COFFRET DE MARIAGE. PAR BOULLE
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L'AMEUBLEMENT LOUIS XIV
n'estimeront pas cet ameublement à moins de 14,400 livres, soit à près de 56,000 frs. de notre monnaie. — La chambre de la maréchale, femme du précédent, est également tendue d'une tapisserie à fond blanc semée de roses. Une étoffe de Chine forme la courte-pointe du lit, que garnissent des franges d'argent. Les quatre rideaux de l'alcôve, comme les huit rideaux des fenêtres, sont en taffetas rouge orné d'un mollet d'or et d'une frange de soie. Les sièges assortis au lit. On voit, aux murs, un crucifix d'ivoire monté sur du velours noir dans un cadre d'ébène.
Les chenets, les pelles, les pincettes sont montés en argent, et il y a encore un cabinet, un coffre de la Chine, et une table d'écaillé incrustée d'argent, qui ne vaut pas moins de 400 livres (1600 frs. environ). — Enfin la chambre de la présidente Tubeuf (1676), femme d'un simple conseiller au Parlement, est toute tendue de velours noir alternant avec des bandes de tapisserie en point d'Angleterre. Quatre tableaux de sainteté et une nature morte en décorent les murs. Un tapis de Turquie de quatre aunes sur deux s'étend au centre de la pièce. La draperie du lit est semblable à la tenture des murailles. Une table de noyer à colonnes torses, deux fauteuils à coussin et dossier de brocart, dix autres fauteuils encore, couverts de drap rouge, complètent l'ameublement.
Voilà pour les pièces principales de l'appartement. Quant aux différents aménagements que l'on avait imaginés sous Louis XIII pour donner plus d'intimité à la vie, ils sont encore en usage.
Les paravents, notamment, si utiles pour abriter des ventscoulis dans les immenses pièces des palais ou des maisons de ce temps, on en trouve maintenant jusque chez les bourgeois. Ils sont de très grande dimension, hauts et larges, composés d'un grand nombre de feuilles ; les plus modestes sont recouverts de