‹ L'ami des enfants (volume 2)Chapitre 125 sur 276 · J.S ]A-:> l'KKKS lîECOXCILIES · texte numérisé non relu

J.S ]A-:> l'KKKS lîECOXCILIES

AKKLAiiii:. Punl()iiii('z-iiii)i, je vous ai [larlé comme je le sens. Vous avez rendu de grands services à M. Genest, et vous avez raison d'exiger, en reconnaissance, qu'il vous cède une chose qui vous tient si fort à cœur ; et lui, il a raison de vous la refuser, parce qu'il a aussi des motifs pour ne pas s'en défaire.

M. i)K cLKioioNT. Et SCS uiotifs, sout-ils justcs OU mal fondés?

ADKLAÏDi:. Ce n'est pas à moi d'en être le juge. Vous regardez comme un devoir de reconnaissance qu'il vous cède son petit bos([uet ; et il regarde aussi comme un devoir de reconnaissance de le garder. Vous voudriez l'abattre pour y trouver un beau point de vue : il y trouve un ombrage agréable pour ses enfants. Vous êtes son seigneur, et vous avez la puissance : il est votre vassal, et il n'a que ses prières et les larmes de sa famille.

M. ut: cLKioioNT. C'cu cst asscz ; tu es un avocat trop dangereux. Kli bien ! qu'il me rende les cent écus que je lui ai prêtés, et qu'il garde son bosquet.

ADÉLAÏDE. Ainsi donc ce sera la force....

M. DE CLEUMONT. Qui aura raison, n'est-ce pas?

ADÉLAÏDE. Non, mou papa. Je voulais dire seulement.... Oli! je n'eu sais plus rien. Mais les cent écus, où les prendre?

M. DE CLERMONT. Si tu nc Ic sais pas, je n'en sais rien non plus. Cependant, s'il avait recours à toi....

ADÉLAÏDE, Jetant ses bras autour de son père. Ohl je ne puis vous le cacher plus longtenq:)S. Et quand vous devriez m'en punir... J'ai mérité votre colère. J'ai...

M. DE CLEioioxT. Allons, allous, laisse-moi. Que veut dire cela, mademoiselle ?

SCENE IX. — M. DE CLERMONT, ADÉLAÏDE, CONSTANTIN, traînant de force Geneviève; GENEVIÈVE.

CONSTANTIN. Ah! mou papa, je la tiens, je la tiens. Elle a une lettre, apparemment pour ma soMir. Allons, donne-la-moi, ou je te fouille de la tète aux pieds. Oui, (uii, elle ravait à la main, en se glissant ici derrière la charmille.

M. DE CLEUMONT. l'oiut de violcuce, Constautiu. (^4 Geneviève.) Cherchezvous ici quelqu'un, mon enfant?

GENEVIÈVE, déconcertée. Non.... Oui, monsieur. Je cherchais....

M. DR CLEUMONT. Pourquoi s'eflraycr ? Eh bien! qui ( herchez-vous?

GENEVIÈVE. C'est mamsellc Adélaïde.

CONSTANTIN. Vous savcz Cependant, Geneviève, que mon papa lui a défeiulu de vinis parler.

M. DE CLEUMONT, à Co/istun / / Il . Je te prie, loi, de le taire. {A Geneviève.) Qu'est-ce doni' (pic «'ctt'' lettre ditut il est (pie^litm?

1>AU LEUU^ FAFAXTS. î.i'.)

(;i:m:vii:m:. Ce ii"est rien, rien.... {E//e regarde Iristemeni Adchiide.) Ah! mamselle Adélaïde, me pardonnerez-vous?.... "

ADÉLAÏDE. Ma chère amie, il ne faut plus rien caclier à mon papa.

CONSTANTIN, à 31. de Clermont. Comment! elles osent se parler jusque sous vos yeux ! Est-ce là l'obéissance?. . .

M. DE CLERMONT, à Co7isfa?iff7i. Te tairas-tu? Eh bien! Geneviève, ne pourrai-je savoir...

(;enevieve. Monsieur, puisqu'il faut vous le dire, c'est que mon père a écrit une lettre à mamselle votre fille, pour la remercier de ses bontés, (/i//^ donne, en tremblant, la lettre à Adèldide, Constantin s'en saisit.)

CONSTANTIN. Mou papa, elle est pleine d'argent. {A Adélaïde.) Ah 1 tu vas être payée .

ADÉLAÏDE. J'allais tout avouer, mon papa, lorsque Geneviève et mon frère nous ont interrompus. Je me résigne avec soumission à mon châtiment.

)i. DE CLEHMONT ouvre la lettre et Ut.

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