‹ L'ami des enfants (volume 2)Chapitre 119 sur 276 · SCENE IV. — ADÉLAÏDE, THO>L · texte numérisé non relu

SCENE IV. — ADÉLAÏDE, THO>L

THOMAS. Au nom de Dieu, mamselle Adélaïde, dites-moi ce (pu- j'ai fait à monsieur votre frère.

ADÉL.UDE. D'abord, c'est qu'il est un peu jaloux de l'écureuil que tu m'as drmné. Et puis il croit faire sa cour à mon papa, en paraissant entrer dans sa querelle contre le tien : car mon papa est bien en colère, et je ne sais pas pourquoi.

THOMAS. Je ne le sais pas non plus. J'ai seulement entendu mon père qui disait en se promenant seul à grands pas : Je ne peux croire cela de M. de Clermont! Il est allé trouver ma mère; et comme ma sœur était auprès d'elle en ce moment, elle saura de quoi il s'agit,

ADÉL.VÏDE. En attendant, mon papa nous a défendu de vous voir et de vous parler.

THOMAS. Quoi ! je ne vous verrais plus! je ne pourrais plus vous parler! Eh! comment ferais-je pour me passer de vous? Comment fera ma pauvre sœur qui vous aime tant? Hélas! mon Dieu! qu'avons-nous donc fait?

ADÉL.\ÏDE. Console-toi, mon enfant, nous serons toujours aussi bons amis. Et s'il nous est défendu de nous voir, qui nous empêche de penser l'un à l'autre? Moi, par exemple, en caressant ton écureuil, je songerai à toi. Je ne l'appellerai que de ton nom. Oh! comme je vais l'aimer!

THOMAS. Que vous me faites de plaisir de me dire cela! Je ne sais plus si je dois avoir encore du chagrin : mais voici ma sœur ; elle est bien triste !

230 Li:s PERES 1!EC< tXCII.IKS

Page 1