‹ L'ami des enfants (volume 2)Chapitre 177 sur 276 · SCÈWE I. — M. ET MADAME DE VALENCE · texte numérisé non relu

SCÈWE I. — M. ET MADAME DE VALENCE

'Cf • r.'^j oii.A , ma chère amie, notre Valentin qui se promène dans

'Ct"/^ 1^^ ^^l^é6 avec un livre à la main. Je crains bien que ce ne soit ;/ î'-. plutôt par vanité que par un véritable désir de s'instruire qu'il :\ ait toujours l'air occupé de quelque lecture?

M bL \ .vLENCE. D'où tc vicnt cette pensée, mon ami?

M. DE VALENCE. Ne remarquBs-tu pas qu'il jette la vue en dessous, tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, pour voir si personne ne fait attention à lui?

M"" DE VALENCE. Cependant ses maîtres rendent uri témoignage très flatteur de son application, et ils conviennent tous ([u'il est fort avancé pour son âge.

M. DE VALENCE. Cela cst vrai. Mais si je ne me suis pas trompé dans lues soupçons, si les potitt'S fonuaissances (jn'il peut avoir acquises lui

Mi LA VANITE PUNIl:;.

oui (Idiiné (le la vaiiitr, j'aimerais cent fois mieux qui! ne sût rien, et (iiril fiU modeste.

m'"^ dk valence. Quoi ! rien, mon ami?

M. DE VALENCE. Oui, ma femme. Un homme sans connaissances bien relevées, mais honnête, modeste et laborieux, est un membre de la société beaucoup phjs digne de considération qu'un savant à qui ses études ont tourné la tète et enflé le cœur.

m""" oe VALENCE. Je nc peux croire (pie mon llls soit encore dans ce cas.

M. DE VALENCE. Quc le Ciel nous en préserve! Mais nous voici arrivés à la campagne ; j'aurai plus d'occasions de l'observer moi-même, et je suis résolu de profiter de la première qui se présentera pour éclaircir mes conjectures. Je le vois qui s'avance vers nous. Laisse-moi un moment seul avec lui.

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