‹ L'ami des loisChapitre 19 sur 63 · SCÈNE IIL · texte numérisé non relu

SCÈNE IIL

DUBRISSAGE, FILTEAU, LAROCHE.

Eh! c'est ce cher Laroche.... Oh! quel air d'allégresse! Quel qu'en soit le sujet, cher ami, je m'empresse De partager ta joie. Avons-nous du nouveau?

LAROCHE, essoicflé.

Oh! je vous en réponds!... Ouf! je suis tout en eau. J'ai donc l'air bien joyeux?

DUBRISSAGE.

Oui.... ta gaieté maligne D'un complot découvert nous doit être un doux signe.

LAROCHE

Ah ! devinez un peu le traître.

DUBRISSAGE, gaiement.

Le coquin Ne nous aborde plus qu'un complot à la main!

LAROCHE

Ce dernier en vaut trente, en vaut cent.

DtlBRISSAGE.

Allons, passe.

LAROCHE

Olî î oui , le ciel sur moi manifeste sa grâce ; Il m'a guidé, ce ciel....

DUBRISSAGE.

Où donc i*

LAROCHE

Dans le jardin.

DITBRISSAGE.

Le ciel!... et pour y voir?

LAROCHE

Ah ! le diable est bien fin :

- Vous deux qui vous croyez un esprit plus habile , Devinez le coupable ; on vous le donne en mille.

DUBRISSAGE.

Bavard! tes vains discours sont-ils bientôt finis? Son nom?

LAROCHE

Vous saurez donc...

DUBRISSAGE.

Son nom ?

LAROCHE

Monsieur Forlis.

DUBRISSAGE.

Qui? Forhs?

FILTEAU.

Prenez garde : oh ! cela ne peut être.

LAROCHE

On en est sûr , monsieur ; on se connaît en traître.

DUBRISSAGE.

En effet, mon ami, prends garde, il a raison; Prends garde... Oh! seulement si de sa trahison

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