‹ L'Amérique préhistorique [microforme]Chapitre 78 sur 113 · ANT · texte numérisé non relu

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premières ruines, qui se dressent devant le voyageur sont ‘sd \ot circonvallations de défense. M. Angrand à conjecturé que les . Huit bâtiments, que l'on aperçoit ensuite, devaient servir de prison : À 0 il avait en effet remarqué que les portes étaient fermées v À Les Un des pierres d'un poids énorme, À 150 mètres plus bas, en sui. >» M vant l'inclinaison de la crête, on arrive au palais, à la salle des À jui r'es bains, où l'on peut encore voir l'emplacement de la baignoire @@iils p qui devait ètre en or comme tous les vaisseaux et tous les usten. ht qu siles à l'usage des Incas, puis à deux bâtiments, qui, selon Mainl à M. Angrand, auraient été, Fun, une salle pour la célébration des Des

fètes (#), l'autre, une ménagerie. Sur les murs de la ménagers Raemen

sont fixés des anneaux en pierre faisant saillie; les animaux @Renps, féroces envoyés aux princes de toutes les parties de leur empire @lhient

y étaient enchaînés. » ON Le palais comprend trois corps de bâtiments rectangulaires 5 : ir des les deux premiers se composent d'un rez-de-chaussée et d'un duherée

étage. Is sont partagés, dans le sens de leur longueur, par unit de

mur intérieur qui forme à chaque étage deux pièces allongees Monpar Hgeur

Le troisième bâtiment n'avait qu'un rez-de-chaussée, de pleing nr des

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(1) L'Apurimac, selon toute apparence, est la branche principale de l'Amazone. (?) Le nom mème de Choccequirao (berreau précieux) indique cette destination. (3) Desjardins, Le Pérou avant la conquéte espagnole, p. 138 et s. — Le comte de Sartiges en 1834, M. Angrand en 1847, sont les seuls Français qui aient visité Choccequirao. C'est à eux que nous empruntons les détails que nous donnons. à (4) Cette salle a 42 mètres de long sur 12 mètres de large. Les fenètres qui l'éclai- emblais rent, présentent une forme analogue à celle des monuments égyptiens. A rc (5) Deux d'entre eux ont 10 mètres de large sur 15 de long; le troisieme 8 mètres sur 15.

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De l'autre côté du palais, à une assez grande élévation, est ne véritable forteresse, qui commande l'entrée et ne laisse jisue, que quatre ouvertures pratiquées dans les murs. Sur le ommet de la crête, au delà de ces quatre portes, sont des ruiws, celles d'un temple probablement.

Nous pourrions multiplier ces descriptions, dans toutes les urties du vaste empire des Incas, on rencontre des construcins imposantes, élevées souvent sur des hauteurs inaccessibles. k Indiens connaissent-ils d'autres chemins que ceux que les ans voyageurs doivent aujourd’hui affronter? C'est un point ni reste douteux ; mais quand même on découvrirait des voies

Bus praticables, nous serions toujours en présence de difficul-

“ qui paraissent insurmontables et qui cependant n'avaient ant arrêté les vieux habitants du pays.

Des travaux plus utiles restent comme les témoins du gouver- «ment des Incas. Des routes couvraient déjà le pays dans des emps, où il n'en existait guère en Europe. Deux de ces routes lient du nord au sud, de Quito vers Cuzco; l’une se dirigeait ar un parcours de 1200 miles, à travers les sierras et les contreir des Andes ensevelis sous des neiges perpétuelles (1). L'autre, chevée par Finea Huayna-Capac, suivait la côte; sa longueur uit de 1600 miles. Ces routes, que Humboldt ne craint pas de ünparer aux chaussées romaines, avaient de 18 à 26 pieds de ugeur; elles étaient protégées contre l'éboulement des terres ur des murs en pisé, pavées en blocs de pierres et sur certains uints chargées de cailloux, premier essai de macadam. Elles ‘ivaient toujours la ligne droite, gravissant les pentes les plus aides, selon la coutume des Indiens qui ne savent point tourner n obstacle. Les ravins, les marais étaient comblés par des kmblais en maçonnerie; les rochers coupés, quelquefois sur …ù parcours considérable, les ruisseaux, les torrents franchis au

1} Ce fut cette route que suivit Almagro, lorsqu'il fut envoyé par Pizarre, pour souwttre le Chili,

Routes. Cunaux. Réservoirs

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moyen de ponts en fibres d'aloës, en lianes, en roseaux dont ln ullée de

légèreté n'exeluait pas la solidité (1); là où la végétation était possible les routes étaient plantées d'arbres qui apportaient nge en l'ombre et la fraicheur, et des tambos où le voyageur fatigue deux gor' quarts de

Les murs

pouvait se livrer au repos, s'élevaient de distance en didanee dans les montagnes.

Tel est le récit des historiens espagnols (2) qui ont quelque wient su

lement ui

peu exagéré l'importance de ces travaux (3). Des recherches M récentes permettent de rétablir la vérité. Sur certains points qe 6 mnt

parcours, dans les endroits difficiles surtout, le chemin n'était pas creusé, la roche n'était pas aplanie; des jalons indiquaient Des co simplement la direction que l'on devait suivre pour éviter Je 8 tanmoin précipices. Dans les déclivités du sol, on avait construit des marches, soutenues seulement par une rangée de petites pierres: co 0 ne sont point des escaliers propres à faciliter l'ascension, mais de À simples remblais, pour empêcher les terres de s'ébe er, Comme M les Péruviens ne possédaient pas de bètes de somme, les voyages 4 se faisaient à pied, les transports à dos d'homme : dans ces con- M ditions, ces chemins tout défectueux qu'ils peuvent nous paraitre, 8 répondaient à tous les besoins des habitants. 4

Nous avons déjà dit que l'eau si précieuse dans les elimats

tropicaux, étaient recueillie avec soin dans des réservoirs@ établis à des altitudes élevées, puis conduites par des ac-Î quias ou canaux d'irrigation en maçonnerie, à des distancisM | parfois de plusieurs centaines de miles (4). Pour donner une ms des |

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(1) La construction de ces ponts aujourd'hui encore en usage, est fort simple, On sa 4 eut qu ils sert de deux cordes en fibres de maguey ou d'agave du diamètre de trente centimie 4 tres, passant sur des piles en maçonnerie et solidement amarrées à 5 où 6 metres doi la pile. Des cordes verticales sont attachées à ces cables et sur elles repose le tablier du pont en roseaux tressés. Les Péruviens savaient cependant construire des ponts et : maçonnerie ; celui de Ramichaca par exemple, remonte à Huayna-Capac (Bollaërt, Ant Ethn. and other Researches, p. 90).

(?) Citons notamment Zurate, Hist. del Descubriemento y Conquista del Peru. Anv rs 4 1555, liv. I, €. Xi. On peut aussi consulter Cicça de Léon (e. xxxvH), Garcilaso ct parmi les écrivains modernes Humboldt, Rivero et Tschudi,. 3

(3) Desjardins, £. c., p. 165 ets.

(4) « T'have followed them for days together and have seen them winding amidst thoë projections of hills, curving in and out as topography required; here sustained by high

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hible idée de ce qu'étaient ces travaux, nous citerons dans la allée de la Nepaña, un réservoir établi au moyen d'un barange en quartiers de roches fortement cimentés, qui fermait deux gorges profondes. Le réservoir n'avait pas moins de trois quarts de mile de longueur, sur une largeur d'un demi-mile. ls murs mesuraient 80 pieds d'épaisseur à leur base et pouaient supporter les plus fortes pressions, M. Wiener cite égakment un travail hydraulique remarquable; d'immenses vases communiquant entre eux conduisaient à une hauteur considéuble l'eau du Cerro de Pasco au Cerro de Sipa.

Des constructions moins importantes, d'un grand intérêt

nwanmoins, se voient à Huanueco Viejo (1), où existait un

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