SCÈNE I. — FAUIEX
ABiEN. Le voilà donc v.e jardin, où je n'étais pas entré il y a pins de six mois ! Que je sens de plaisir ù. le revoir encore ! Voici le petit pavillon, on j'allais si sonvent déjeuner avec ma chère maman ! Ah ! si elle vivait aujourd'hui, quelle joie pour nous deux ! Elle me prendrait dans ses ^ liras , elle me caresserait! Et moi, que j'aurais de choses à lui dire ! Mais, hélas ! (// se met à pleurer) je l'ai perdue. Je ne puis l'aimer ([ue hors de ce monde. iMa cliére maman , ne sanrais-tu au moins m'entendre, si tu ne dois plus revenir auprès de ton Fabien? Regarde. A ta place, dans la maison, demeure à présent une marâtre. Cela doit faire une bien méchante femme ! Pauvre enfant ! que vais-je devenir? Je n'oserai jamais lever les yeux sur elle. Encore si j'avais pu rester toujours auprès de mon grand- papa! xMais non, l'on veut que je revienne ici, «piand maman n'y est plus. Ah! je ne saurais y rester. Je ne veux que voir moii papa et mes s(eiiis, les embrasser, et puis je m'en irai , nui , je iircii if;n, je m'en irai.
L'ECOLE DES .MARATRES. 333