venues révéler des faits qui, S'ils étaient confirmés, seraient d'une importance capitale, pour l'histoire du passé de l'Amérique.
M. Charnay, dans l'exécution d'une mission qui lui était con. fiée par le gouvernement francais, s'est rendu à Tula et à (ii fouiller sous ses veux des tumuli, des montagnes de décombu, probablement, qui recouvraient depuis de longs siecle 14 reliques des anciens Toltecs, Une habitation ainsi exhumes à composait de 24 chambres, de 2 citernes, de 12 corridors ot 4 15 petits escaliers, « d'une architecture extraordinaire et d'unin. térèt palpitant », s'écrie avec enthousiasme lheureux ep. ateur (4).
« Ce n'est pas tout, ajoute-t-il, au milieu d'échantillons terres cuites de toute espece, depuis les plus grossicres, om ployées à la construction, telles que briques, tuiles, conduet d'eau, jusqu'aux plus fines servant aux usages de la famille, |
recueilli des émaux, des fragments de faïence et de porcelaine 1 À
chose plus singalière, un goulot de verre avec l'irisation des an. ciennes verreries romaines, »
’armi ces débris gisaient des ossements de ruminants giginlesqnes (des bisons peut-être ?) dont les tibias ont 0",%5 de lon. gneur sur 0,10 d'épaisseur et des fémurs dont la tête mes 0®,14 sur 0",10.
Ce sont là des faits absolument nouveaux; il était admis jusquà présent que les Américains ne savaient fabriquer ni le verre, nil porcelaine, qu'avant l'arrivée des Conquistadores, on ne con naissait en Amérique aucun de nos animaux domestiques et que les bœufs, les chevaux et les moutons qui y vivent actuellement descendent tous d'ancètres importés d'Europe. colonne engagée, les cariatides et la colonne libre et l'on n'imagine guère de mix architecturaux qu’. ne connût et n'utilisât, » Charnay, Bul, Soc, Géog. \ovenin
(1) Lettre au Trait d'Union du 98 août 1880, — Archives des Missions scientin t. VIT.
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Les fouilles ont aussi donné des petits chariots que M. Charnay sit des jouets d'enfants, Or les jouets étant la reproduction en it des instruments de l'homme fait, nous devrions conclure pe les Toltees se servaient de voitures &t que leur usage était wn seulement abandonné, lurivée de Cortès (1).
mais complètement inconnu à
(es découvertes, nous ne pouvons que le répéter, modifieraient sngulicrement les conclusions accepiées jusqu'à ce jour. Mais ont-ce bien là des produits originaux ? sont-ce vraiment des auenirs asiatiques importés par les immigrants ? Il est permis l'en douter et il faudrait des preuves nouvelles el surtout la cerilude que les objets découverts remontent bien à l'époque prélombienne, pour admettre qu'au onzième siecle les Toltecs mscdassent des animaux domestiques, qu'ils connussent la porchine, le verre, le fer peut-être (2), puisque tous ces éléments | ‘ilisation avancée eussent disparu, sans laisser la moin-
ce dans la mémoire des hommes, I est donc probable que différents objets, mis au jour par M. Charnay, sont postérieurs ha conquête espagnole et il convient de réserver toute opinion eur égard qu'à plus ample informé
Aucun monument de Mexico n'est resté debout, Rien ne rappelle la puissance des Aztecs:; pyramides, palais, téocallis, tout à dpora: tes ruines elles-mêmes sont ensevelies sous la poussière que ot celes ont aceumulée : et on ignore jusqu'à la position les édilices, dont les écrivains espagnols vantent à Fenvi linposante grandeur (3). Pour mieux montrer ce qu'étaient
l Revue des questions scientifiques, octobre 1881, p. 640.
2 M. Charnay recueillait aussi dans ses fouilles plusieurs outilsen fer; mais ilexprime “éme la pensée, que ce dernier métal devait remonter à l'époque espagnole. Ine ütpas pourquoi ilexcepte de la mème conclusion les objets en verre ou en porcelaine. ! Berual Diaz, Hist, verdadera de la Conquista de la Nueva España, { 70. — Retone fatta per un gentil'huomo del signor F, Cortese ? Ramusio, Navigationi et leggi, LOUE, fo 307, 309, — Torquemada, Mon, D. Lib. HE, p. 197. — Cortes, Cory Relaciones, p. 106, Sahagun, Hist, Gén, ? 1, 1 HE, p. 197. — Gomara, Hist.
# Mer, 1° 118. — Las Casas, Hist, Apol., €. xLIxX, LE, cxxiv, — Tezozomoc, His! ler, t 1, p. 151. Parmi les écrivains modernes, on peut consulter Prescott, His. on
: Conquest of Me.ico, et Tylor, Anahuac.
porrensarmeemer nes à ee psy pren emeeemamens
Mexico
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les constructions des Aztecs (9), il faut reproduire la description du grand temple élevé par le roi Ahuitzotl, en l'honneur du Jin Huitzilopoehtli.
Ce temple occupait le centre de la ville; il était situé au milion d'une enceinte entourée de murs qui s'étendaient sur une lon. gueur de 4,800 pieds, Hs étaient bâtis en moellons liés avec mortier, recrépis avec du plâtre, polis sur les deux fic surmontés de tourelles et de machicoulis en forme de colin. cons, ornés enfin de nombreuses sculptures représentant prinei. palement des serpents. De là le nom de Coetpantli, où murs 44 serpents, sous lequel ils étaient connus (2). Sur chaque fac se voyait un bâtiment, dont le rez-de-chaussée servait de portail pour pénétrer dans l'intérieur de la cour,
Dès l'entrée, on se trouvait en face du grand temple, qui for. mait un parallélogramme régulier de 375 pieds sur 300, et qui
comme les autres téocallis, s'élevait par cinq terrasses construites en retrait les unes sur les autres (3). Les murs étaient bâtis on
moellons mèlés à de l'argile età de la terre battue, puis revelns 4
de larges dalles de pierre soigneusement cimentées el roconvertes d'une épaisse couche de gypse. La plate-forme supérieure, à laquelle on accédait par un escalier de cent quatorze marches contournant successivement chacune des terrasses, était sure montée de deux tours, à trois étages (4): Par une exception ru les deux étages supérieurs étaient en bois et l'on n°4 pouvait pénétrerqu'au moyen d'échelles, Le toit également en hois etai disposé en coupole et soutenu par des colonnes peintes allernativement en noir et en rouge,
Les sanctuaires des dieux étaient à l'étage inférieur du téocill; à droite celui d'Huitzilopochtli (5), à gauche celui de son demi
(1) Nous avons déjà dit que les Aztecs étaient une branche des Nahuas
(2?) « Era labrada de piedras grandes à manera de culebras asidas las uns otras, » Acosta, Hist, de las Yndias, p. 333,
(3) Bernal Diaz, £ e,, ʰ 70,
(4) Leur hauteur atteignait 56 pieds.
(5) La statue du dieu fut exhumée presque intacte en 1790, Les Indiens s'empresse
rent de la couvrir de fleurs, Ce fait est étrange et le devient plus encore s compare à l'oubli complet de tous les souvenirs du passé, que l'on voit chez eux,
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tre Tezcatlipoca, Leurs statues gigantesques étaient cachées au ngard des fidèles par de magnifiques draperies: à leurs pieds dit préparée la pierre du sacrifice (4) sur laquelle tant de malhureuses victimes avaient été immolées, Las Casas est enthouquste jusqu'à l'exagération, de la richesse de la décoration intéieure du temple (2). Bernal Diaz, probablement plus véridique, nconte que les murs et les planchers ruisselaient de sang humain dtexhalaient une odeur si fétide, que les visiteurs étaient rapidement mis en fuite (3). Dans tous les temples, devant toutes les doles brûlait le feu sacré toujours scrupuleusement entretenu, ar son extinction menacait le pays de grands dangers, Du haut dutéoealli principal, on pouvait compter six cents brasiers, qui brülaient jour et nuit.
Quarante temples plus petits, couronnant pour la plupart des pramides sélevaient sur divers points de l'enceinte sacrée, comme les satellites des dieux suprèmes, auxquels le grand temple cit consacré, On arrivait à celui de Tlatoc par un perron de cinquante marches (4); celui de Quetzacoatl était circulaire et kwrminé en dôme; la porte était basse et figurait la gueule d'un «wrpent ; les dévots, pour adorer leur dieu, devaient passer mr cette bouche entr'ouverte qui semblait prète à les dévo-
rer (9), L'Hhnicatlican était dédié à la planète Vénus, et un captif
devait être sacrifié, au moment mème où cette planète paraissait ilhorizon, Par une conception assez originale, une cage immense était disposée dans un des téocallis, pour recevoir les stales des dieux étrangers, afin qu'ils ne passent profiter de leur liberté, pour secourir leurs adorateurs (6).
Le Quauhæicalco était un immense ossuaire, où lon acemmuhit lesossements des victimes. Leserânes étaient mis à part et déposés dans le Tzempantli situé au dehors de l'enceinte, auprès de la
1) Clavigero (4. e.,t. I, p. 216) dit que cette pierre était en jaspe vert. 2 Hist, Apol., €. exxxtt,
(3) Hist, da la Cong., & 7,
à Oiodo, Hist, Gen. y Nat, de las Indius, t. M, p. 307.
» Torquemada, Mon, Pl. te I, p. 145.
6) Torquerada, £, e., t, HE, p. 147.
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porte de l'Ouest, C'était une immense pyramide oblongue, form, ment { de têtes humaines, enchässées dans la maconnerie, Deux colonne. mada dominaient la plate-forme de la pyramide et elles aient on dela n
tiérement composées de tètes qui faisaient l'office de pierres | | able e Quand la victume était un chef, la tête était placée dans son ct vussi à naturel et rien ne saurait rendre l'horreur etle dégoût qu'inspi k tout aient ces faces grimacantes dans la mort, Les Espagnols on pure L'oris tendu que le nombre des tètes ainsi exposées atteignait le chi À vs biet de 136,000 ! sritions
La cour formait la partie la plus considérable de l'enceinte ritable C'était Ta que se pressait une foule immense pour assister aux & Le Ce
erilices et aux combats des gladiateurs, Là aussi se trouvaient hs cuend s logements de milliers de prêtres, de femmes et d'enfants charge lux à
de l'entretien des templeset des lieux sacrés, Quelque füt le nom letres À bre des visiteurs, dit Bernal Diaz, l'enceinte était entretenue ve ntranelh un tel soin, qu'il aurait été impossible d'y découvrir méme un 1 l'apaisse brin de paille, MO
Tezcuco a disparu comme son ancienne et ardente rivale: le bonne un pierres, les bas-reliefs, Les sculptures, ont servi à construire les mai. Cest à sons de la ville moderne, et sur quelques points des amas d'adobes ruines informes, de décombres de tout genre, rappellent seuls aujourd'hu re: ell la splendeur passée d'une ville qui renfermait 140,000 maisons ci nas de où 200,000 ouvriers travaillérent pendant des années à Ferection lieux pou du palais du roi (2). M. Tylor, dans une visile récente, à reconnu tion de: les fondations de deux grands téocallis et plusieurs tumuli qui te- kbout et
Le]
moignaient d'anciennes sépultures, Par un de ces phénomencs devaient géologiques qu'il est difficile d'expliquer d’une maniere sulis el dans faisante, mais qu'il faut constaler sur tous les points du globe a porph le lac qui baignait jadis la capitale des Tezcuans est aujourd'hui - DENT ê À | ON à plusieurs miles de la ville moderne, Hs Malgré notre désir d'abréger une nomenclature nécessain le la p Lyon, , -\arcos di {1} Warden, Rerherches sur les Ant. &e l'Am, du Nord, Ant. Mex.,t. IL, p. 66, un, Aufent (2) Torquemada, Mon. And, 1.1, p. 301. Los chiffres qu'il donne peuvent bien èt 1 Mejica exagérés, Pierre Mar parle seulement de 20,000 maisons, et Carbajal Espinosa, dl Foguoux, Le:
30,000 (His£. de Mexico. Mexico, 1862, € 1, p. 87). : Une de
rue, forme (LA colonne, client on pierres |
AS so ou!
ul quinsp os ont pure
it le chi,
l'enceinte ser aux si ouvalent les nts charges fut le Hot eélenue HAT
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» rivale: be ire les mai dus d'adobes iujourd'hu ) miaisons ol à l'érection
a reconnu ali qui te hénomencs
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ujourd'hui Lécessair
I, p. €6, ent bien èt
Espinosa, d
nent très aride, il est impossible d'omettre les ruines de Quemd ct dans la partie sud du Zacatecas, non seulement à cause lela masse de décombres qui couvrent une superficie considéable et qui attestent l'ancienne importance de la ville, mais ussi à raison des différences, qui distinguent ces constructions k toutes celles dont nous avons parlé jusqu'ici.
L'origine de Quemada est inconnue ; on rapporte, sans preuws bien sérieuses, que les Aztecs s'v arrètèrent dans leurs miions vers le Sud et que c'est à eux que la ville, dont le nom writable est ignoré, doit sa fondation (2),
Le Cerro de los Edificios est une colline assez irrégolivre qui end sur un demi-mile de longueur et une largeur moyenne de lux trois cents mètres, pour atteindre brusquement cinq cents ures vers son extrémité, C'était la forteresse, véritable camp “anché, entouré de murs qui n'ont pas moins de douze pieds lpaisseur, avec plusieurs étages de bastions, reliés entre ss < par seourtines, Une grande pyramide de treize metres de haateur ne une véritable redoute,
Cest à Los Edificios, comme le nom l'indique, que se trouvent ruines les plus importantes, In'est guëre possiste de les déon: elles ne sont pour la plupart, nous l'avons dit, que des ns de décombres et un déblaiement très long et très dispenjeux pourrait seul permettre de juger de fa forme et de la destition des diverses constructions. Plusieurs colonnes sont restées kbout et la position de quelqu'unes d'entre elles indique qu'eles daient faire partie de portiques, C'est là un fait exceptionwl dans l'ancienne architecture américaine, Ces colonnes sont a porphyre gris (3) et rappellent les colonnes massives des em des égyptiens.
| Quemada est situde sur la route de Zacatecas à Villanueva, à quatorze lieues ende la première de ces villes, à deux lieues de la seconde,
! Lyon, Journal of a Tour in the Republic of Mexico. London, 1828, t. 1, p. 225. = \hrcos de Esparza, Informe presentado al Gobierno. Zacatecas, 1830, — 3, Burun, Jufenthal und Reisen in Mexico, Stuttgart, 1836. — Nobel, Fiaje sobre la Repu-
1 Mejicann, Paris, 1839, — Soc, Mer. Geog. Hol., %* epoca, t. HI, p. 278, —
fgueux, Les ruines de la Quemada, Rev. a'Etin,, t 1, p. 119. : Une de ces colonnes ne mesure pas moins de 1 pieds de circonférence. Sa hau-
Ro
+ — cé :
es ele
Les /apoteës Mitlu,
Outre la pyramide que nous avons citée, en est plusieur autres qui se rattachent à ce type maintenant si connu, Le mor. tier qui relie les pierres est, comme chez les Mound-Buildon un mélange d'argile et de paille, On n'a relevé jusqu'à présent aucune de ces sculptures, hiéroglyphes où pietographies, qui « rencontrent au contraire si fréquemment dans les autres villes anciennes (1),
La plaine qui entoure le cerro, est couverte de ruines : on n trouve parmi elles ni poteries, ni silex, ni armes, nioutils, Py un problème étrange, nous sommes en présence d'une sil dont tout atteste l'importance et où rien, cependant, ne rés l'habitation de l'homme.
La province d'Oajaca située sur les rives du Pacifique, tm. versée par la Cordillère, comprend'une région montagneuse «1 stérile, dominant les terras calientes à la riche végétation tropi. ale, C'était là qu'habitaient les Zapotees (2); ils se rapprochaient
des Mayas par leur langage (9), des Nahuas, par leurs rites vol.
gieux et le style de leur architecture : ils provenaient trés pro. bablement d'un mélange de ces deux races, Les hommes étaient forts et bien bâtis, vaillants, souvent féroces (#4) ; l'expression de leur visage était désagréable : les femmes, au contraire, pas saient pour jolies et leurs traits étaient fins et délicats,
Leurs rites religieux, venons-nous de dire, se rapprochaient de ceux des Aztecs ; au milieu de leurs nombreuses divinites patrons de toutes les vertus et aussi de tous les vices, oi
a cru dishinguer quelques traces de monothéisme, Hs recon-
teur est de 18 pieds, M, Féoueux parle de 11 colonnes et leur donne un diam! d'un mètre sur une hauteur de 3 mètres,
(1) M. Fégueux parle cependant d'une pierre sur laquelle sont gravés cind sorp Elle est située au pied de l'escarpemeut de Los Edificios.
(?) M. Maler écrit Tzapoteques (Nature, 25 déc, 1880), Pout-être a-t-il raison cr nom parait dériver de Tzapotl; « cierta fruta conocida » dit Molina, Focabula lenqua Castellana y Mexicana. Ws s'appelaient eux-mêmes Didsasn.
(3) Bancroft(£.e.,t. HT, p.754) donne des détails assez complets sur ce langage: ile les autorités sur les lesquelles il s'appuie,
(4) « Ferozes y valientes » dit Burgoa, Grog. Deser., t 1, p. 9, Ê 196: LH, Po — Herrera, Hist, Gen.,t. HE, Dec. HE, EL. HE, €, ex1v,
naissul ke cre Vlecs ls hot «ur les lemme épaules deesse, l'une aient DR ILLLL horrible Les transmi prème portant jumais { leurs 4 uient Wevetac
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mines étuent l'expression intraire, prise (x, ipprochient
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a il raison er À, For abulart
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