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aussi complet qu'auparavant, et un rayonnement de bonheur se peignit sur tous les visages.
— Que viennent-ils de faire? demandai-je à Arthur,
— Ils viennent de se repentir.
— Eh quoi! fit sir James, ils ne sauraient donc se repentir sans beugler comme des veaux ?
— Non, répondit Arthur, et quiconque se repent en silence est considéré par eux comme un s°hismatique détestable, indigne de la clémence üu cicl,
Nous sortimes.
— Vous venez de voir, nous dit Arthur, la secte qu’on pourrait appeler des bruyants repentanis : voulez-vous voir la secte des trembleurs ?
— Comment done, répondii ie :"lonel, mais avecinfiniment de plaisir.
—— C'est à deux pas d'ici, reprit Arthur; je connais
l'établissement pour y être allé plusieurs fois, ne sa-
chant trop que faire le dimanche à cette heure de la journée.
Nous entrâmes dans une église décorée comme le sont les églises catholiques. Un prêtre officiait au maître-autel.
— Vous vous êtes trompé, dis-je à notre guide ; cette église appartient au culte catholique.
—— C'est, ma foi, vrai, répondit Arthur. Mais je ne
me suis trompé qu’à demi, car il n’y a pas plus d’un mois que ce temple était livré aux trembleurs.
Informations prises, nous apprîimes que le propriétaire de cette église avait d’abord été ministre luthérien. Puis il s'était fait ministre presbytérien; puis épiscopalien; puis de la secte des trembleurs, et finalement prêtre catholique.
Qu'on ne s'étonne pas trop de cette suite de conversions et d’abjurations: iles sont assez fréquentes 2. États-Unis, où l’on cha: je religion sans aucun scru-
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