‹ L'ameublement français sous la renaissanceChapitre 18 sur 36 · LOUVRE · texte numérisé non relu

LOUVRE

tion pour pouvoir être attribué à l'un de ces artisans qui recherchaient une richesse luxuriante et des ornements trop lourds souvent et d'un effet outré. On attribuerait plutôt aux Lyonnais le dressoir conservé au Musée de Bourg.

On trouvera des dressoirs Bourguignons au Louvre, à Cluny et dans la collection Serres à Toulouse.

Nous avons dit que l'armoire se composait en réalité de deux coffres posés l'un sur l'autre et s'ouvrant par devant. En fait d'armoires, le Moyen-Age ne connaissait guère que des placards et il en a été ainsi jusqu'au xvie siècle. On peut voir encore au château de Blois, dans la chambre qui aurait été celle de Catherine de Médicis, les panneaux des boiseries mobiles, et dont quelquesunes s'ouvrent par des serrures d'un mécanisme spécial, ce que nous appelons des serrures à secret ; panneaux qui recouvrent autant d'armoires pratiquées dans l'épaisseur des murs.

La forme des armoires de la Renaissance varie quelque fois avec les provinces. On a fait observer que celles de l'Ile de France affectaient des lignes plus allongées.

Le coffre qui en forme la partie supérieure, est généralement plus étroit que le coffre du dessous. La précieuse armoire conservée au Musée du Louvre, où elle est venue de la collection Rivoire et dont nous avons donné plus haut le dessin, armoire appelée " Henri n " depuis que l'on y a postérieurement encastré au fronton le médaillon de ce prince — bien que d'origine Bourguignonne, peut être selon toute vraisemblance, considérée comme une reproduc-

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