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missaient un dieu suprème Piyeroo; l'être ineréé Pitao-Cosaana, kL eréateur, Ce qui est plus certain, c'est que, comme les \uees, ils honoraient leurs divinités par des sacrifices humains ; ke hommes étaient immolés sur les autels des dieux: les femmes ar les autels des déesses, Au jour consacré à Teteionan (1), une mme devait avoir la tète tranchée: elle était assise sur les aules d'une autre femme et celle-ci devait paraitre devant la esse, inondée du sang qui venait de couler, À la célébration l'une fête en l'honneur de l'arrivée des dieux, les victimes hient brûlées; à d'autres occasions, des enfants étaient noyés on mures dans des grottes ; là ils expiraient lentement, dans les horribles tortures de la faim et de la peur (2).
Les Zapotecs étaient soumis à un roiet la couronne était transmise héréditairement, À côté de ce roi vivait un pontife suprème le WPeyetao qui résidait à Yopaa et qui jouait un rôle important dans le gouvernement du pays, Ses pieds ne devaient jumais toucher la terre ; il était porté sur les épaules de ses serteurs et dès qu'il paraissait, tous, les princes eux-mêmes, deaient se prosterner et nul n'osait lever les veux sur lui, Le Wevetao ne pouvait se marier et il était astreint à la continence ; mais à un certain jour de l'année, il avait le droit de S'enivrer et dans cet état on lui amenait une vierge jeune et belle : c'était l'ainé des enfants issus de cette union d'un jour, qui héritait de h dignité sacerdotale (4)
La splendeur des édifices dus aux Zapotecs ne le cédaiten rien celle des autres peuples de l'Amérique centrale et Mitla (4), leur apitale et leur ville sainte, était de tous points comparable à Paknque où à Uxmal, à Chichen-Htza où à Tenotchitlan, On rapporte qu'elle fut fondée par les disciples de Quetzacoatl et une
L Déesse adorée par les divers peuples de race Nahualt; elle était aussi connue sous les noms de Tozi, Tocey et Tocitzin.
?) Clavigero, SE Ant, del Messico, t. WU, p. 45.
3 Burgoa, Le, — Brasseur de Bourbourg, Hist, des Nat, civ,, t. HE, p. 29.
i Le nom Zapoteque était Lioba où Yobba, la ville des tombes ; le nom de Mitla parait avoir été imposé par les Aztecs, Viental de Mictla.,, le séjour des âmes après
ur mort, où de Afitt, un des dieux Nahuas? C'est ce qu'il est impossible de dire,
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légende venue jusqu'à nous, raconte qu'un jour un vicillurl
l'aspect vénérable, sortit subitement du lac Huisa, D était vou d'une robe et d'un manteau d'un bleu éelatant et il portait un mitre sur sa tôle; une jeune fille d'une incomparable beaute la compagnait, Ce vicillard désigna une éminence sur laquelle temple fut construit par sesordres; il donna au pays des lois sue, et justes et disparut aussi mystérieusement qu'il était arrive |
Mais déja une ville s'était élevée auprès du temple et pendant de,
siécles la prospérité de cette ville, grâce à la protection céleste. n se démentit jamais, Son histoire montre d'immenses lieu
que quelques faits bien douteux viennent à peine combler, Xon
savons seulement que les Zapotees soutinrent de longues lutt, contre les Aztecs et qu'à la fin du xve sivele, vers 149%, Mitla tu pris et livré au pillage ; les prêtres qui avaient dirige li 4 fense, furent conduits à Mexico et immolés sur les antels 4 Huitzilopochtli,
La ville de Mitla s'élevait au milieu d'une vallée étroite et pou
dreuse, encadrée par des montagnes tristes el nues, Ses ruines
apparaissent subitement aux veux du voyageur el leur magnil cence constraste singulicrement avec le pays aride et desert qu les entoure, « Les monuments de la Grece eteeux de Rome de | meilleure époque, dilun archéologue éminent (2), en parlanti palais principal, égalent seuls la beauté de Fappareil de ee gran
édifice, Les parements dressés avec une régularité parfaite, le joints bien coupés, les lits irréprochables, les arêtes d'une pure
sans égale, indiquent de la part des constructeurs du sivoir une longue expérience, »
L'éditice Le plus remarquable de Mitla est le palais, celebre:
des termes si enthousiastes : que l'on se figure une cour int g
rieure (3) entourée de trois côtés (4) par des mounds surbais
(1) Torquemada, t, 1, p. %65, — Herrera, déc, DE, Hib, He, xt, — Veyth p. 164, — Durgoa, 1° 297, 343,
(?) Viollet-le- Due, ap. Charnay, Cités el Ruines américaines, Int., p.77
(3) Cette cour mesure 130 pieds sur 120,
(4) Sur le plan donné par Dupaix, figure un quatrième bâtiment, Viollet-le-Du
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ur lesquels s'élevaient des constructions importantes (fig, 144), Le bâtiment du Nord (A) est bien conservé ; celui de l'est (OC) ne msente plus que quelques murs écroulés au milieu desquels se lrssent un portique et deux colonnes (ee), Le bâtiment de l'ouest (D) a été plus maltraité encore ; ses fondations seules sub tent, À Palenque, les murs étaient enticrement construits en nerres appareillées ; dans le Yucatan, des parements en grandes
Pig, 141, — Plan du grand temple de Mitlu.
dalles, masquent un blocage en moellons eten mortier; c'est aussi
‘dernier mode qui a été employé à Mitla ; mais le mortier est wmplacé par Pargile et les revêtements forment un appareil composé de pierres parfaitement taillées, de la dimension d'une plie brique, produisant par leur assemblage, des méandres des treillis très variés dans leurs combinaisons (1).
mproduit (Le., p, 75), Les fondations elles-mêmes ont aujourd'hui complètement Isparu.
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Les bâtiments latéraux mesurent 96 pieds sur 17; celui du nord 130 pieds sur 36. Plusieurs marches (G) conduisent aux trois portes (4) qui y donnent accès, Los linteaux ne sont plus en bois, mais en grandes pierres, comme ceux des monuments de | Grece ou de Rome,
La salle principale (fig. 1%5) était ornée de six colonnes sans base et sans chapiteau. Ces colonnes étaient probablement destinées à soutenir la toiture et à diminuer ainsi la portée des ilicres (D). Humboldt qui parcourut les ruines en 1802, parle de grandes poutres ; Dupaix dit qu'elles étaient en bois d'ahuehuete, de la famille des conifères; telle était également lopinion de Viollet-le-Duc et M. Male: rapporte que lors de sa visite toutes les poutres avaient disparu. Burgoa, au contraire, dit avoir vu en place de grandes dalles de plus de deux pieds d'épaisseur reposant sur des piliers d'une hauteur de 9 pieds, et l'abbé Bras seur de Bourbourg confirme le fait, en ajoutant que tout autour du bâtiment régnait une corniche ornée de sculptures capricieuses dont l'ensemble fermait comme une sorte de diadème pose sur
l'édifice (2). Nous avons tenu à raconter ces détails peu impor-
tants, pour montrer sombien toute conclusion est impossible en présence de faits très obscurs et obscurcis encore comme à plaisir, par les différents explorateurs.
Les murs et le pavé avaient été revêtus de trois couches d'un stuc très résistant, peint en rouge, d'nn ton assez semblable à celui qui décore les murs de Pompéi (3).
De la salle des colonnes, on pénétrait par un couloir fort sombre dans une deuxième cour (D entourée de chambres (4.4.), qui malgré leur exiguité devaient être les principales du palais. La richesse de leur ornementation était remarquable ; les murs étaient revètus d'une véritable mosaïque en petites pierres (4) formant
(1) On peut citer des exemples semblables dans certains pueblos, assurément de construction plus récente que le palais de Mitla et à Tuloom, sur la côte Est du Yucatan.
(2) Hist. des Nat, civ.,t. IE, p. 26.
(3) Nature, ?3 déc. 1880.
(4) Les pierres qui tombent de ces mosaïques sont soigneusement recueillies par les habitants. Est-ce un souvenir des ancètres, ou bien unc superstition populaire?
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— Salle principale du palais de Mitla.
st difficile de dire si ces mosaïques, d’une exécution très
1) Bancroft, /. c.,t. IV, p. 401.— Charnay, pl, IX. — Humboldt remarque avec raison
Tehuantepec,
habile, montrent un art plus avancé que les sculptures d'Ux\mal: il est plus difficile encore d’assigner une date à la construction des unes et des autres. On est cependant assez généralement d'accord pour regarder les monuments d'Uxmal comme plus anciens que ceux de Mitla,
Les trois autres palais, dont les ruines sont debout, doivent être ‘apidement mentionnés. Ils sont, mais sur une plus petite échelle semblables au précédent ; l'influence hiératique consacrait vrai. semblablement un type dont nul ne pouvait s'écarter : purtout on retrouve ces mosaïques de pierre si caractéristiques de l'architecture de Mitla. Nous citerons seulement, sous un de ce palais, une galerie souterraine en forme de croix. Les crvptes sont en effet rares dans l'Amérique centrale.
Les Zapotecs avaient poursuivi leurs conquêtes jusqu'à l'isthme de Tehuantepec et c'est vraisemblablement à eux que sont dues les pyramides qui s'élèvent encore aujourd'hui sur plusieurs points, ainsi que les fortifications du Cerro de Guiengola (1), dont j'ai déjà eu l’occasion de parler; ces fortifications avaient cé erigées après la prise de Mitla, par ordre du roi Cociyoeza, elles permirent aux Zapotecs une résistance victorieuse, dont le résultat fut une paix honorable pour les vaincus. Une sépulture creusée sur les flancs même du Cerro a donné plus de deux cents pièces de poterie, principalement des vases ou des figurines d'animaux. Tout l'intérieur du tombeau était revêtu d’une épaisse couche de ciment et par une disposition assez rare, les morts avaient ét placés, le visage tourné vers le sol.
Le Cerro de Guiengola n’est éloigné que de quelques lieues, de Tehuantepec la capitale de la province, où l'on annonce à découverte récente de la sépulture d’un des anciens rois du pays (2).
En 1875, en démolissant une maison, les ouvriers trouvèrent que de tout temps, les hommes se sont plu à la répétition des mêmes dessins. Vues des Cordillères, t. 1, p. 284.
(1) Arias, Antiguedades Zapotecas, Museo Mex. — Muller, Reisen in den Vereinig-
ten Staaten, Canada und Mexico. Leipzig, 1864. (2) F. Maler, Nature, 14 juin 1879.
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