‹ L'ami des enfants (volume 2)Chapitre 114 sur 276 · LKS EGARDS ET LA COMPLAISANCE · texte numérisé non relu

LKS EGARDS ET LA COMPLAISANCE

Elle commença alors à sentir le prix du travail; et, toute honteuse, elle dit à sa mère :

Ah! maman, j'ai bien mérité ce qui m'arrive. Je comprends aujourd'hui, pour la première fois, pourquoi vous m'exhortiez si vivement au travail. J'ai bien senti l'ennui du désœuvrement! Elle se jeta dans les bras de sa mère, et pressant sa main sur son cœur : Pardonnez-moi, maman, de vous avoir affligée par mon indolence. Je vous ai vue chagrine de me voir souffrir. Ah ! pour vous et pour moi, me voilà corrigée pour toute ma vie.

Madame de Payeuse embrassa sa fille , la loua de sa résolution ; et, profitant de la leçon qu'Angélique avait reçue d'elle-même , elle lui fit sentir combien le goût du travail nous sauve d'ennuis, et combien il peut adoucir les peines de la vie, en nous fournissant une distraction agréable et salutaire. Elle bénit les accidents d'un voyage qui avait opéré un changement si heureux dans sa fille. Angélique tint la parole qu'elle lui avait donnée. Elle alla même au-delà de ce qu'elle avait promis, et madame de Payeuse n'eut plus de reproches à lui faire que sur l'excès de son activité.

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