SCÈNE VII
VALENTIN, seul, les voyant s'éloigner.
Bon! les voilà bien loin; je n'ai plus besoin de me contraindre. (U met
le livre dans sa pnehe.) Que
vont penser ces messieurs de mon application ? Je voudrais bien être oiseau et voler après eux pour entendre les louanges qu'ils me
donnent. (Il se promène en
•'■■'" baillant sur la terrasse pendant
un (|uart d'heure.) Je m'en-
nuie cependant à rester seul ici. Je puis faire mieux. Voilà le soleil couché, et j'entends la compagnie qui revient ; je vais me glisser dans le bois et m'y enfoncer de manière qu'on ait de la peine à me trouver.
Maman enverra tous les domestiques me chercher avec des flambeaux . On ne parlera que de moi toute la soirée, et on me comparera avec ces grands philosophes qu'on a vus se perdre dans les forêts, égarés par leurs O
savantes rêveries. Mon aventure fera un beau bruit ! Allons, allons.
(Il se jetle dans le bois.)