D —— KE
—— DLL. ENS
£ Le \ Fig. 146. — Image d’un roi Fig. 147. — Ornement Zapotèque trouvé Zapotèque. à Tehuantepec.
quète ; il n’eût sûrement pas échappé à la rapacité des Espagnols. le dernier fait, l’état des ossements, permettent de présumer la “ande antiquité de la sépulture et ajoutent à la valeur de la
leouverte. Malheureusement, les bijoux ont été vendus pour le DE NapAILLAC, Amérique. 24
poids de l'or et presque tous ont été immédiatement fondus, || n'est resté que ceux que nous reproduisons (fig. 146 à 149). On à voulu voir dans l’un d'eux, l'image du roi Zapotèque placé aupres de son cadavre ; l'oiseau paraît être un pendant pour la lèvre, Un semblable ornement est attaché à la lèvre royale. Plusieurs
:. Fig. 149 — Bijou Zapotèque, ornement pour la lèvre,
Fig. 148. — Ornement Zapotèque .
trouvé à Tehuantenec.
figurines représentaient des tortues. Elles sont toutes d’une seule pièce, creuses, sans trace de soudure et telles que les plus habiles orfèvres de nos jours seraient fort embarrassés pour les imiter.
Avec ces ornements en or, on recueillait aussi quelques objets en cuivre, des vases en terre cuite de forme gracieuse, unt tasse, dont l’anse est une patte de félide, d'autres ornées
de peintu nndes, dé reures, 0 cuite qui :
monumen ment de 1 Il nous mounds, P puis le Mi ment couv ks plaines duos les m knce, Nou «es découv richesse, À:
de la mém Dans cet ur lequel Cosumalhu utour du prcourait | prtantes, !
de forèts im Parmi de de toute sor kment de c ment supéri A la plan nt des têtes inconnu et P Les statues ;
1) Dans le dé tente, ne se tror ?) Habel, Jr:
Shôbel, Un cha,
ondus, || 19, On a UL aupres
la levre, Plusieurs
D. 7 dd
rnement
d'une seule lus habiles les imiter.
ques objets euse, une es ornées
le peintures exécutées avec goût: puis des colliers en pierres rondes, des bracelets en coquilles marines. À des époques antémeures. on avait trouvé plusieurs petites figurines en terre œite qui sont au musée de México. Ces découvertes, comme les monuments, où plutôt comme les ruines qui subsistent, témoiment de l'industrie des Zapotecs.
Il nous faut omettre nombre de ruines, temples ou palais, mounds, pyramides ou fortifications. L'Amérique, centrale dequis le Mississipi jusqu'à l’isthme de Panama, en est littéralement couverte et cela dans les régions les plus différentes, dans ls plaines fertiles où l'homme pouvait largement vivre, comme hs les montagnes arides, où l’on à peine à concevoir son exisknce. Nous ne saurions décrire, quel que soit leur intérêt, toutes ws découvertes ; notre seul but est de faire ressortir le luxe, la richesse, la civilisa‘ion de ces peuples, dont le nom est effacé de la mémoire des hommes.
Dans cet ordre d'idées, il ne reste plus guère qu'un seul fait ur lequel il peut être utile d'appeler l'attention. Santa Lucia loumalhupa (1) s'élève au pied du volcan del Fuego. Tout utour du village, le célèbre voyageur allemand Bastian qui mreourait le pays en 1876, à constaté l'existence de ruines imprtantes, mais dont la plupart sont encore cachées au milieu le forêts impénétrables (2).
Parmi des blocs de pierre cyclopéens, parn'i des décombres le toute sorte, on aperçoit des sculptures qui diffèrent essentielkment de celles que nous avons décrites et qui leur sont infiniment supérieures.
A la plantation de sucre de don Manuel Herrera, M. Bastian it des têtes colossales en pierre (fig. 150) d’un type étrange et nconnu et plusieurs figures d'animaux, des tapirs et des caïmans. Les statues gigantesques étaient groupées trois par trois, à égale
1) Dans le département d'Escuintla (Guatemala). Cette petite ville, de création rétente, ne se trouve encore marquée sur aucune carte.
?) Habel, Jnvestigations in Central and South America. Smith Cont., t. XXII, — Shôbel, Un chap. de l'Arch. Am. Congrès de Luxembourg, t. II.
Santa Lucia Guatemala,
distance les unes des autres, comme si elles eussent indique une colonnade détruite, A la Hacienda de los Taros, gisaient trois autres figures en relief, d'une exécution hardie (1), Deux de ces figures portent des boucles d'oreilles, et leur coiffure se rap. proche du turban asiatique.
Plus loin sont des bas-reliefs sculptés sur des roches porphritiques tres dures (2). Ces bas-reliefs de grande dimension, représentent des personnages aussi bizarres, comme conception
Fig. 150 — Tète ou pierre, trouvée auprès de Santa Lucia.
que comme exécution, des scènes mythologiques parfaitement à part de tout ce que nous connaissons, soit de l’art Maya, soit de l'art Nahuatl. Plusieurs de ces scènes montrent l'adoration du soleil et de la lune, ou plutôt des dieux qui présidaient à ce astres, car déjà ces hommes étaient arrivés à l’anthropomorphisme et ils avaient adopté pour leurs dieux la forme humaine. Les prêtres et les adorateurs sont nus; mais les ornements ou les bijoux dont ils sont surchargés offrent un grand intérêt. Plus loin
(1) La hauteur des figures était de 5 pieds 9 pouces, leur largeur de 3 pieds 7 pouces.
(2) Des roches semblables ne se trouvent qu'auprès du volcan d'Acatenango; ila À
donc fallu amener les blocs à une grande distance.
un chef o due par ul main droi utorilé, { los rames humain (f cilure tr in silex, main gauc bas, deux un d'eux r quelette, € Les têtes © celles du p« Les cor] nt dispos chaussés d lh tête de | cœur, se Les seul le, Tout lakchiquel ks monoli nprésentat notamment petit port si colossale, manquent, \ côte les fo ftique : la doute fait a
1, Ce fait est
larbare, imposé
? Stephens, où Quirigua in
indique lent trois Deus de
e se l'Ap-
porphyinension, neeption
itement à a, soit de ration du lent à ces 1ropomorhumaine, nts ou les
Plus loin
r de 3 pieds
enango; il à
un chef où un dieu est assis sur son trône; l'oreille est distendue par un anneau de taille et de poids considérables (1), A la min droite, il tient un instrument, insigne sans doute de son utorité, et que nous re saurions mieux comparer qu'à une de nos rames, Le bas-relief le plus intéressant montre un sacrifice humain (fig. 151). Le personnage principal est un prêtre, sa coiffure très singulière est un crabe; il tient de sa main droite un silex, vraisemblablement le couteau du sacrificateur, de la main gauche, la tête de la victime qu'il vient d'immoler, Plus ba, deux acolytes portent l'un et l'autre des tètes humaines, un d'eux représente sans doute la mort ; sa figure est celle d'un quelette, et Ja forme de sa tête est d'une apparence simienne. Les tèles coupées paraissent appartenir à des races différentes de «elles du pontife ou de ses assistants.
Les corps sont nus, les proportions gardées; des ornements ant disposés pour cacher les parties sexuelles ; les pieds sont chaussées de sandales ; les traits expriment la satisfaction. C'est k tôte de la victime, enfin, que l’on présente aux dieux et non kcœur, selon une coutume constante des Aztecs.
Les sculptures trouvées à Santa Lucia ne sont point un fait kolé, Tout le Guatemala, cette vieille terre des Quichés et des lakchiquels, est couvert de ruines, où les bas-reliefs, les statues, ks monolithes atteignent jusqu'à 25 pieds de hauteur, les nprésentations d'hommes et d'animaux abondent. A Quirigua notamment, sur le Rio Motagua, à huit lieues environ d'Ysabal, petit port sur le golfe de Honduras, il a été découvert une tête ulossale, une statue de femme dont les pieds et les mains manquert, et qui porte sur sa tête une idole couronnée; tout i côté les fouilles ont donné une tête de tigre en roche porphyrique ; la terreur que ce grand félide inspirait, l'avait sans doute fait admettre au rang des dieux (2). Un autel où sur l'une
1, Ce fait est remarquable, car nous retrouverons plus tard cette même coutume lrbare, imposée par les Incas aux habitants äu Pérou.
? Stephens, Central America, t. II, p. 118. — Scherzer, Ein Besuch bei den Ruinen ton Quirigua im staate Guatemala. Wien, 1865.
Quirigua,
Le ne > —
in mg