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um
Fig. 191, — El Castillo de Huanuco.
milais des Incas (fig. 171), et où la tradition, fondée peut-être sur ks nombreuses sculptures de pumaäs qui ornent les murs, wut qu'ils entretenaient une ménagerie. Des portes monu-
talls of masonry, there cut into the living rock and in some cases conducted in tunuk, through sharp spurs of the obstructing mountains., Occasionally, they were cared over narrow valleys or depressions in the ground on embankements fifty or suy feet high; but gencrally they were deflected around opposing obstacles, on ai easy and unilorm descending grade. » Squier, Peru, p. 218.
(1) Huanuco Viejo, àpeu de distance des célèbres mines d'argent du Cerro de Paseo, est ainsi appelé pour distinguer la ville ancienne de la ville nouvolle, située à 16 lieues pus à l'Est, Xérès dit que la première avait près de 3 lieues de tour. Les pierres, ijoute-t-il, étaient admirablement travaillées et s'adaptaient les unes aux autres sans ‘ment ni mortier d'aucune sorte. Paz-Soldan, Geog. &! Peru, p. 271.
mentales, assez semblables aux pylônes égyptiens v condui. in dolme
saient (1). . EU d *
Les travaux d’eau étaient nécessaires non seulement pour l'y. 14 untôt des limentation de la population, mais aussi pour l'irrigation des … Mount terres. L'agriculture était en grand honneur chez les vieux Po. 2 Ces sép ruviens; aucune difficulté ne les arrètait; ainsi dans les dunes 0 wobablem désolées qui forment les côtes, le sable était enlevé à une grande a chefs indé profondeur, jusqu'à ce que l'on eût atteint un sol naturelle. A à de C ment humide; les excavations étaient remplies avec du guano M dont on appréciait déjà l'utilité. Les jardins de l'uea, tel «4 M le nom qui leur a été donné, conservent encore leur fertilité «4 c'est sur un sol ainsi préparé que poussent les riches vignes qui
entourent la ville d'Iça. 4 rimetiérés, La sépulture, disions-nous dans une étude précédente 2, M Huacas, Chute ru: , . FE 4 pas, Grottes à été constamment une des préoccupations les plus sérieuses 0 sépulerales. ' .! FA , Vase , D: Pan.
de l'humanité et toujours un sentiment religieux s'est assoc c ÿ
aux honneurs funéraires : « Priver les hommes de sépulture, disait Euripide, c'est offenser les dieux. » Le Pérou enseigne à son tour cette mème histoire; partout les tombeaux sont nombreux et les modes de sépulture des plus variés, À Chimu, les
“adavres étaient inhumés dans une position repliée et dispose M
AT NT . . . op Le NS ES au milieu des sables, par couches qui diminuaient toujours d'éten- Mi sn
: n 1 . . . ñ ee \ sSoros, due à mesure que la nécropole s'élevait et formaient ainsi une nts gros
pyramide (3). Auprès d’'Acora, petite ville non loin du lac de le là, les ithes couv
sent un m
Titicaca, ils étaient placés sous des mégalithes (#4) qui rappellent 4
(1) « These ruins are interesting from the six stone portals, one within the other, rvètu à |
Bollaërt, d c., P. 199. 4 Le massif (?) Les Premiers Hommes, t. I, p. 235. 4 AS (3) M. Desjardins (4. c., p. 168) décrit une des sépultures les plus considérables, 09 CO'PS etat
la Huaca San Pedro. à bournée ve
(4) On rencontre aussi des mégalithes témoignant d'un art plus avancé, Wiener parte d'une construction cyelopéenne auprès de Vilcabamba. Squier reproduit un mégalithe intéressant qui s'élève auprès de Chicuito. C'est un rectangle, mesurant 65 pieds 4 mel et son de longueur, formé par de gros blocs de pierre fichés en terre et s'élevant à 14 pieds au-dessus du sol. Il existe une seule ouverture tournée vers l'Est et masquée par deux blocs de dimensions considérables, On attache dans l'Amérique du Sud une certaine importance à ces mégalithes. « Pero lo que sin duda es aun de mas importancia es cncontrarse por mpios puntos del territorio peruano, construcciones en
kvant. Pre
piedra, iguales Sl 6 druidico:
Let. I, p.
LE PÉROU. 425 condui MA à: dolmens el nos cromlechs (fig, 172). Une vaste plaine est “uverte de pierres, plantées debout, formant tantôt des cercles, untôt des carrés et souvent rec es de larges dalles, qui aferment la chambre sépulerale.
pour l'u- Lion des Ces sépultures, sont dues aux Aymaras, et elles datent wbablement de l'époque où ces peuples obéissaient à des chefs indépendants, Nous ne savons de leur histoire que le itre de Cwracas que portaient ces chefs et qu'ils ont conservé
eux Po.
es dunes e crande aturelle.
lu guano u, del vst rtilité et
LUS qui
ente 2. D SCTICUISCS St associe épulture,
enseione
ont nom-
Fig. 172. — Sépulture mégalithique à Acora.
dinu, les
disposes mere ous es Incas. Plus tard, avec les progrès du pays, les monuere ments grossiers firent place à des tombeaux plus magnifiques ;
une de Rte là, les tours ou chulpas, qui, confondus avec les méga-
appellent ithes couvrent toute la plaine d’'Acora. Les chulpas comprensent un massif de maçonnerie en pierres brutes et en argile,
che other, M rvètu à l'extérieur de gros blocs de trachyte ou de basalte. A Le massif est construit de facon à ménager un cist, où le
nsidéraites. M corps était déposé ; la porte généralement très basse, est toujours
burnée vers l'est, comme un hommage sans doute au soleil Vicnerparte 4 + e : Hs kvant. Presque tous portent une corniche rapprochée du somant 65 pick SE nel et sont érigés sur une petite plate-forme en dalles. Squier it à Dé pieds masquée par F | : | ; ; > ds Sol: tas piedra, iguales por el estilo y 21 caräcter à esos cromlechs, délmenes, circulos del Sl 6 druidicos de la Escandinawvia, las islas Britänicas, Francia, Asia, etc. » Ameghino, ucciones en | Let I p.100, Es
mas impor-
en cite dont la hauteur dépassait 24 pieds. Une ouverture de 18 pouces carrés donnait accès à la chambre funéraire (1). 1] parvint à y pénétrer avec de grandes difficultés; mais seule. ment pour constater que d'autres l'avaient précédé et pour ne recueillir que quelques débris d'ossements humains et quel. ques misérables fragments de poterie.
Nous reproduisons un de ces chulpas, situé dans la montagne auprès du village de Palca (fig. 173). I s'élève sur une exenva-
ps 2 me F4 =
Fig. 173, — Chulpa auprès de Palca.
tion de quatre pieds de profondeur formant une véritable cave,
soutenue par des murs en pierres brutes. Sa hauteur est de
16 pieds, et à 2 pieds environ du sommet, on distingue une
corniche formée d'ichu, herbe grossière qui pousse dans les mon-
tagnes, fortement comprimée, puis taillée à l'aide d'instruments
tranchants (2). La maçonnerie est un mélange de cailloux cl (1) Cette chambre mesurait 11 pieds carrés ; sa hauteur était de 13 pieds.
(2) Des corniches semblables se retrouvent sur plusieurs points. Squier en cite auprès de Tiuhuani (Peru, p. ÿ°
l'argile, manière confondu:
chambre
Les ch hire; qu mais, pat
hrgissant ne sont p trees : d'a de simple Collao (1) ls flancs forment u
Auprès jeurs ch peints en des plus 1 blement de famille d'Escoma, avant cha reprises € débris d’o nation pre
Las Ca enole, les lissement lures son hauteur € our d'auti breuses pe
(1) Le Coll:
(2) Hist, A] (3) Six pic
l'argile, enduit en stuc, puis peint en blanc et en rouge de re (1), 11 8 manière à produire des dessins variés, Les ossements humains is seule. 0 confondus dans le plus étrange désordre, formaient dans a * et pour 8 chambre sépulcrale, un dépôt de plus d'un pied d'élévation. s et quel. Les chulpas sont en général de forme carrée ou rectanguhic: quelquelois cependant on rencontre des tours rondes, nontagne @ mais, par une disposition particulière, leur diamètre va en s'éeexcavae M hrgissant de la base au sommet. Les distributions intérieures
erture de
ne sont pas moins diverses ; les unes renferment des voûtes cines: d'autres des cists recouverts de dalles de pierre, ou mème A simples niches. Nombreux dans la Bolivie et dans tout le Collao (1), on peut les voir par groupes variant de vingt à cent sur l: lancs des montagnes, ou sur les rochers isolés ; partout, ils 4 brment un des traits caractéristiques du paysage.
4 Auprès de Tiuhuani, sur la rive est du lac, on trouve pluseurs chulpas, qui renferment deux cists funéraires. Is sont mins co rouge, en jaune ou en blane, et comme les pluies sont Æ plus rares dans toute la région, les couleurs sont remarqua-
RER LR
HS
blement conservées. Ces chulpas doubles, véritables tombeaux 4 (famille, renfermaient jusqu'à douze squelettes. Dans la vallée M dEsconma, on cite un chulpa, avec deux chambres sépulerales, M ant chacune une entrée séparée. Il avait été fouillé à diverses reprises et complètement dévalisé par les tapadas. Quelques débris d'ossements restent seuls, comme les témoins de sa destination première.
Las Casas (2) raconte qu'au moment de la conquête espaonole, les Péruviens continuaient ce mème mode d’ensevelissement : « Dans certaines provinces, ajoute-t-il, leurs sépullures sont des tours de construction massive, creusces à la hauteur d’un estado (3). Sur certains points, elles sont rondes,
ble cave, ur est de ngue un s les montruments sur d'autres carrées, mais toujours très élevées et assez nom-
uilloux el breuses pour couvrir de grands espaces. Quelques-uns des indi-
ds.
Men dE di (1) Le Collao est le bassin du lac T'iticaca ; il est limité par les Andes et la Cordillère. ren cité
(?) Hist, Apologetica de las Yndius.
(3) Six picds. «
gènes les construisent sur des éminences à une demi-lieue o plus des villes, en sorte qu'elles semblent de loin des villages populeux. Chacun a une sépulture particulière pour ses ancètres. Les morts sont enveloppés de peaux de lama, où l'on à soin de marquer les veux et la bouche, puis recouverts d'autres vote. ments; ils sont ensuite placés sur leur séant et les portes de l'est, murées, Sur d'autres points, les morts enveloppés comme nous venons de le dire, sont déposés dans leurs maisons, souvent au milieu des vivants,
sépultures, qui s'ouvrent toujours vers sont
Ils n'exhalent aucune odeur, à lesquelles ils sont fortement cousus et aussi à cause du froid qui
aison des peaux dans les momitie rapidement. Les chefs sont placés duns la principale pièce de leur demeure, chargés des insignes de leur rang et des bijoux qu'ils affectionnaient, »
Sur
les côtes du les modes de sépulture étaient
’acifique,
Fig. 114, — Vase en terre provenant d'une ancienne tombe péruvienne (1/4 grandeur. différents. Auprès de Quito, au nord du royaume des Incas, le corps, réduit à une dessiccation complète, était déposé dans un tombeau, construit en pierres ou en adobes:; on placait
L dl
aupres du jo et 170 (en ps la
lombeaux pierre pol des penda izurines
de Copiape
lg, 159, — Va péruvier
qui mesure de longueu isisté aux |
(1) Des vases ks infusions di scellente mont
(?) La chicha
eue pl ilagos côtres, il soit S vote.
los dos s, Nur s de le eu des \ dans nid qui | prin-
M rang
étaient
randour.
Incas, 6 dans lacait
LÉ PEROU, 129 après du mort des vases (1) de forme souvent originale (fig. 174, 175 et 176) destinés à recevoir le maïs où la chicha (2), de tout wmps li boisson nationale par excellence, On a retiré de ces lombeaux, des petites haches en cuivre, des miroirs, les uns en pierre polie ou en obsidienne, les autres en métal, des colliers, les pendants pour le nez ou pour les orcilles, des bracelets, des igurines en or ou en argent, A l'extrème sud, toute la vallée de Copiapo (Chili), est couverte de huacas, en forme de mound,
ET
EX
Ds, 155, — Vaso provenant d'une tombe Fig. 176. — Vase d'une ancienne tombe péruvienne (1/4 grandeur).
de la baie de Chacota (1/4 grandeur.
qui mesurent jusqu'à 12 pieds de hauteur et de 20 à 30 pieds de longueur. Darwin, dans son voyage autour du monde, avait isisté aux fouilles d’un de ces tumuli: il renfermait deux sque-
(1) Des vases de forme à peu près semblable, servent encore aujourd'hui à préparer ks infusions de Coca (Erythroxæylon Coca). On peut consulter sur cette plante une «cellente monographie du D' L. A. Cosse, publiée à Bruxelles en 1861.
(?) La chicha est obtenue par la fermentation du mais grillé.
ep D
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1h 1 | (nl | ni !
lettes, celui d'un homme et celui d'une femme (fig, 177, A en juger par les objets recueillis dans la tombe, ils appartenaient
pli Al di à AU L' 1 au
Fig. 177. — Momie d'Aymara (Museum d'Hist, nat. de Paris).
la classe la plus pauvre. C'étaient de grandes jarres en poterie 4 du travail le plus grossier, des pointes de flèche en silex, 4
les épingle nes à broy Entre ces ures, Varia près d'Ai kriches ét Les cadavr d'ofraient deurs porta En 1836, de ks rivages € Los tombes uriait de à dles étaient bis surmon rands feux Lun rite con Le plus gr kes intactes quelques-uns inhumation wineuse () menés sur ls genoux, Ï un guise d’'ai, e vètement.
ie, Les hom
1) Voyage d'u ?) Bollaërt, L.
3 Rivero et Ts (3, Blake, No la; Reports Pec 5) Agassiz cite ‘ux provenant d ineuses, Sur ce « 1ouillé de nomb:
Aen
tient à
poterie silex,
ARE SR PME ee me
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ca
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ls épingles en cuivre, et des pierres à peine dégrossies, destines à broyer le maïs (1),
Entre ces deux points extrêmes, nous trouvons d'autres sépulures, variant seulement selon la richesse du vivant, Des huacas uprès d'Arica fouillés en 1712, ont montré des morts enveloppés kriches étoffes et à côté d'eux, des vases en or et en argent (2), Les cadavres momifiés par la sécheresse du climat, car ils vofraient aucune trace d'embaumement, étaient assis, Pludeurs portaient dans leur bouche une petite plaque en or (3). En 1836, de nouveaux explorateurs reprenaient ces fouilles sur ls rivages de la baie de Chacota, à un mile et demi d'Arica (4), les tombes étaient toutes de forme circulaire, leur diamètre uriait de 4 à 5 pieds, leur profondeur de 5 à 6 pieds; souvent iles étaient entourées d'un cromlech de pierres debout, d'autres his surmontées d'un mound, Toutes conservent les traces de sands feux allumés après l'inhumation, pour obéir sans doute un rite consacré,
Le plus grand nombre de ces tombes avait été violé, Celles reskes intactes permirent de constater le mode de sépulture ; julques-uns des corps avaient évidemment été desséchés avant lnhumation; d'autres paraissaient enduits avec une substance nsineuse (à). Tous étaient assis sur des dalles de pierre, les bras nmenés sur la poitrine, les jambes repliées, la tête penchée sur ls genoux. Ils étaient vêtus d'une grossière étoffe de laine cousue u guise d'aiguilles, avec de fortes épines de cactus, laissées dans k vètement. Le cadavre portait tous les objets nécessaires à la ie, Les hommes (fig. 178), des armes, des outils, desornements;
1) Voyage d'un Naturaliste autour du monde, p. 368. — Bollaërt, /, c., p. 175.
?) Bollaürt, L. c., p. 151.
3 Rivero et Tschudi, Antiguedades Peruanas.
(US, Blake, Notes on a Collection from the ancient Cemetery of the Bay of Chaot; Reports Peabody Museum, t. II, p. 177 ets.
») Agassiz cite des corps conservés par ce procédé à Pisagua. Selon M. Putnam, “ux provenant du cimetière d'Ancon ne sont pas momifiés à l'aide de substances résneuses. Sur ce dernier cimetière, il faut consulter Wiener (Pérou et Bolivie) qui y 1luillé de nombreuses tombes.
les onfants, des jouets; les femmes (fig, 170) (4), des quenouille, chargées de laine, des pelotons de fi, des aiguilles on boi souvent d'une extrème finesse, des peignes, bien d'autres instru ments dont l'usage est inconnu, des petites coquilles servant di monnaie (2), des snes renfermant soit des cheveux, dernier sou
CETTE Ge LTITET A ] 22