‹ L' ami du Clerge ParoissialChapitre 107 sur 276 · SL · texte numérisé non relu

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ou ils réglent, chacun dans son diocése, tout ce qui concerne les maitres et les éléves; aussitdt ils chargent un ecclésiastique de faire appliquer les ordonnances ; aussitét cet ecclésiastique, nommé Keolatre, comme autrefois, se hate d’adresser deg circulaires aux curés et voila que, jusqu’au fond des campagnes, curés, instituteurs, institutrices, éléves, tous se penchent sur le Décalogue et VEvangile : heureux de mettre en pratique la vraie doctrine de l’éducation, qui est qu’il faut placer la moralité au-dessus de la science, parce que, comme on l’a dit dans une phrase lapidaire, « science sans conscience n’est que ruine de lame. »

La Restauration fait davantage, bien davantage encore : elle confie réellement au clergé Venseignement secondaire et l’enseignement supérieur. L’Université avait, vous le savez tous, le monopole, et elle s'accommodait trés bien du despotisme, & condition de Vexercer. Fille de Empire et petite-fille de la Révolution, elle a maintenant grand’peur de mourir, ainsi que son fondateur qui s’est évanoui comme une ombre avec son empire d’un moment! Qu’elle se rassure. Bien qu’on parle volontiers de sa mort, on la laissera vivre, par la raison que, dans des circonstances aussi difficiles, on ne saurait pas comment la remplacer, et que la liberté de Penseignement serait prématurée, faute de personnel et faute de ressources. Elle vivra, mais a la condition qu’elle change, avec ses allures et son esprit, la situation religieuse et morale de ses écoles. Dés 4815, le gouvernement déclare que « la religion sera désormais la base de l’éducation. » Puis, par Vordonnance du 27 février 1824, il donne a lV Université pour inspecteurs qui? les évéques.

« L’évéque visitera lui-méme, ou fera visiter, par un de ses vicaires généraux, tous les colléges de son diocése, et provoquera aupres du Conseil royal de Vinstruction publique les mesures qu’il aura jugées nécessaires. » Enfin bientét, pour succéder 4 M. de Corbiére, catholique fervent, il donne a4 l’Université, comme premier Grand- Maitre, un homme d’église, un Sulpicien, sinon toujours de fait, du moins toujours de coeur, un évéque, l’évéque d’Hermopolis, Mgr de Frayssinous. Le nouveau Grand-Maitre se hate de rappeler aux recteurs dans quels sentiments doit étre désormais élevée la jeunesse du royaume. I] se hate de rappeler aux éyéques leur droit de surveillance sur tous les établissements universitaires, et en méme temps il les prie « d’avoir la condescendance de lui céder quelquefois des ecclésiastiques capables de les diriger. » Les éyéques ne manquent pas d’avoir cette bonne condescendance, et l’on voit bientét des ecclésiastiques au sommet et 4la base de Université. Le Grand-Maitre est donc ecclésiastique ; dans le Conseil il y a aussi plusieurs ecclésiastiques ; il y a plusieurs ecclésiastiques a la téte des Académies, ala téte de l’Académie de Paris elle-méme il yal’abbé Nicolle, qui fait tant de créations et

tant de réformes ‘; tous les proviseurs, 4 ’exception de deux ou trois, sont aussi deg ecclésiastiques ; les censeurs sont aussi des ecclésiastiques; les principaux sont aussi, presque tous, des ecclésiastiques (il y en a 188); les professeurs de philosophie sont aussi, presque tous, des ecclésiastiques; dans plusieurs colleges, les maitres @étude eux-mémes sont des ecclésiastiques 2 ; enfin, des les commencements *, la cloche ecclé- Siastique a remplacé le tambour... « Hypocrisie! Perfidie ! » crie Manuel a la Chambre des députés. Il faut que Manuel endure : il n’est pas au bout de ses douleurs, Manuel. Le roi crée un ministére des affaires ecclésiastiques, qu’il confie au ministre de l’instruction publique, et Mer de Frayssinous écrit aux évéques, le 1er septembre 1824, « qwil était naturel que ces deux objets se trouvassent unis dans les royales pensées, puisqu’ils ont l’un avec l’autre des rapports si étroits, presque nécessaires, et que c’est surtout a la religion que semble avoir été réservé de tout temps le soin d’élever la jeunesse. » Kt, grace 4 un zéle tempéré par la prudence, tout prospére si bien, que, le 18 mai 1827, a la Chambre des députés, le ministre de Vinstruction publique met ses adversaires au défi de prouver que tout ne prospére pas.

Crest ainsi que, jusqu’en 1828, année ot les libéraux arrivent au pouvoir, l’Eglise travaille,. dans tous les degrés de l’enseignement, sur les éléves de tout age et de toute condition, a réaliser cette parole du roi, qui était vraie alors, qui l’a été depuis, et qui lest peut-étre encore aujour- @hui méme : « Faites-en de bons chrétiens, et vous en ferez de bons Frangais! »

Mais ce n’est pas assez pour ’Heglise d’agir sur la jeunesse : il faut qwelle puisse agir sur le peuple tout entier, sur ’ame de la France. Pauvre ame en ce moment, hélas! Ame ruinée, qui a perdu Dieu! Aprés les saturnales de la Révolution est venue lVindifférence de ’Empire, et a la chute profonde des mours se méle la haine sociale engendrée par les divisions politiques. Oh! que le gouvernement rende donc a l’iglise la parole, la liberté, toute la liberte de la parole! Car c’est la parole qui, descendue du ciel, a tout sauvé en renouvelant tout, et c’est la parole quia été la vie de Vliglise, sa force dés les premiers jours, sa puissance véritable dans ses temps de triomphe, sa seule défense aux époques de douleur, et c’est par la parole qu'elle doit reprendre son empire, l’empire religieux sur la France. Oui, la Restauration sait, avec l’experience des ages, qu’on ne peut reconstruire Vordre qu’en le fondant sur les moeurs, et qu’on ne rétablit les

4 Achévement du collége Saint-Louis, fondation du collége Sainte-Barbe, restauration de la Sorbonne, établissement du concours d’agrégation pour le professorat, amélioration dans l’éducation générale : tout cela de 1821 4 1824, date de la suppression du rectorat.

2 Ainsi particuliérement au collége royal d’Angers, qui a pour proviseur Vabbé Régnier, futur cardinalarcheyéque de Cambrai.

2 Moniteur, 22 avril 1814.

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moours qu’en rétablissant la religion, et qu’on ne rétablit la religion que par la parole évangélique. Elle autorise donc, elle encourage, elle favorise, elle aide la Société des prétres de la Mission de France et les autres sociétés de missionnaires, anciennes ou nouvelles, malgré les déclamations, malgré les calomnies, maleré les abominables chansons accompagnées de caricatures abominables, malgré les clameurs contre « le pacte intéressé de la religion et du privilége, » enfin malgré les cris des libéraux qui se flattent de faire proclamer, au nom de l’Etat, la défense de précher la religion de l’Etat. En effet, pour les esprits forts qui n’ont pu établir, pendant plus de vingt ans de régénération, ni une doctrine, ni une institution, voir d’ignorants missionnaires, échappés au martyre, charmer le peuple, bouleverser sa conscience, la changer, avec une croix et une parole de l’Evangile, quel scandale!... Ce que font, pendant quinze ans ‘, ces missionnaires, véritables soldats de l’autel et du tréne, préchant le retour a Dieu et Vobéissance a4 lVautorité légitime, des heures, des jours ne suffiraient pas a le raconter. « Les concubinages cessent, écrit en pleine mission le P. Guibert, futur archevéque de Paris; les restitutions se font; les mariages qui n’étaient pas en régle se réhabilitent, les mauvais livres sont brilés, avarice créve..., les croix se plantent..., le bon Dieu est béni, le diable enrage 2. » Ils viennent a Angers, ces apdétres, au nombre de huit, le 22 janvier 1816, et ils y restent jusqu’au 4¢r mars, cest-a-dire pendant six semaines. Ils s’établissent dans deux églises 4 la fois, 4 la cathédrale et a la Trinité. Ils font trois sermons par jour, le premier a 4 heures 1/2 du matin, le second 4 10 heures et le troisiéme le soir. Au commencement, des gens grossiers, restes impurs des fédérés des Cent- Jours, poussés par les fauteurs de désordres, veulent troubler cette prédication, qui humilie, qui révolte, qui fait frémir les grands hommes du libéralisme. C’est en vain: on accourt de dix lieues ala ronde, et Vaffluence est si grande, que, pour avoir une place le soir, il faut la retenir des le matin. La mission se termine par une plantation de croix presque ala porte de l’évéché, au’ pied méme de la fleche gauche de la cathédrale, ot elle existe toujours, témoin du retour de tout un peuple a Dieu, au culte, a ordre moral, aux vertus! A la cérémonie assistent, disent les journaux 3, «avec Mer Pévéque d’Angers, et tout le clergé de la ville, un concours immense Whabitants, les autorités civiles et militaires, la garde nationale, le troisiéme régiment de la garde

* Les missions ont eu lieu a peu prés jusqu’a la fin de la Restauration. Voir, par exemple, pour les derniers mois de l’année 1827, Ami de la Religion, rv, 151, 171, 186, 218, 215, 228, 268, 245, 247, 280, 297, 357, 376, 406; et, pour les premiers mois de année 1828, xv, 8, 104, 122, 128, 168, 188, 214, 329, 341, 376, 390.

* Lettre du P. Guibert, datée de Ribiés, le 2 février ech Paguelle de Follenay, Vie du cardinal Guibert,

3 Journal de Maine-et-Loire, 4 mars 1816.

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royale, un détachement de la légion et de la gendarmerie. » Mais, puisque tout le monde officiel y prenait part, 4 ces démonstrations religieuses, les résultats en valaient-ils quelque chose? Demandons-le, Mesdames et Messieurs, pour que la preuve soit irréfutable, a deux provinces opposées de caractére : une qui, de tout temps, a passé pour étre un peu inclinée vers ses gras paturages (ce qui n’est pas vrai : car il peut se trouver ici quelques Normands); et l’autre qui, de tout temps aussi, a passé pour étre un peu adonnée aux graces légéres du plaisir (ce qui n’est pas vrai, non plus: car il se trouve assurément ici quelques Bordelais) ; adressons-nous a ces deux provinces qui sont opposées, nous ne disons pas par leurs défauts, nous disons par leurs qualités. Or, au mois de mars. 1822, un comédien écrit 4 Pun de ses amis : « A’ notre départ pour la Basse- Normandie, nous nous promettions un heureux voyage. Hélas! nous avons été cruellement décus. L’année derniére, une révolution s’est opérée dans cette contrée, et elle y continue. A Bayeux, a Saint-L6, nous n’avons rien fait; les prédications des missionnaires avaient retenti dans ces villes! On nous avait fait espérer que Coutances nous dédommagerait; nous le crimes, car nous nous rappelions qu’il y a quelques années, nous y avions été accueillis avec une sorte d’enthousiasme. Que les temps sont changés! Coutances aussi a eu des missionnaires. Le dimanche de carnaval, nous avons eu deux douzaines de spectateurs, dont la moitié étaient des Anglais, et il n’y avait qu'une Francaise! Le lundi, la société fut encore moins nombreuse, et le mardi il n’y eut pas moyen de commencer. Concevez-vous cela? Les dames, les demoiselles, les hommes méme, lisent des livres de dévotion, fréquentent les églises et se réunissent, dit-on, pour des bonnes ceuvres. Toute la ville semble avoir rétrogradé jusqu’au xve siécle! Croyez-moi, Monsieur, sion laisse faire ces gens-la, cen est fait des lumiéres, nous reculons vers la barbarie 1. » A Bordeaux, aprés une mission, lV’impiété fait venir de Paris Mlle Mars, la reine de la scéne francaise ; Mlle Mars, dont les excursions dans les départements ne sont que des marches triomphales ; Mlle Mars gui, dans une ou deux soirées, va mettre en déroute l’ceuvre des missions et des missionnaires, défanatiser le peuple de Bordeaux, lui rendre son esprit, sa gaieté, ses plaisirs. Or, les Bordelais et les Bordelaises demeurent impassibles, si impassibles que Mlle Mars, regagnant Paris en toute hate, s’écrie avec l’amertume d’un echec : « Hst-ce done la le peuple spirituel, joyeux, impressionnable, dont l’on m’avait parlé? Combien on a tort de l’assimiler 4 ancien peuple d@Athénes ! Tl y a de la stupidité dans son esprit! * » Ils ne se doutaient assurément pas, ces comediens, ces comédiennes, qu’un jour Vhistoire

! Tablettes du Clergé, 1, 218.

* Lyonnet, Histoire de Mgr a’ Aviau, u, 688.

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de ’Kglise invoquerait leur témoignage pour montrer le fruit des missions.

Mais c’est sur les esprits d’élite surtout, qu’il faut que l’Eglise exerce l’empire de sa parole : en effet, c’est toujours d’en haut, jamais d’en bas, que part le mouvement religieux, comme le mouvement politique, comme le mouvement social, comme tout mouvement qui méne l’histoire humaine. Or, Mesdames et Messieurs, venez a Paris, sous les votites de Saint-Sulpice !. Voyez réunis les personnages les plus considérables de la société francaise, princes et princesses, magistrats, militaires, femmes du monde, hommes de science, jeunesse surtout; voyez toute cette foule pensante courbée sous la parole de Frayssinous, qui reprend ses conférences, suspendues en 1809 par le gouvernement impérial2, et qui, avec un talent auquel nul autre ne pouvait alors étre comparé, fait Papologie du christianisme, confond lincrédulité par la raison méme, selon la méthode des plus grands esprits, et produit tant d’impression, qu’on dirait qu’il montre la vérité toute vivante a ses auditeurs, dont les uns ne savaient plus et dont les autres n’avaient jamais su. Ce conducteur du mouvement des idées religieuses, cet illustre conférencier qui, chaque année, fait tant de conquétes au sein de la capitale, je le contemplais depuis longtemps, jobservais sa haute stature dhomme né dans les montagnes, j’essayais de lire sur son front si large, je prétais Voreille aux accents de sa parole si abondante, bien que dépourvue doriginalité, et je ne savais comment traduire tout ce que j’éprouvais d’admiration pour lui, pour son auditoire, pour ce grand spectacle de la renaissance catholique, lorsque j’ai trouve, par dela sa vie, dans une inscription funéraire, Vexpression que je cherchais en vain.

Dans son cercueil, on mit, prés de sa téte, un petit tube en verre, renfermant un parchemin avec cette inscription : « Dans ce tombeau repose, en attendant la résurrection glorieuse, le corps de Denis-Antoine-Luc comte de Frayssinous... auteur des Conférences, évéque, premier aumdnier des rois Louis XVIII et Charles X, membre de l’Académie francaise, Grand-Maitre et ministre de l’ins-

truction publique et des affaires ecclésiastiques. »

Quelle vérité dans l’ordre de tous ces titres! Oui,

4 « Les conférences de l’abbé Frayssinous ont repris. Elles avaient attiré, de tous les quartiers de la capitale, un grand nombre d’auditeurs empressés d’entendre l’apologiste de la religion. La vaste église de Saint-Sulpice était remplie... Au dernier discours, Vauditoire était encore plus nombreux que de coutume. S. A. S. Madame la duchesse d’Orléans, entourée des officiers de sa maison, l’a honoré de sa présence... La conférence de l’abbé Frayssinous a eu lieu dimanche dernier sur les mysteres. Ce discours excitait de temps 4 autre dans lauditoire des temoignages muets d’approbation et d’admiration. On entendait chacun en sortant se communiquer les impressions que lui avaient faites ce discours. On voyait qu’il avait triomphé des préventions des uns et du froid dédain des autres. » L’Ami de la Religion, mi, 141, 217; rv, 142. ' ; 3

? Napoléon avait méme refusé de nommer l’abbé de Frayssinous chanoine de l’église de Paris, le 4 aotit 1810.

avant le titre d’Académicien, avant celui de ministre, méme avant celui d’évéque, celui d’auteur des Conférences! Auteur des Conférences, sans lieu ni date, sans explication ni sur le fond ni sur la forme, parce que ce sont les conférences immortelles entre toutes, celles qui ont rendu la foi, consolation supréme et clarté divine, 4 élite de la société francaise !

Voila ce qu’a fait la Restauration.

Sans doute, ce magnifique édifice de l’Eglise de France, cet ouvrage du ciel, du temps, des peuples, ce monument incomparable de puissance, de vertu, de gloire et de génie, qui s’était surtout si majestueusement élevé dans le grand siécle 4 cété du grand Roi, cet abrégé de la société entiére, dont il était Vame, le lien moral et l’ornement, elle ne l’a pas relevé tout entier; car, s’il n’a fallu que quelques décrets et quelques instants pour enlever a la religion sa grandeur, cinquante ans et cinquante lois ne lui rendront peut-étre pas le nécessaire. Du moins, elle a appris de l’erreur et du crime comment il faut reconstruire en se rappelant comment on a détruit. A la tribune, dans les ordonnances, dans les lois, combien de fois n’a-telle pas répété : « La religion est la premiére

“nécessité des peuples, elle est la force morale des

Etats! Point de vraie société sans une croyance commune, et point de croyance sans un sacerdoce qui la régle! » Et, en dépit de tous les obstacles, sur un monceau de ruines anciennes et nouvelles, elle a ressuscité le clergé, elle la ranimé; puis, avec un zele toujours sincére, trés souvent heureux, malgré quelques imprudences, elle la rapproché de la société francaise telle que l’a faite la Révolution. Et le clergé, toujours avide d’apostolat, s’est penché sur ce sol béni, que, depuis quatorze siécles, il féconde de ses sueurs, qu'il éclaire de ses lumiéres, qu’il échauffe de son amour, qu'il vient d’arroser de son sang le plus pur, et il a élevé une génération nouvelle, et il a converti le peuple, et il a ramené le grand monde a Dieu, et, quelles que soient encore les lacunes, la France est redevenue la France chrétienne !... Que maintenant donc, s'il le faut, la cause religieuse se confonde aux yeux des libéraux avec la cause monarchique ; que deux grandes haines croissent ensemble, la haine du tréne et la haine de l’autel ; que la crise éclate, qu’a Paris des sanctuaires soient pillés « par la grande populace »; que des ornements sacrés soient jetes a Veau; « que les mariniers de la Seine péchent des aubes, des chapes et des chasubles » : désormais VEglise de France est assez forte pour la lutte et méme pour la conquéte.

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CAUSERIES AVEC UN JEUNE CURE

LES CQUVRES (suite)

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