‹ L'ami des enfants (volume 2)Chapitre 90 sur 276 · JULIEN ET ROSINE · texte numérisé non relu

JULIEN ET ROSINE

Vous n'avez pas encor vos ailes ; Comment vous sauver de ma main?

Mais quoi I n'eutends-je point leur nii-ro Qui pousse des cris douloureux ?

Oui, je le vois, oui, c'est leur père Qui vient voltiger autour d'eux.

Ah! pourrais-je causer leur jieine.

Moi, qui l'été, dans ces vallons, Venais m'endormir sous un chêne, Au brnit de leurs douces chansons'/

Hélas ! si du sein de ma mère Un méchant venait me ravir I Je le sens bien, dans sa misère Elle n'aurait plus qu'à mourir.

Et je serais assez barbare Pour vous arracher vos enfants ?

Non, non, que rien ne vous sé|):ire.

Non, les voici, je vous les rends.

Apprenez-leur, dans le bocafre, A voltiger auprès de vous ; Qu'ils écoutent votre ramage, l'our former des sons aussi doux.

Et moi, dans la saison prochaine, Je reviendrai dans ces vallon.-^.

Dormir quelquefois sous un chêne Au bruit de leurs jeunes chansons.

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