JULIEN ET ROSINE
Vous n'avez pas encor vos ailes ; Comment vous sauver de ma main?
Mais quoi I n'eutends-je point leur nii-ro Qui pousse des cris douloureux ?
Oui, je le vois, oui, c'est leur père Qui vient voltiger autour d'eux.
Ah! pourrais-je causer leur jieine.
Moi, qui l'été, dans ces vallons, Venais m'endormir sous un chêne, Au brnit de leurs douces chansons'/
Hélas ! si du sein de ma mère Un méchant venait me ravir I Je le sens bien, dans sa misère Elle n'aurait plus qu'à mourir.
Et je serais assez barbare Pour vous arracher vos enfants ?
Non, non, que rien ne vous sé|):ire.
Non, les voici, je vous les rends.
Apprenez-leur, dans le bocafre, A voltiger auprès de vous ; Qu'ils écoutent votre ramage, l'our former des sons aussi doux.
Et moi, dans la saison prochaine, Je reviendrai dans ces vallon.-^.
Dormir quelquefois sous un chêne Au bruit de leurs jeunes chansons.