‹ L'ameublement français sous la renaissanceChapitre 12 sur 36 · LE BLASON DU LIT · texte numérisé non relu

LE BLASON DU LIT

Lict délicat, doulx et mollet, Lict de duvet si très douillet, Lict de plume tant bonne et fine, Lict de coustil blanc comme un cigne, Lict dont ce blanc coustil incite Le dormir quand il est licite, Lict dont le chevet est si doulx Qu'il semble que cet soit veloux, Quand on y prend un bon repos ; Lict à dormir apte et dispos ; Lict dont les draps, comme on demande, Sentent la rose et la lavende. . . .

On sait en effet qu'il était d'usage — usage qui subsiste encore en bien des endroits dans nos provinces — de conserver sa " lingerie " en des armoires parfumées de lavende. Ces vers font également allusion à l'usage, transmis par le Moyen- Age, de répandre, sur l'oreiller et sur la couverture, des feuilles de roses, des violettes et autres fleurs odoriférantes. Il en est très souvent question dans les chansons de geste et dans les romans d'aventure et, vers la fin du xve siècle, à la date de 1488, nous trouvons encore mention dans les comptes de l'Argenterie de "trois paniers de roses vermeilles et deux bouquets de violettes, semées de roses parmi, pour mettre sur le lit du Roi." Mais

revenons aux vers de lit de Catherine de uimcis.

Corrozet. chkhohckaux.

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