SCÈNE vin. — FRÉDÉRIC
FRÉDÉRIC. Ah ! tu veux efïrayer les autres, et tu n'as pas de peur? Je vais t'épouvanter, moi.
SCÈNE IX. — FRÉDÉRIC, LEONOR, JULIE, DOROTHÉE, ADELAÏDE, DUVERNEY l'aîné.
LEONOR. JNous venons de voir sortir M. Robert en courant. 11 a passé devant nous sans nous saluer. Est-ce que vous vous êtes encore chamaillés ensemble?
FRÉDÉRIC. Au contraire. Il me croit à présent le meilleur de ses amis. J'ai fait semblant de vouloir être de moitié d'une malice qu'il prétendait laire aux enfants qui sont là-haut. Mais il s'en mordra les doigts, je t'assure. Je ne crois pas qu'il ait envie de rentrer jamais dans cette maison.
LÉONOR. Quel est donc ton projet?
FRÉDÉRIC. Je te le dirai tout à l'heure. Je n'ai pas un moment à perdre. Il faut que tout soit prêt lorsqu'il reviendra. Permettez- vous, mesdemoiselles, que je sorte un instant?
DOROTHÉE. Oui, moiisicur Frédéric, mais revenez bien vile. Il nous tarde de savoir votre manœuvre.
76 COLIN-MAILLAUI).
FRÉDÉRIC. Je me ferai un devoir de vous en instruire. Je suis ici dans la minute.