‹ L'ameublement français au grand siècleChapitre 14 sur 44 · DESSIN DE DANIEL MAROT · texte numérisé non relu

DESSIN DE DANIEL MAROT

effet, le manteau s'abaisser peu à peu, jusqu'à se réduire, ou peu s'en faut, aux dimensions qu'il a généralement aujourd'hui, et les conséquences de cette modification changèrent singulièrement '.^ -Z:/^' y^ l'aspect intérieur de toute la chambre. :^"^<==-^ M. Havard a observé qu'en 1691 le

Cours d'Architecture de Daviler n'offre encore le plan d'aucune cheminée à glace. C'est sans doute Robert de Cotte qui eut le premier l'idée de poser une glace au dessus du manteau de la cheminée. Cette disposition ne fut pas adoptée sans résistance. Les gens attachés aux anciens usages et que tout changement étonne et déconcerte assuraient que l'on ne pourrait jamais "s'accoutumer à voir un vide, que les glaces représentent, sur une partie qui ne pourroit se soutenir sans être un corps opaque et d'une solidité réelle." Mais la glace ainsi placée

avait pour avantage d'égayer en l'éclairant, comme d'augmenter sensiblement pour l'œil la dimension de la pièce, et l'on s'y accoutuma si bien qu'à la mort de Louis xiv, la mode des cheminées à glace était à peu près universellement acceptée.

L'habitude de surmonter le manteau d'une glace entraîna bientôt celle d'en réduire encore les dimensions pour qu'on pût se mirer aisément, et, d'autre part celle d'y adapter une tablette sur laquelle on pût disposer des objets qui se reflétassent dans le miroir : de là l'origine de nos garnitures de cheminée.

Dans certaines pièces on multi-

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