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image de la récoinpeiise que Dieu uuiis réserve à la lin de nos juiii's pour les bonnes actions dont nous les aurons remplis.
PORPHUŒ. Oui, mon papa, cela cadre tout juste. Oh! quel bonheur je vois pour moi dans Tannée que nous commençons aujourd'hui !
•». DE VKR.MONT. C'cst de toï scul qu'il dépend de la rendre heureuse. Mais revenons à notre voyage. Te souviens-tu, lorsque nous arrivâmes à cet endroit que Ton nomme le Point-du-Jour, le ciel était serein; et nous pouvions voir derrière nous tout l'espace que nous avions parcouru ?
poRPHiuE. Oh! oui. J'étais fier d'avoir si bien fait tout ce chemin.
M. DE VEUMONT. Le scrais-tu de même aujourd'hui que la raison commence à t'éclairer, en portant un regard sur le chemin que tu as fait jusqu'ici dans la vie? Tu y es entré faible et nu, sans aucun moyen de pourvoir à tes besoins et à ta subsistance. C'est ta mère qui t'a donné les premiers aliments. C'est moi qui ai soutenu tes premiers pas. Que t'avonsnous demandé pour prix de nos soins? Rien que de travailler toi-même à ton propre bonheur, en devenant juste et honnête, en t'instruisant de tes devoirs, et en prenant du goût à t'en acquitter. Ces conditions, toutes avantageuses pour toi, les as-tu remplies? As-tu été reconnaissant envers Dieu, pour t'avoir fait naître dans le sein de l'aisance et de l'honneur? Astu montré à tes parents toute la tendresse, toute la soumission que tu leur dois? As-tu bien profité des instructions de tes maîtres? Ton frère et tes sœurs n'ont-ils jamais eu à se plaindre de quelque mouvement d'envie ou d'injustice de ta part?. As-tu traité les domestiques avec douceur? N'astu rien exigé de trop de leur complaisance? L'esprit d'ordre et de justice, l'égalité de caractère, la franchise, la patience et la modération que nous cherchons à t'inspirer par nos leçons et par nos exemples, les as-tu?
poRPHiRE. Ah! mon papa, ne regardons pas tant dans le passé. J'aime mieux porter ma vue sur l'avenir. Tout ce que j'aurais dû faire, oui, je vous le promets, je le ferai.
M. DE VERMOXT. Embrassc-moi , mon fils; j'accepte ta promesse, et j'y renferme tous les vœux que je forme, à mon tour, pour toi, dans ce renouvellement de l'année.
M. DUFRESXE. ( HARLES , ami d'Éiiouard.
EDOUARD, #011 Kl>. , ALEXIS, jeune orphelin. VK'TORIXE, sa fille. ; COMTOIS, domestique. La SL'èiio se passe dans un salon de l'appartement de M. Dtifresne.