‹ L'ami des enfants et des adolescentsChapitre 97 sur 153 · MABCEL , GENEVIÈVE , THOMAS , GEORGE , LA TERREUR · texte numérisé non relu

MABCEL , GENEVIÈVE , THOMAS , GEORGE , LA TERREUR

GENEVIEVE. Mou fils, inou clicr lîls! qu'as-tu fait?

MARCEL. Nous sommcs perdus.

GEORGE. Ne vous iuquiétez pas; vos affaires n'en sont pas cmpirées d'un fétu. Quand nous l'aurions prié tout un siècle , avec des ruisseaux de larmes , il n'aurait pas démordu de son opiniâtreté. Il a l'ame d'un démon dans le corps. C'est la première fois que j'ai frappé un homme; mais jamais un homme . 3ie m'avait donné le nom d'un drôle. Serais-je un soldat si je l'avais souffert ?

LA TERREUR. Si tu ne luis pas donné ce soufflet, tu allais en recevoir un de moi.

MARCEL. Qui sait ce qu'il va nous en coûter ?

GEORGE. Quoi ! pour m'être vengé d'une insulte?

GENEVIEVE. Sûi'cment , mon fds; avec tout cela, c'est un hailli.

LA TERREUR. Bah! cc u'cst pas le premier hailli souffleté par des soldats. Je crois que c'est un effet

de sympathie , qu^un soldat ne peut voir un fripon, sans lui donner sur les oreilles.

GENEVIEVE. Je UQ puis croire qu'il ne se fût laissé à la fin attendrir.

GEORGE. Non , ma mère , jamais.

GENEVIEVE , à Ma?xeL Qu'en penses-tu , mon ami? Ne faudrait-il pas le suivre?

GEORGE. Ce serait inutile , j'en suis sûr. Vous allez vous exposer encore à des duretés.

MARCEL. Cela peut être; mais au moins je ne veux pas avoir de reproches à me faire. Viens, mafemme.

GEORGE. Restez ici, je vous en conjure. Vous perdriez vos pas et vos paroles.

GENEVIEVE. Nou , mou fiis , laisse-uous aller. Cela ne gâtera rien.

GEORGE. Ehbien,faitescommevousrentendez. Si vous reveniez contents, j'irais baiser ses pieds; mais vous allez voir combien je voudrais m'être trompé.

MARCEL. Viens, ma femme, essayons ce dernier moyen. S'il ne réussit pas, que la volonté de Dieu s'accomphsse ]

GENEVIEVE. Puisquo Dicu nous laisse la vie , il ne nous laissera pas mourir de faim. (Elle sort avec Marcel. )

LA TERREUR. Ta mèro est une femme qui a ses consolations toutes prêtes. Je vais voir , de mon côté, ce qu'il y a à faire avec nos camarades. ( // sort. )

Page 1