‹ L'ami des enfants (volume 2)Chapitre 123 sur 276 · SCÈNE VII. — .M. 1)K CLKli.MONT · texte numérisé non relu

SCÈNE VII. — .M. 1)K CLKli.MONT

M. i>E CLKisMoM, piniiiif ini. mo)}t('vl. Oiu, je le vois, je me suis laissé

2;{6 LES PERES JtECONCILIES

emporter trop loin. Quel exemple d'amitié, de recuiinaissance et de générosité me donnent ces enfants!... Il est vrai que j'avais défendu à Adélaïde.... Mais devais-je le lui défendre? devais-je étouffer le sentiment que j'avais moi-même fait naître dans son cœur? Pouvais-je lui dérober Tunique bonheur dont elle jouisse dans cette solitude? le plus grand bonheur de la vie humaine, une société aimable et vertueuse avec des enfants de son âge? un bien dont je ne saurais lui racheter la perte avec toutes mes richesses? Et pourquoi? pour satisfaire un vain caprice. Ma chère Adélaïde, ces grottes, ces ponts, ces temples chinois, tous ces ornements dont je voulais embellir mon jardin, rien n'aurait pu te faire oublier le bosquet sauvage où l'amitié trouvait un si doux asile. Quelle leçon pour moi! Sans toi, j'allais perdre aussi cette douce amitié. Tu me conserves un bien si précieux. Tu me sauves une injustice et ctes remords! Que ta noble conduite me fait sentir l'indignité de ton frère! Le méchant! sous quels traits affreux il vient de se montrer ! Bannissons de mon cœur cette image accablante. Je brûle de savoir si M. Genest pense avec autant de noblesse que ses enfants. Le parti qu'il va prendre, va décider de mon propre bonheur. Je n'avais qu'un ami : ou il était indigne de mes sentiments, ou je vais le retrouver digne de moi. {Adélaïde traverse svr la pointe du pied le fond du théâtre ; M. de Clermont l'aperçoit, et l'appelle.) Adélaïde ! {Elle veut continuer sa route , M. de Clermont l'appelle une seconde fois.) Adélaïde, approchez!

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