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d'Aguachipa, une des villes des Pipiles (1). Nous reproduisons un vase découvert à Tieul, auprès d'Uxmal (fig. 152): la figure humaine qui forme le centre de la décoration, est remarquable pur le front fuyant, si caractéristique des Palenquéens. Nous donnons
Ed à Fig. 153. — Figurine en terre cuite Fig. 154. — Flute en terre trouvée à Ococingo, cuite.
aussi une figurine en terre cuite (fig. 153) trouvée dans le Chipas auprès d'Ococingo ; idole ou grotesque, elle répond à un certain mouvement artistique.
Les Nahuas ne le cédaient en rien aux Mayas. Ils faconnaient non seulement des vases aux formes les plus variées pour leurs
4} Tribus de race Maya, qui habitaient le territoire actuel de la république de San Salvador.
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wages domestiques (1), mais aussi les images des dieux qu'ils ioraient, des statuettes d'animaux ou de serpents, des encenairs où l'on brülait du copal aux jours des fêtes religieuses; des boules, des grains pour l'ornement de leurs personnes; des trompettes ou des flûtes, avec lesquelles ils imitaient le cri des divers animaux.
Ces instruments de musique en terre cuite étaient très recherchés: ils ont de quatre à cinq pouces de longueur et sont percés ke plusieurs trons qui émettent de deux à six notes différentes. Chez presque tous, l'embouchure est modelée de manière à msenter un objet animé, une fleur, un animal, un homme par «emple (fig. 154). Ces figures humaines, comme celles des
Fig. 155. — Idole provenant Fig. 156. — Vase du Musée National de Zachila. de México (d'après Waldeck).
idoles (fig. 155), sont toujours grotesques et hideuses (2) ; elles montrent une fois de plus, que ces peuples n'avaient aucune idée du beau ou, pour mieux dire, du beau tel que nous le concevons
(1) Les différents musées de l'Europe, la collection Christy à Londres, la collection lle à Heidelberg, d'autres encore renferment de nombreux spécimens de l'art des Mtiers américains. Avant tout il convient de citer le Musée National de México. l'Instt Philosophique et le Musée de Washington. Le catalogue du premier de ces étailisements a été publié dans le t. III des Philosophical Transactions et celui du se- «nd par M. Ch. Rau (Smith Cont., t. XXII).
?) Report Peabody Museum, 1871.
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d'après les modeles qui ont formé notre gout esthétique, bis
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que les Mexicains s'écartent des formes humaines la décoration ru h s ' , te dé
de leurs vases est peut-être trop chargée, mais elle ne répu. inete À #ne point aux régles de l'art (fig. 156, 157, 458). Nous men. 4 un lionnerons particulièrement un vase mesurant vingt-deux pouces # | don ‘ Eyyplien
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qu'à pétri Ê resen ti i Fig, 157. — Vase provenant du Musée National de México. . d ent : des têtes € p.704 à les masqt de hauteur sur plus de quinze pouces de diamètre trouvé dans el : ; : ns moment d une fouille, sous une des places publiques de México, non seule- | , j see ! our les € ment à raison de l'élégance de ses formes et de sa décoration, { | , Re ques sem mais aussi parce qu'il était rempli de crânes humains curieuse- | marbre où ment empülés les uns sur les autres.
Re L renferme Certaines poteries méxicaines remontent probablement à une grande antiquité ; elles pourraient mème être antérieures à l'arrivée des Toltecs dans l'Anahuac. Ainsi on a découvert ricemment dans une grotte de la province de Durango, des @h 1)Proc. 4: , () Math. d' De |
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uilliers de momies desséchées, appartenant à une race très disincte des Indiens actuels et avec ces momies, des haches, des pointes de flèche en silex, des vases remarquables comme forme idont la décoration offre quelque analogie avec celle des vases [yvptiens (1).
Les Aztecs étaient non moins habiles à travailler l'obsidienne
Fig. 158, — Vase mexicain provenant du Musée national de Mexico.
qu'à pétrir l'argile. Is en fabriquaient, malgré les difficultés que msentaient la taille et le polissage, des couteaux, des rasoirs, ls têtes de lances ou de flèches, des miroirs, quelquefois aussi les masques humains, que l'on plaçait sur le visage des morts au moment des obsèques. Ce dernier usage était général, au moins pur les chefs, car on a découvert sur plusieurs points des masques semblables non seulement en obsidienne, mais aussi en marbre ou en serpentine (2). Le musée national de México enfin, unferme de nombreux et intéressants ornements en agate, en œril, en coquilles. La collection Christy à Londres n'est pas moins riche ; nous reproduisons un couteau en calcédoine (fig. 159)
{l) Proc. Ant. Soc. of Washington, 1879, p. 80. () Math. de Fossey, le Méxique. Paris, 1857, p. 213.
De NabaILLac, Amérique. 25
qui fait partie de cette dernière collection, Le manche est une mosaïque formée de turquoises, de malachite et de coquilles rares, blanches ou rouges. On est surpris de voir un peuple encore à l'âge de pierre, exécuter avec les misérables outils que now connaissons, un travail aussi délicat,
En résumé tout montre chez les anciennes races de F'Améri. que centrale, une civilisation matérielle avancée, une culture
intellectuelle, des notions exactes de certains arts et de certaines À
Fig. 159, — Couteau à lame de calcédoine, provenant de la collection Cliristy,
sciences, des connaissances techniques remarquables, « Les Es # pagnols en quelques années, dit un écrivain contemporain (1, 4
parvinrent à détruire une civilisation assurément supérieure à celle qu'ils cherchaient à lui substituer.» Nous ne nous étonnons guère de ce jugement sévère et telle serait notre propre impression, si l'introduction du Christianisme et la suppression des sacrifices humains, dont nous avons raconté les sombres horreurs, ne devaient entrer en ligne de compte, avant de prononcer un
jugement définitif sur les peuples du nouveau monde et sur leurs 4
cruels et fanatiques vainqueurs.
(1) L. Morgan, Nurth American Review. Boston, 1869.
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La chaine des Andes traverse toute l'Amérique du Sud ; vers h frontière de la Bolivie et du Chili, elle se divise en deux | branches parallèles au Pacifique (1), qui renferment entre elles fe 11,000 m. d'altitude, le Desaguadero, immense plateau, dont la uperficie égale celle de la France. A une des extrémités de
tion Christy.
C4 à plateau, est Potosi, la ville la plus élevée du globe (2); au V Mot Les Éx \ord, Cuzco, l’ancienne capitale des Incas ; entre les deux, le ( l he Titicaca, la grande nappe d’eau douce de l'Amérique du Sud. À? ARE Tout le pays est morne et désolé ; aucune végétation arbores- hl us élonnons cnte ne vient rompre la tristesse du paysage ; les grains n'y it
0! QU ji. + d : : il PFO Rp peuvent mûrir, les animaux y sont rares. Entre la Cordillera __ 4
de la Costa et l'Océan, des rochers arides, des sables impropres itoute végétation ressemblent aux grands déserts de l'Afrique(3), 1 ct quelques vallées, formées par les affluents de l'Amazone, perdues dans ces immenses solitudes, possèdent seules les richesses de la nature tropicale.
Sur aucun point du globe, peut-être, l'homme n'a déployé plus d'énergie. C'est dans ces régions déshéritées, que s’est
pression des res horreurs, rononcer till e et sur leurs
(1) La branche principale continue à porter le nom de Cordillère des Andes, Ja plus rapprochée du Pacifique s'appelle la Cordillera de la Costa. (? Son altitude est de 4061 mètres. La limite des neiges perpétuelles dans les Andes est à 4800 mètres.
3} « Sahara is a thing of beauty and Arizona a joy for ever, compare with the coast Bet of Peru, » Squicr, Peru, p. 25. il | |
Les Incas
élevé l'empire le plus puissant et le plus avaneé en civilisation des deux Amériques et aujourd'hui encore tout rappelle son souvenir, les ruines imposantes qui couvrent le pays, les forte. resses qui le défendent, les routes qui le sillonnent, les acequins qui conduisent l'eau destinée à fertiliser les campagnes, los om. bos où maisons de refuge dans les montagnes à l'usage de voyageurs (1), les poteries, les étoffes de laine et de coton, ls ornements en or et en argent, que les sépultures recelent « que les Tapadas recherchent avec une insatiable ardeur 12, L'empire des Incas, c'est de lui que nous voulons parka s'étendait sur une longueur de 3,000 miles et une largeur 4 400, du 4° au 34° de latitude (3), I comprenait dans ses Himites le Pérou (4), la Bolivie, l'Équateur, une partie du Chili et del république Argentine, Sa superficie atteignait un million 4 miles carrés et au moment, où, sous l'nca Huayna-Capae, il
(1 Le nom Qquichua était tampu, c'est par corruption que les Espagnols ont adopt le nom de tambo,
(2?) Montesinos, Memorias antiquas historiales del Peru, M, Ternaux Compans on publié on 1810, uno traduction française; des faits vrais se mêlent à beaucoup d fables, — Garcilaso de la Vega, Los Comentarios reates que tratan del oriyen d los Yneas, Reyes que fueron del Peru... Lisboa, 2 v, f°, 1609-1616, Hist, des Incas Rois du Pérou, trad, franc, Paris, 1744, C'est le récit le plus complet que nous ayions di l'histoire des Incas, mais Garcilaso retiré en Espagne, écrivait quarante ans après les événements dont il fut le témoin et avec une évidente partialité pour les Incas, dont il était le descendant par les femmes, — Tres relaciones de Antiquedades Peruanus publicalas el Ministerio de Fomento, Madrid, 1879, Ce volume renferme felacion p el Licenciado Fernando de Santillon; Rel. Anonima; Rel, por D. Joan de Santa Cruz Pachaculi, — Mumboldt, Vues des Cordillères et Mon, des peuples indigénes d l'Amérique, Paris, 1810, — D'Orbigny, l'Homme américain, Paris, 1834-1847 (Extrait du Voy. dans l'Am. Méridionale, 9 v. 4°). — E, de Rivero et Tschudi, Antiquedade: Peruanas, Vienne, 1851, — Idem, Die Kechua Sprache. Wion, 1853. — W,H, Prescut, Hist, of the Conquest of Peru, 5° éd. London, 1854. — Hutchinson, Two Years sn Peru. — E. Desjardins, /e Pérou avant la conquéte Espagnole. Paris, 1858, — W, Bollaërt, Antiquarian, Ethnological and other Researches in New Granada, Equador, Peru and Chili, London, 1860. — Matco Paz Soldan, Geog. del Peru. Paris, 1867. — V. F. Lopez, Les races Aryennes du Pérou. Paris et Montevideo, 1871, — Squier, Peru, Incidents of Travel ant Exploration in the Land of the Incas, 2° éd. London, IS: Ch. Wiener, Pérou et Bolivie, Paris, Hachette, 1880,
(3) De la rivière Andasmayo au nord de Quito, jusqu'à la rivière Maule (Chili), Bol: laërt, /. c., p. 133.
(4) Le nom de Pérou a été créé par les Espagnols. Les habitants lui donnaient celui do Tavanlisuyu, littéralement les quatre parties du monde,
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nada, Equadur, Paris, 1802. — Squier, Peru, l, London, 1838
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sait atteint le point culminant de sa grandeur, sa population pouvait être de dix à onze millions d'ämes (1),
L'origiue des Ineas est inconnue et ce n'est guère que 400 ans mnt la conquête espagnole que lon aborde l'histoire sérieuse lu pays. La tradition rapporte que Manco-Capae et la belle Mabelle, sa sœur et sa femme, firent connaitre les premiers ments de la civilisation à des tribus jusqu'alors sauvages et bubares (2), À leur voix, ces hommes brisérent leurs idoles, ur adorer un pur esprit, illimité dans le temps et dans l'espace, mateur et conservateur du monde, dont le soleil et la lune dient la forme visible, Montesinos donne l'histoire de cent un owerains, qui portèrent après Manco-Capae le bandeau royal lautu) et Fait remonter leur origine au v' sivele avant le déluge, Un peu de vérité se mèle dans ce récit à beaucoup de fable, les certain qu'avant Manco-Capac, les habitants du pays tient nullement plongés dans la barbarie, La civilisation uichua avait un passé dont l'organisation théocralique et sode fondée par le premier Inea n'était que le reflet, De wmbreux édifices sont sûrement antérieurs aux Fncas, à ceux du moins dont l'histoire a conservé le souvenir, On les reconnait dur caractère plus massif, à leur construction plus hardie et dus artistique, à des traits généraux, qui offrent une certaine “semblance avec les monuments de l'Asie (3), Quant au récit ke Montesinos, il faut sans doute l'appliquer à l'histoire partielle ls diverses peuplades où tribus, dont la réunion forma plus ürd l'empire Incasique. Ces peuplades avaient évidemment des lens communs, Les monuments que l'on peut leur attribuer, nontrent une curieuse analogie; les tumuli funéraires, les hrleresses, les temples affectent le mème style, depuis Arica jqu'à San Jose ; partout les ornements, la poterie, le mode de “pullure, sont identiques, tout indique la même origine.
(Un recensement prescrit par Philippe I n'indiquait déjà plus que 8,280,000 âmes ; ipopulation de ces pays n'atteint guère aujourd'hui que la moitié de ce chiffre.
? Rel, de Don J. de Santa-Cruz Pachacuti.
3) Angrand, Lettre sur les Antiquités de Tiaguanaco. Paris, 1866. — Allen, La très tienne Amérique. Nancy, 1874.
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Au moment de la conquête espagnole, ces races aborigenes étaient représentées par les Aymaras qui habitaient le plate des Andes et les Qquichuas établis autour de Cuzeo (E, D'or. gny prétend que les différences entre eux étaient plus app rentes que réelles, La structure grammatieale des langues offre de sérieuses analogies ; un grand nombre de mots son semblables et les diversités que nous voyons sont celles qui se rencontrent habituellement dans les dialectes sortis de ln mème souche (2), À côté de ces rapports indéniables, il os des dissemblances tellement tranchées qu'on ne peut les atiri bucr uniquement à d'autres conditions biologiques et il faut conelure que si une parenté existe entre ces races, leur com. mune origine doit ètre reportée à des époques très reculées,
En résumé, dans l'état actuel de nos connaissances, il es difficile de préciser le lien entre les Aymaras et les Qquichuns et on ne peut mieux le comparer qu'à celui que nous avons montré entre les Mayas et les Quichés, ou bien encore entre les Toltecs etles Aztecs, En admettant cette hypothèse, il en est une autre, plus plausible encore, que M, de Humboldt a énoncée le premier et que M. Angrand soutient avec de solides raisons, Les
Qquichuas seraient venus du Nord, plusieurs siéeles probablement après les Aymaras et c'est parmi les races prolifiques de l'Amérique centrale, qu'il faut chercher leurs ascendants : Si nous sortons des conjectures plus ou moins fondées, l'his toire montre Manco-Capac régnant de 1021 à 1062 (4), Quutorze Incas lui succédèrent; plusieurs furent des hommes remarquables ; sous leur gouvernement, l'empire se consolida cl
(1) Markham, The Tribes of the Empire of the Incas, Royal Géog. Soc, 1871, — D'Orbigny, l'Homme américain, t, 1, p. 306, — Forbes, The Aymara Indians ; Journ of the Ethn. Soc, London, 1870, — Ch, Wiener, Pérou et Bolivie. Paris, 1880,
(2?) Don V, F, Lopez a prétendu que le Qquichua était une langue Aryenne ; mais pourquoi dans ce cas serait-il resté agglutinant avec des mots comme Mananceallabycucullahuancupasraocchu, ils n'ont pas eu la bonté ou la charité de s'occuper de moi, Voy. aussi Tschudi, Die Kechua Sprache et Cong. des Américanistes, Luxembourg, 1877,t. II, p. 75.
(3) Angrand, £ €,,p. 37 ets.
(4) Selon d'autres récits, il ne régua que 36 ans et mourut on 1054.
grandit LL marqu des cru Un enne ns la ba usentux, vd, un re w que l' httu et F nplique { htcondan a vie, de purrait at lonemen uisadores que put 0 ion de red brule (4).
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coulées, Ces, il ol Jquichuus OUS {Hvons “entre les on est une ‘noncée le isons, Les es probaprolifiques idants +, les, l'his (4), Quuhommes nsolida et
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agndit (1). Le dernier fut Atahualpa, dont le court règne marqué par ue lutte ardente contre son frère Huaseur et ur les cruels supplices qui la terminérent,
Un ennemi plus dangereux allait paraitre; Pizarre débarqua uns da baie de San Mateo en 15934 (2): il avait avec lui trois uiseaux, 174 hommes et 27 chevaux, 1 reçut un peu plus vd, un renfort de 130 hommes, Ce fut devant ces faibles forw que l'empire des Incas devait succomber, Atahualpa fut httu et fait prisonnier à Caxalmalea, Peu de temps après, mpliqué dans une conspiration, probablement imaginaire, il hteondamné à périr par le feu, En vain, il offrit, pour sauver a vie, de remplir jusqu'à la hauteur qu'un Espagnol debout nurrait atteindre avec sa main, une des salles de son palais, lomements, de vases, de bijoux en or ou en ‘rgent, Les Connisadores acceptèrent ses richesses (3); mais la seule grâce qe put obtenir le malheureux Inea, et encore à la condiion de recevoir le baptème, fut d'être garrotté au lieu d'être hrülé (4),
Vous ne voulons raconter ici, ni l'histoire des Incas (5), ni ulle de la domination e :',nole; c'est par la description des mines, par celle des produits des arts et de l'industrie, par lnde des mœurs, des lois, des conceptions religieuses, que
| Garcilaso de la Voga, trad, frang., t, 1. —« No ha habido en la tierra monarcas ms despoticos que los Incas, Eran adorados como seros sobrinaturales, » Paz-Solhn, Geoy, del Peru,
!} Une première exploration des côtes du Pérou par Pizarre avait eu lieu dès 1524, ous lo règne de Huayna-Capae, F, Xérès, Rel, de la conq. du Pérou; trad, Ternaux- Lompans,
1 Cette salle, au dire de Xérez le secrétaire de Pizarre, avait 22 pieds de longueur sur 17 de largeur,
1) Le notaire Sanchez nous a conservé l'acte, en date du 17 juin 1533, qui consacit le partage de la rançon de l'Inca, Pizarro reçut pour sa part 2,350 mares d'argent 15,220 pièces d'or; son frère Hernandez, 1,267 marcs d'argent et 31,080 pièces d'or, L'iglise préleva comme dime, 90 mares d'argent et 2,220 pièces d'or, Hakluyt Society lublications.
à Ilineraries of Francisco and Hernandez Pisarre published for the Hakluyt Society y, GR, Markham, London, 1872.
On peut consulter l'excellent travail de M. Dosjardins, Le Pérou avant la cunquite Espagnole.
Pachacamuc.
nous prétendons faire connaitre ce peuple singulier qui, malgré les difficultés d'une nature ingrate, était arrivé à jouer le pre. mier rôle parmi les nations de l'Amérique du Sud, Nous dirons ce qu'étaient Pachacamac, Chimu, Tiaguanaco, Titicaca, Cugeo, les villes, les monuments de tout genre, dont les ruines attes
tent l'importance, Malheureusement Fhomme active chaque
jour leur destruction ; grisés par les innombrables lécendes our les richesses cachées des Incas, les chercheurs de trésor, [a tapadas, fouillent partout avec ardeur, les murailles S'écrontent sous la pioche ; les sculptures se brisent; les souterrains Seffondrent: tous les souvenirs d'un grand passé disparaissent: les hommes renversent en un instant ce que les siècles avaient respecté.
Pachacamac (1) est située sur le Pacifique à 20 miles de Lima. Quelques misérables cabanes en jone ont remplacé fi ville sacrée des anciens Péruviens ; quelques ruines qu'il «4 difficile mème de décrire, les monuments déjà vieux, lors de l'arrivée du premier Inca, Un silence de mort, à peine inierrompu par le vol de quelques condors (2), règne dans les lieux ou les pélerinages attiraient un immense concours de fideles «l un cimeticre (fig. 160, 161) d'une étendue considérable, reste comme le seul témoin d'une grandeur disparue,
« La ville est une grande chose, écrivait Estete, un des compagnons de Hernandez Pizarre, qui fut envoyé par son frer pour soumettre Pachacamac; près du temple s'élève une maison entourée de cinq rangées de murail :: on l'appelle /« mai. son du Soleil. W existe aussi dans la ville beaucoup d'autres grandes maisons, avec des terrasses semblables à celles que l'on voit en Espagne. Ce doit être une très vieille ville, à en juger par les nombreux édifices en ruines, que l'on y voit: elle est entourée d'une muraille, tombée en ruines sur bien des 1 points ; de grandes portes y donnent accès. »
(1) De pacha la terre, et camac, participe de camani crécr. M. Desjardins {note 1, p. 28) donne une autre étymologie.
(2, Le condor établit son nid à des altitudes de 5,000 mètres.
tu Û “
rulicr qui, malgre vé à jouer le pre Sud, Nous dirons », Titicaca, Cuzco, les ruines attes 1e active chaque bles légendes sur urs de trésor, lo ailles S'écrontent uterrains S'eflondisparaissent: les
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rne dans les lieux ‘ours de fideles ol onsidérable, resto B, tete, un des comyé par son frere s'élève une maià l'appelle a ni.
caucoup d'autres bles à celles que vieille ville, à en e l'on y voit: elle nes sur bien des
M. Desjardins {note 1,
El Castillo auquel se rapporte sans doute la description lEstete, s'élevait sur un rocher à 500 pieds au-dessus de la
Fig, 160, — Momic péruvienne. Fig. 161, — Momic péruvienne,
mer, Les parois du rocher étaient revètues d'adobes peints en nuge, qui formaient quatre terrasses (1), en retrait les unes
l'ig, 162, — Niche dans un mur à Pachacamac.
sur les autres. C’est une disposition semblable à celles obser-
(1) Tel est le récit de Squier. Wilkes (U. S. Exploring Expedilion) et Markham Cuzco and Lima) parlent seulement de trois terrasses.
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Chimu.
vées dans l'Amérique centrale (1); elle témoigne des rapports qui ont certainement existé entre les populations. La plate-forme couvre plusieurs acres de terrain ; et l'on peut encore y distinguer les ruines d'édifices (fig. 162) autrefois importants. Le temple était construit vers le Sud. «C'est une assez belle maison, con. tinue Estete, bien peinte et bien ornée ; dans un réduit toujours fermé, très obscur et très puant, était une idole en bois qui pour ces gens était l'image du dieu créateur. A ses pieds, on voyait de nombreux ornements en or et en argent, offrandes de ses adorateurs. Nul à l'exception des prêtres, ne peut péné. trer dans ce réduit, »
Hernandez après une visite au sanctuaire, visite qui pénétra les indigènes de stupeur, fit briser la statue de Pachacamuc, (le dieu avait donné son nom à la ville). Il était plus pres encore de s'emparer du trésor et les chroniqueurs contemporains racontent que les Espagnols obtinrent 27 cargas (2) d'or et 16,000 onces d'argent ; malheureusement, ajoutent-ils, on ne parvint pas à découvrir le trésor principal, qui pouvait bien se monter à 400 cargas d'or.
A un mile et demi d'El Castillo, auprès d’un petit lac, on peut encore distinguer les ruines d'un couvent de femmes (Mamacuna Les détails de la construction rappellent ceux des édifices ous aux Incas; aussi leur attribue-t-on l'érection de ce couvent: par une politique habile ils tenaient à montrer leur vénération pour ce lieu si sacré pour leurs sujets.
Garcilaso raconte que toute la côte de Truxillo (3) à Tumbez, sur une étendue de plus de mille kilomètres appartenait à un peuple connu sous le nom de Chimus. Montesinos est le seul qui parle de l'origine de ce peuple. Il prétend que des étrangers élaient arrivés de la haute mer, ct que plus belliqueux ou mieux armés que les indigènes, ils avaient rapidement soumis tous ceux
(1) On peut citer notamment le mound pyramidal de Cholula. — Hutchinson, fwo Years in Peru, t. I, p. 159-300. — Markham, Cuzco and Lima.
(2) Le cargas équivaut à deux arobas ct demi, soit à un peu plus de 28 kilogrammes.
(3) Truxillo est une ville moderne, fondée en 1535 par Pizarre.
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1) Garcilaso
(2) Les anin poissons, la to hnce qui se vi l'éclair,
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(4) Le mot tout endroit s:
(9) 1] couvre
ÿ | rapports 0 ui vivaient entre les montagnes et l'Océan. Nous avons dit com- Î à le-forme A li les récits de Montesinos étaient sujets à caution; mais ici j iSlinguer 4 k sont corroborés par la singulière ressemblance des Auacas, À e temple € que nous allons décrire, avec les teocallis du Mexique et de l'Amé- Son, con 4 que centrale. Une telle ressemblance ne peut être fortuite. Les U toujours 4 iitoriens ajoutent (1) qu'au temps de Pachacutec, le neuvième bois qui M ha, Le pays était gouverné par Chimu-Canchu, très redouté pieds, on 1 j: ses voisins. Yupanqui, fils de Pachacutec, voulut l'obliger à offrandes Ë «reconnaitre le vassal de son père et à abandonner le culte des UE péné. M nimaux (2) pour adorer le dieu Soleil. Une sanglante guerre uivit le refus de Canchu ; mais les Chimus furent contraints de pénétra der à la supériorité du nombre et de se soumettre aux vainen M jours. À partir de ce moment, jusqu'à l'arrivée des Espagnols, 1S pres D Lur histoire peut se résumer en une suite d'incessantes révoltes, ntempo- # qui témoignaient de leur horreur pour le joug étranger. (2) d'or 4 Leur capitale, qui portait aussi le nom de Chimu, couvrait une Is, on ne 4 aperficie considérable (3). Dans toutes les directions, sur un ait bien mreours de plusieurs lieues, on distingue de longues lignes de murs massifs, de huacas, de palais, d'aqueducs (#4), de réservoirs ME On peut l'eau, de greniers. Tout montre la puissance et la richesse d’un | aan. D jruple, dont le nom même est resté incertain. k se lices aus Parmi les monuments, les huacas sont les plus importants : | 48 ent: par in appelle ainsi des pyramides tronquées, presque toujours cons- BE on pour iuites en cailloux, cimentés avec une argile très plastique et 4 A dont un conglomérat résistant. Le huaca Obispo, un des plus 1 l'umbez, remarquables, ne mesure pas moins de 150 pieds de hauteur, sur 11 it à un M ac base de 580 pieds carrés (5) ; et on a calculé qu'il était entré { seul qui E: | trangers 1) Garcilaso, 2. c., t. I, p. 234. k É | u mieux (?) Les animaux, objets de leur adcration étaient probablement symboliques ; les Rat |! pissons, la tortue, le crabe, représentaient l'eau; le serpent, le lézard, la terre. La Len DUS CEUX 1 nce qui se voyait aussi dans les temples était, croit-on, l'image de la foudre ou de | He l'éclair, | 3) Les ruines s'étendent depuis le Monte Campana au nord, jusqu'au Rio Moche au À inson, Juo ad, sur une aire de 20 à 24 kilomètres de long, et 8 à 9 kil. de large. gt | (4 Le mot huaca indique en général une sépulture. Par extension, on l'étend à ogrammes. tut endroit sacré ou vénéré.
(» 1 couvre, dit Squier, une superficie de huit acres. Peru, p. 120.