JULIE , I
THOMAS , riehe fermier.
La scène usi à l'entrée d'un village. Le théâtre représente, da;)S l'enronreinenl, une furùl, a uavers lailuclle on voit s'élever jiar intervalles, dans le lointain , des tourbillons de flammes. Sur l'un des cotés du théâtre est une ferme, et tout auprès une fontaine; de l'autre côté est une colline, au pied de laiiuelle tourne le chemin du village.
SCÈNE I. — ADRIEN arrive en courant sur la scène par le détour de la colline. Ses vêtements et sa chevelure sont en désordre. Il jette les yeux sur le fond du tliéàtre. ijue la colline masquait à sa vue. L'incendie éclate eu ce moment dans toute sa fureur.
DuiEN. Bon Dieu! bon Dieu! tout brûle encore! Quels gros tourbillons de fumée et de llammes! 0 nrion papa! maman! ,.,^^^^ ma petite sœur Julie, qu ètes-vous devenus? Ne suis-je plus •^^i:fe^^Q qu\in malheureux orphelin? Seigneur, mon Dieu, prends pitié de moi! Tu m'as déjà tout enlevé : laisse-moi mes parents. Ils sont pour moi plus que tout au monde. Que deviendrais-je sans eux? (Accablé defalique et de douleur, il jjose sa main contre tm arbre, et apjmie sa tète dessus. Au même instant la ferme s'ouvre, et il en sort un petit paysan, tenant à h main son déjeuner. )